Bien barrer son voilier PDF

Représentation du gouvernail sur un bateau romain datant du premier siècle. Les embarcations maritimes de l’Antiquité, même les plus importantes, étaient équipées de deux rames, l’une à bâbord, l’autre à tribord, fixées de façon que leur extrémité plonge dans l’bien barrer son voilier PDF en arrière de la poupe. Un safran peut être une simple lame, sur des bateaux rudimentaires.


Bien barrer un voilier est un art subtil qui consiste à mettre en harmonie le cap, l’incidence du vent dans les voiles et l’équilibre du bateau dans la mer. Le barreur doit sentir dans sa main toutes les réactions de la carène. Pas facile ! Mais les sensations que procure un voilier bien mené, naviguant au maximum de ses possibilités, sont un pur bonheur. C’est à ce thème, jamais traité de la sorte, que s’est attelé l’auteur. Il détaille les bons gestes, explique comment mettre en éveil ses sensations et donne les conseils pour anticiper les réactions du bateau.

Cependant on trouve souvent des safrans profilés, au bord d’attaque plus ou moins arrondi et au bord de fuite aminci, dans le but d’améliorer la portance et le passage dans l’eau. Le safran est prolongé hors de l’eau et pivote sur des ferrures mâles et femelles appelées aiguillots et fémelots. Le gouvernail latéral des navires romains, puis vikings, se manœuvrait avec un long manche placé à angle droit du plan de la pale. Par la suite, avec l’apparition du gouvernail d’étambot, la manœuvre se fit par une grande pièce de bois, la barre franche, directement fixée sur la tête du safran. La barre franche avait donc cessé d’exister, remplacée par un engrenage claveté sur la mèche de safran. L’abandon de cet usage, avec les derniers grands voiliers et les vapeurs provoqua quelques confusions, incidents et accidents. D’autres navires, comme les anciens dragueurs de mine américains rétrocédés à la France après la seconde Guerre Mondiale, se barraient avec une simple manette verticale sur laquelle le timonier agissait en donnant une ou plusieurs impulsions, chaque impulsion correspondant à un certain nombre de degrés d’angle pour la pale du safran.

Leur réponse à une action de barre est en général très vive et directe car c’est le jet de l’hélice qui pivote d’un coup. Dans la propulsion à la godille, le godilleur qui se propulse en force utilise ses deux bras et donc tourne le dos à sa route, ce qui l’oblige à jeter quelques coups d’œil par-dessus son épaule pour contrôler sa route. S’il godille tranquillement, à un seul bras, il se place de profil et peut mieux contrôler sa route: Dans tous les cas il corrige les écarts de direction en appuyant plus ou moins fort sur un bord quand la pale de son aviron décrit un 8 dans l’eau, un art subtil qui ne s’apprend pas en un jour. Un safran de gouvernail présente un profil généralement symétrique, non cambré, à la différence d’une aile d’avion. Dans le cas d’une propulsion par pods, si l’embase est fixe, le contrôle de direction est obtenu par un volet servant de safran installé au bord de fuite de l’embase. Les sous-marins présentent en plus du gouvernail directionnel classique des gouvernails à axe horizontal servant à contrôler la trajectoire dans le plan vertical. Il existe un gouvernail muni d’un rotor sur le bord d’attaque des filets d’eau.