Armand de la Rouërie, l’ « autre héros » des Deux Nations PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. En pratique : Armand de la Rouërie, l’ « autre héros » des Deux Nations PDF sources sont attendues ? Bretagne, son histoire, sa littérature, ses langues, ses coutumes, etc.


Armand de La Rouërie a été un des héros de l indépendance américaine (il est arrivé au secours des Insurgents trois mois avant La Fayette). Il a été, via l Association bretonne fondée avec le comte de Noyan, l inspirateur de la chouannerie. Il n en reste pas moins méconnu, pour ne pas dire inconnu. En France. On nous dira : « Peut-être. Mais il a sa statue à Fougères. » Ce à quoi nous répondons : « Certes. Mais elle a largement été payée par les Américains… » Car si La Rouërie n est connu chez que par quelques happy few, il est très célèbre aux Etats-Unis. Au point qu un jour, un de nos amis de Virginie, nous a dit : Quand les troupes américaines sont arrivées en France en 1917, ce n est pas La Fayette, nous voici ! qu il fallait dire, mais La Rouërie, nous voilà ! La Rouërie a suscité des fidélités indéfectibles. Celle du major Schaffner, son lieutenant en Amérique, venu se battre et mourir à ses côtés en France. Thérèse de Moëlien, sa cousine intrépide, guillotinée à Paris. Monsieur et Madame de La Guyomarais, eux aussi guillotinés pour l avoir caché. Et dix, vingt, trente autres encore.

Francis Favereau pointe que l’hypothèse d’un nationalisme breton » né uniquement dans les cerveaux enfiévrés de quelques gentilshommes plus ou moins marginalisés politiquement ne laisse pas d’être réductrice. Les idées ne sortent pas du sol et nul mouvement d’idée est né sans père. Les richesses culturelles populaires et nationales, parfois rencontrée dans la langue du peuple, alors que la culture n’était jusque-là que l’affaire des nobles et des puissants et ne s’exprimait qu’en latin ou dans la langue de l’élite. Les Celtes antiques dont on recherche les traces historiques et archéologiques dans l’ancienne Gaule et, particulièrement, en Bretagne où est encore parlée le breton, une langue celtique. En Bretagne, la  Renaissance romantique  s’exprima essentiellement au sein d’une noblesse légitimiste marginalisée après 1830 par la Monarchie de Juillet et se repliant sur ses terres. Ancien Régime s’ajoute un esprit conservateur en ce qui concerne la religion, les traditions et les privilèges féodaux, sans pour autant croire à un retour effectif à l’Ancien Régime.

Le recueil des croyances et des pratiques du peuple en Bretagne, parfois mêlées avec les observations archéologiques, principalement dans des articles de revues plus ou moins savantes, constituant le début d’une ethnographie européenne qui n’apparaîtra qu’au siècle suivant. La normalisation de la langue bretonne écrite, initiée par Jean-François Le Gonidec, considéré comme le père du breton moderne avec le soutien de La Villemarqué et, après 1870, du clergé avec l’approbation des évêques. La création d’une véritable historiographie bretonne avec Arthur de La Borderie, considéré comme le père de l’histoire de la Bretagne, sur le modèle d’Augustin Thierry et Jules Michelet. 1752 : Première édition du Buhez ar Sent, ouvrage en breton qui décrit la vie des saints de l’Église catholique. Ce livre devient rapidement le livre dans la plupart des foyers de la Bretagne bretonnante.

Il était lu régulièrement, souvent le soir à la veillée. 1804 : Fondation de l’Académie celtique par Napoléon Ier, association consacrée au passé gaulois de la France et s’intéresse pour ce faire à la langue et à la culture bretonnes, ce qui est une première. 1823 : Création de la première revue littéraire bretonne, Le Lycée Armoricain, à laquelle participe Émile Souvestre. 1894 : Première association de Bretons de Paris indépendante des œuvres de charité de l’Église catholique romaine. L’URB a, au début, un caractère frontiste, puisque des aristocrates monarchistes côtoient des républicains et acceptent qu’Anatole Le Braz, professeur public, soit le premier président. La Première Guerre mondiale est une véritable coupure.