Anthropologie de la parenté PDF

Le même mode de calcul de parenté était également pratiqué en Anthropologie de la parenté PDF, mais aussi en Corse, où il est employé quelquefois encore de nos jours. Un oncle à la mode de Bretagne est le cousin germain du père ou de la mère. Une tante à la mode de Bretagne est la cousine germaine du père ou de la mère. Un neveu à la mode de Bretagne est le fils d’un cousin ou d’une cousine germaine.


Une nièce à la mode de Bretagne est la fille d’un cousin ou d’une cousine germaine. Un cousin à la mode de Bretagne est le fils d’un oncle ou d’une tante à la mode de Bretagne c’est-à-dire le fils d’un cousin germain ou d’une cousine germaine du père ou de la mère. Une cousine à la mode de Bretagne est la fille d’un oncle ou d’une tante à la mode de Bretagne c’est-à-dire la fille d’un cousin germain ou d’une cousine germaine du père ou de la mère. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 5 décembre 2018 à 14:51. Dans le cas des parentés d’alliance, on parle souvent d’affinité, dans celui des parentés d’adoption, d’affiliation.

Nous pouvons considérer que chaque individu de chaque société entretient des relations de parenté. La parenté articule des fonctions intégrantes et discriminantes qui vont au-delà des proches parents ou de la famille, que l’on donne à ce terme un sens étroit ou étendu. La parenté a été analysée par les anthropologues de bien des manières, et selon des optiques parfois contradictoires. Il est légitime d’étudier le substrat commun que la parenté humaine partage avec l’organisation de la reproduction ou la vie collective d’autres organismes sexués.

Pour des raisons évolutives évidentes, la parenté humaine est plus proche de l’organisation des collectifs de primates supérieurs que de celle des oiseaux, des reptiles ou des insectes. La genèse évolutive de la parenté humaine reste à ce jour un domaine hautement conjectural. La constitution d’une représentation de la filiation aurait ainsi donné plus d’importance au père qui, dès lors, aurait pu  s’interposer  dans la relation entre la mère et ses enfants, une nouveauté à son tour non dépourvue de conséquences sur le développement psychique de ces derniers. Toutefois, si la parenté humaine apparaît en même temps que le langage, on ne saurait montrer trop de prudence au moment d’en tirer des conséquences. Cette réunion d’éléments permet l’avènement d’une prohibition de l’inceste  humain  qui est au fondement du  contrat social  original et originel que constitue pour lui la parenté. Lévi-Strauss l’a parfois exprimé dans les termes classiques du passage de la nature à la culture. Les liens de parenté, bien qu’on ait tendance à les considérer comme  naturels  ou biologiques, ne le sont que dans la tradition occidentale : c’est ainsi que la  consanguinité  est considérée comme biologique.

Le droit civil français définit le degré de parenté dans le titre relatif aux successions. Un enfant et son père sont parents au premier degré. Un frère et sa sœur sont ainsi  parents au premier degré . Des cousins germains sont donc parents au deuxième degré car il faut remonter à la génération du grand-père ou de la grand-mère pour trouver un ancêtre commun. Ce mode de calcul vaut pour les individus d’une même génération.

La filiation est, selon Ghasarian,  le principe gouvernant la transmission de la parenté. La filiation permet de donner un statut social à un individu et de classer les hommes, ce qui est particulièrement important, par exemple pour les règles du mariage. Note : ces organisations sont particulièrement complexes, et un exposé détaillé demanderait un grand nombre de schémas pour être intelligible. Nous nous en tiendrons donc à des généralités.

La filiation est imposée à chacun, du côté du père ou de la mère. Généralement, dans ces systèmes, on estime l’importance du rôle physique de l’homme ou de la femme dans la procréation d’après cette appartenance au père ou à la mère. Dans la plupart des filiations unilinéaires les femmes sont dominées par les hommes. D’après Laburthe-Tolra, ce système est fondé par la force physique, plus grande chez l’homme, et donc aussi par la violence, malgré la rébellion des femmes dans beaucoup de sociétés traditionnelles. Dans cette filiation, l’individu appartient au groupe parental consanguin de son père. Les relations sociales à l’intérieur du groupe et le droit dépendent des hommes.