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De gauche à droite, les noms d’Horus, de Nesout-bity et de Sa-Rê. Dans l’Égypte antique, la titulature royale est l’ensemble des noms officiels par lesquels un pharaon est désigné dans les textes légaux et les grandes inscriptions dédicatoires. Moyen Empire égyptien, les cinq noms se suivent dans un ordre canonique et invariable. Les quatre premiers celui qui attend dans l’ombre PDF attribués à l’occasion du couronnement.


Professeur d’histoire ancienne à la Sorbonne, Amory Belmont répond un jour à la demande pour le moins étrange de l’un des promoteurs les plus réputés de Paris. Ce dernier souhaiterait qu’il porte son regard sur une sombre affaire s’étant déroulée récemment dans l’une de ses propriétés et dont la nature reste inexpliquée. Ayant un goût prononcé pour l’ésotérisme et les sciences occultes, Belmont va découvrir derrière ce fait divers quelque chose de bien plus grave…

Le nom d’Horus est le plus ancien titre attesté par les sources. Le nom de Sa-Rê ou Fils de Rê, en usage à partir de la IVe dynastie, est le nom de naissance du prince héritier, attribué par sa mère dès le premier jour de son existence. Comme le précédent, ce nom se trouve inscrit dans un cartouche à partir de l’intronisation. Cette pratique, totalement ignorée des Anciens Égyptiens, est un mode de désignation commode.

Aussi, se trouve-t-il invariablement utilisé dans les livres de vulgarisation à l’adresse du grand public. Chaque titulature est élaborée par un collège de prêtres au moment de l’accession au trône. Elle est ensuite officiellement promulguée et diffusée auprès des différentes autorités subalternes du pays. Dès la mise en place de l’écriture hiéroglyphique, les scribes ont fait œuvre d’archivistes. On possède ainsi des listes nominales plus ou moins exhaustives sur papyrus et sur pierre.

Certaines se trouvent gravées au sein des temples dans le cadre du culte funéraire royal. Article connexe : Étymologie du terme pharaon. Le nom de l’enfant est généralement donné par la mère à la naissance. Ancien Empire, lors du couronnement, chaque nouveau pharaon se voit attribuer une titulature sacrée composée de cinq noms différents. Mis ensemble, ces derniers constituent le programme mystique du règne. Les noms royaux sont tout naturellement imprégnés d’un fort symbolisme politique et religieux car ils visent à intégrer le titulaire de la charge royale dans la sphère du sacré. Nom d’Horus, de Nesout-bity et de Sa-Rê.

Dans la langue égyptienne, le terme nekhbet désigne la titulature officielle composée des cinq ren  noms  ou ren-our  grands noms . L’expression ren-maâ ou  nom véritable  s’applique aux quatre nouveaux noms attribués lors de l’investiture en plus du prénom de naissance. Pour mieux illustrer ce fait, il est donné à lire ci-dessous la traduction intégrale de deux titulatures royales. Horus : Netjeri kheperou, Celui dont les devenirs sont divins. Nebty : Netjeri mesout, Celui dont les naissances sont divines.

Horus d’or : Bik nebou kheperou, Le faucon d’or est advenu. Nesout-bity : Khâkaourê, Les kaou de Rê sont apparus. Horus : Kanakht Khâemouaset, Taureau puissant qui apparaît radieux à Thèbes. Nebty : Ouahnesytmirêmpet, Qui établit durablement la royauté à l’instar de Rê dans le ciel. Horus d’or : Sékhempéhty Djéserkhâ, Imposant de vigueur, radieux d’apparition.

Nesout-bity : Menkhéperrê, La Manifestation de Rê est durable. Articles connexes : Translittération et Transcription des hiéroglyphes. La transcription des noms royaux égyptiens est caractérisée par quatre faits notables. Contrairement à l’habitude des monarchies européennes modernes, les Anciens Égyptiens tout imprégnés de leur vision cyclique du temps, n’ont pas numéroté les prénoms de leurs souverains afin de les inscrire dans la continuité. Chepseskaf à Sebercheres ou à Sasychès.

Troisièmement, une des règles de l’écriture hiéroglyphique est l’antéposition honorifique du glyphe divin. Cette règle de lecture est ignorée des premiers égyptologues qui ont ainsi transcrit fautivement le sigle divin en premier. Le cartouche royal personnifié empoignant deux prisonniers par les cheveux. En lieu et place du pharaon, le cartouche d’une main empoigne un ennemi par les cheveux tandis qu’avec l’autre il brandit une massue pour l’assommer.

Article connexe : Horus et la titulature royale. Serekh du roi Ouadji, vers 3020 av. Dans les textes hiéroglyphiques, le nom d’Horus est facilement discernable. Cette image est ainsi l’évocation du concept du roi, nouvel Horus, vivant dans son palais terrestre. Les Deux Maîtresses Nekhbet et Ouadjet. Le nom de Nebty ou nom des Deux Maîtresses place le pharaon sous la protection des deux déesses Nekhbet et Ouadjet.