Autocritique du M22 le Mouvement Révolutionnaire du 22 Fevrier 1972 au Congo Brazzaville PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. De 1947 à autocritique du M22 le Mouvement Révolutionnaire du 22 Fevrier 1972 au Congo Brazzaville PDF, il fait ses études primaires à Fort-Rousset. En 1953, il entre à l’École militaire préparatoire Général Leclerc de Brazzaville.


Le M22, mouvement révolutionnaire, tire son nom du putsch manqué le 22 février 1972, contre l’Oligarchie Bureaucratique Militaire et Tribale au pouvoir au Congo-Brazzaville. Ce livre est un matériau de première main de l’histoire immédiate, mais aussi une formidable source d’enseignements quand on voit les turpitudes d’une classe politique dont les principales caractéristiques sont l’inconstance et le reniement permanent.

De 1958 à 1960, il fait partie du deuxième bataillon des tirailleurs du Cameroun, avec le grade de sergent. Comme plusieurs officiers, il vit mal les changements opérés dans l’armée par le pouvoir politique. Les militaires de son bataillon, le groupement aéroporté, se mutinent. Ils occupent des bâtiments gouvernementaux et mettent à sac la permanence du parti. L’épreuve de force lui a valu une certaine stature dans l’armée et il s’impose comme le chef de file des officiers progressistes qui souhaitent une politique plus à gauche de la part du gouvernement. Affecté au bureau d’études de l’État-major, il publie un ouvrage intitulé  Soldat du peuple . Au début de l’année 1968, le climat politique se dégrade.

Massamba-Debat démet Ambroise Noumazalaye et décide d’assumer lui-même la fonction de premier ministre. Durant le mois de juillet, la tension est à son paroxysme. Alors que les positions se durcissent et que le pays est au bord de la guerre civile, Massamba-Debat, affaibli par la défection du commandant de la défense civile, Ange Diawara, se voit contraint de prononcer l’amnistie de tous les prisonniers politiques. Le 3 août, alors que Massamba-Debat a quitté le palais pour son village natal, laissant le pouvoir vacant, l’armée publie un communiqué invitant le Président de la République à reprendre ses fonctions.

Poignet, Secrétaire d’État à la Défense Nationale, assure l’intérim. La négociation entre les nouveaux hommes forts de l’armée et Massamba-Debat, revenu à Brazzaville, s’ouvre le 4 août. Douze officiers font partie du CNR, dont Ngouabi, Alfred Raoul, Kimbouala-Nkaya et Sassou N’Guesso. Massamba-Debat a aussi accepté de former un nouveau gouvernement. Le 16 août, un Acte fondamental abroge la constitution de 1963 et institue légalement le CNR, organe législatif provisoire. C’est le véritable lieu du pouvoir.

Il est présidé par Marien Ngouabi, alors que Massamba-Debat n’en est que simple membre. Le fonctionnement du CNR dépouille de fait le Président de la République du pouvoir réel. Fin août, après la décision du CNR d’incorporer la Défense Civile dans l’APN, la tension monte de nouveau. Les derniers partisans de Massamba-Debat au sein de la Défense Civile se retranchent au camp de la météorologie de Bacongo.