Bête de scène PDF

Bête de scène PDF article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Il s’inspire du conte de fées du même nom.


Depuis ses premiers sketches, écrits pour d’autres, au triomphe de son spectacle avec Muriel Robin en passant par tous ses classiques, seul ( » L’Orient, mon vieux Robert « ,  » Aux vestiaires « ,  » La vie est une comédie italienne « ), ou en duo avec Sophie Daumier ( » La Drague « ), ce livre rassemble les plus grands textes de scène de Guy Bedos ainsi que son « Journal d’un mégalo », sur les années Mitterrand. Un extraordinaire recueil d’humour vache, d’une drôlerie et d’un talent sans pareils.

Belle est jalousée et offensée par ses deux sœurs ridicules. Leur père part en voyage espérant faire fortune. Il promet à Belle de lui rapporter une rose. Mais lors de son retour, il se perd dans la nuit et trouve refuge dans un étrange château.

Le matin, il cueille la fleur promise, sans le savoir, dans le jardin de la Bête. Courroucé par cet acte, la Bête accepte de lui laisser la vie sauve, à la condition qu’une de ses filles vienne vivre au château. Il était une fois un marchand, au bord de la faillite, qui vivait à la campagne avec ses quatre enfants : un fils, Ludovic et trois filles, Félicie Adélaïde et Belle, cette dernière étant courtisée par Avenant, un ami de son frère, amoureux de Belle jusqu’à vouloir l’épouser. Cocteau tire parfois le récit vers la farce, par exemple lorsque les canards caquetants adressent un commentaire destiné aux sœurs de Belle. Pour Félicie et Adélaïde un perroquet, un singe, ainsi qu’une tonne d’artifices et de bijoux, et pour Belle une jolie rose. Son voyage est filmé dans un mouvement lent qui lui donne un caractère onirique. Quand elle voit la Bête, un monstre, Belle, désirant s’enfuir, commence par s’évanouir.

La Bête, qui souffre de sa laideur, l’entoure de luxe et de prévenance. D’abord apeurée, les sentiments de Belle se transforment, au fil du temps passé avec lui, en pitié, en compassion. La Bête finit par laisser Belle se rendre à son chevet sous promesse de revenir. Chez son père Belle, en montrant ses parures, excite la jalousie de Félicie et d’Adélaïde qui poussent Ludovic et Avenant à aller au domaine de la Bête pour s’emparer de ses richesses. Pendant ce temps, Belle, après avoir pensé rester auprès de son père, retourne au château pour trouver la Bête mourante, ne supportant plus l’absence de son amour.

Remarque : Dans ce film, il y a deux mondes différents : d’une part la maison bourgeoise et ordinaire du marchand, et d’autre part le château enchanté de la Bête où tout est possible. C’est la forêt mystérieuse qui relie ces deux mondes. Cocteau a modifié la fin du conte de fées où une fée bienfaisante intervenait dans le rêve de Belle, pour récompenser les bons et punir les méchants. Dans le film, la transformation initiale du Prince en Bête est expliquée par le fait que ses parents ne croyaient pas aux fées, lesquelles ont puni les parents en transformant leur fils.

Son : Jacques Carrère et Jacques Lebreton, assistés de H. Cocteau a trouvé l’idée excellente : non seulement elle coïncidait avec les rêves qu’il avait eus dans son enfance, mais elle lui offrait une nouvelle possibilité cinématographique : mettre en scène des contes de fées. Cocteau avait écrit le script et qu’il avait dirigé, mais tous les deux travaillent sur des mythes et créent une ambiance d’une beauté qui dérange. L’intrigue du film est plus proche de cette pièce que du conte original, notamment dans la mise en situation de l’intrigue, l’absence de la fée, etc. Dans les rôles principaux, Josette Day est la Belle, Michel Auclair son frère, Ludovic, et Jean Marais interprète trois personnages : Avenant, la Bête et le Prince. Au départ, Jean Marais avait pensé à une tête de cerf. Il fallait environ trois heures pour fixer le masque de la bête, et une heure pour chaque griffe.

Les dents du monstre étaient accrochées à celles de l’acteur par de petits crochets, ce qui n’était pas très pratique pour manger. Le maquillage impressionnant de Jean Marais, mains et griffes comprises, demande de longues heures. Georges Auric était le responsable de la musique, et Henri Alekan directeur de la photographie. Le décorateur Christian Bérard et Lucien Carré assuraient la direction artistique. Les truquages, artisanaux sont proches de la réalité, la transfigurent.