Booms et crises du cacao : Les vertiges de l’or brun PDF

Le cacaoyer est un arbre dont les graines, qui sont appelées fèves de cacao, permettent de produire le cacao par booms et crises du cacao : Les vertiges de l’or brun PDF. Tehuantepec et de la péninsule du Yucatán.


Depuis les consquistadors espagnols cherchant de l’or et trouvant du cacao, l’histoire de la production du cacao est celle des migrations de millions d’hommes et de femmes partant à la recherche des terres pour « l’or brun ». Ces terres sont presque toujours couvertes de forêt tropicale. L’histoire du cacao est donc aussi celle de la déforestation : perte « irréversible » d’un patrimoine mondial ou changement écologique ouvrant au changement économique et social ? Le cacao est ainsi un cas d’école pour tous ceux qui s’intéressent aux grands problèmes du développement. Un ouvrage de référence avec de nombreux exemples et encadrés, et 32 pages de photos couleur. En coédition avec le ministère de la Coopération et CIRAD-SAR.

Venezuela couvrait plus de la moitié de la demande mondiale de cacao. Afrique de l’Ouest, et en particulier la Côte d’Ivoire, qui produit la majeure partie du cacao mondial. Fragile, le cacaoyer demande des soins auxquels la culture de rente par l’esclavage n’a pas su répondre. Cacoyer et ses graines, gravure 1903. Les fèves de cacao étaient utilisées comme monnaie en Mésoamérique. Statue aztèque d’un homme portant une cabosse de cacao. Article connexe : Périodisation de la Mésoamérique.

C’est dans l’aire mésoaméricaine que la culture du cacao fut la plus anciennement attestée. Elle s’y est répandue, de manière extensive, dès le préclassique ancien, et les mythologies mésoaméricaines les plus anciennes y font référence. Une autre preuve de l’utilisation des fèves est découverte au Honduras à Puerto Escondido, en 2007, sur des récipients datés d’entre 1100 et 1400 av. Leur dieu Ek Chuah était associé au cacao, et les cultivateurs et les marchands de cacao, notamment, lui consacraient des rituels. Les Aztèques avaient une vénération identique pour le cacaoyer dont ils tiraient une boisson, le Xocoalt d’où vient le nom de chocolat. Quand Christophe Colomb arrive sur l’île de Guanaja en juillet 1502, il reçoit des Aztèques des fèves de cacao et un bol de la spécialité locale, froide, âcre et fortement épicée qu’il s’efforce d’ingurgiter.

En 1528, Hernán Cortés a connaissance de la recette du chocolat aztèque. Hernán Cortés en rapportera des cargaisons en Espagne où le chocolat est accueilli froidement. Mais adouci par un ajout de sucre de canne ou de miel, servi chaud, puis accompagné de biscuits que l’on trempe dans l’onctueux et mousseux mélange, il devient la boisson à la mode. Un indispensable service à chocolat apparait bientôt. Après 1530, la compagnie allemande des Welser de Augsburg colonise l’arrière-pays, mais sans grand succès.

En 1556, sa concession est résiliée et le Venezuela rattaché à la couronne espagnole. Les premières plantations de cacao et de tabac sont constatées. Les Pays-Bas espagnols découvrent avant les autres pays européens les délices du chocolat. Mais dans les années 1580, leur partie nord devient la Hollande. Les juifs marranes sont chassés d’Espagne en 1492 puis du Portugal vers 1536. En 1609, ils débarquent à Bayonne. Parmi eux, de nombreux chocolatiers, qui vont faire de la région un centre de production français.