À la recherche du Moyen-Âge PDF

Le haut Moyen Âge est la première des trois subdivisions principales du Moyen Âge avec le Moyen Âge central et le Moyen Âge tardif. Il À la recherche du Moyen-Âge PDF une époque médiévale durant laquelle, en Occident, la culture latine est transmise dans les monastères.


Jeune lecteur de Walter Scott, Jacques Le Goff est parti très tôt à la recherche du Moyen Age. Ce fut le début d’une longue aventure humaine, spirituelle et concrète. Très vite il eut l’intuition de rencontrer un monde à la fois très proche et très lointain. IlI nous offre aujourd’hui une synthèse de ses travaux et de sa longue fréquentation d’un millénaire capital. Refusant la légende  » noire  » du Moyen Age, comme les rêveries trop idéalisées, il fait revivre l’intense richesse d’une civilisation, marquée par l’Eglise chrétienne. Insistant sur la capacité d’innovation d’une culture qui se disait hostile à toute nouveauté, il n’hésite pas à évoquer de multiples  » renaissances « . Ce livre passionnant et très accessible dessine un Moyen Age ignoré, novateur, effrayé par les millénarismes et pourtant largement porté par l’espoir. Jacques Le Goff montre avec un immense talent que l’humanisme n’a pas attendu la Renaissance pour apparaître. Et que l’Europe à venir ne saurait s’inventer en oubliant son passé.

Article détaillé : Occident au Ve siècle. Ces espaces ne vivent pas en s’ignorant. Cependant, il n’y a pas que des échanges belliqueux. Par exemple dans les régions proches du limes comme la zone du Rhin, il y a une forte dynamique commerciale, et un mélange culturel.

Ce qui contribue aussi à l’exportation de la religion chrétienne dans les zones barbares, essentiellement sous la forme arienne qui prévaut à l’époque. En somme, l’Empire romain n’est pas hermétique, il y a beaucoup d’échanges entre barbares et romains tant au niveau culturel, économique que politique. En 376, les Goths franchirent le Danube et s’installèrent en Thrace, avec l’autorisation de l’empereur. En 392, la religion officielle de l’Empire romain devient le christianisme nicéen. Pour stabiliser ces populations, les empereurs vont conclure des traités qui leur donnent une terre en échange d’engagements militaires.

Les empereurs romains se succèdent rapidement, ce qui crée une instabilité politique. Cette succession rapide s’explique par le fait que beaucoup de généraux destituent les empereurs quand ils ne vont pas dans leur sens. De plus, beaucoup de généraux sont issus de peuples barbares. Ces chefs barbares prennent de plus en plus de libertés et s’émancipent du pouvoir impérial en se constituant, par exemple, des royaumes dans l’empire. Ce qui ne conduit pas à la disparition de la culture romaine. En effet, beaucoup de chefs barbares sont romanisés, ayant notamment été éduqués à Rome. De plus, la Romanité ne connaît pas de discontinuité dans la partie orientale de l’Empire.

Seul l’Empire romain d’Occident a disparu, remplacé par des royaumes barbares. Articles détaillés : Occident au VIe siècle, Occident au VIIe siècle et Occident au VIIIe siècle. L’Empire romain d’Occident va se fragmenter pour donner différents royaumes barbares. Certains vont être éphémères, d’autres vont durer dans le temps. Ce fut le cas pour le royaume ostrogoth. Certains royaumes barbares arrivent à se fixer dans le temps comme le royaume wisigoth en Espagne. Il en est de même pour le royaume lombard, qui s’installe en Italie.

Le royaume anglo-saxon est plus particulier. C’est le point de rencontre de nombreux peuples comme les Frisons, les Angles, les Jutes et les Saxons, ils constituèrent de nombreux petits royaumes. On insère aussi les évêques dans cette administration. Cependant il reste un obstacle à la stabilité: la succession. Par exemple pour les royaumes burgonde et franc, le territoire était partagé entre les fils du roi. L’Empire d’Occident sera relevé par Charlemagne en 800.

Il aura fallu plus de trois siècles pour qu’un germain ose prendre le titre impérial romain. Gibbon qui en fit une synthèse. Article détaillé : Culture du Haut Moyen Âge. Amenés à composer avec les nouveaux venus, à la suite de leurs démonstrations de force, les deux empires romains livrent des titres aux vainqueurs : comme les rois des peuples germaniques, Attila lui-même est nommé Magister militum. Ce sont les bénéfices, et les honors.