Citoyens-combattants à Paris : 1848-1851 PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Les journées de Juin sont une révolte du peuple de Paris du 22 citoyens-combattants à Paris : 1848-1851 PDF 26 juin 1848 pour protester contre la fermeture des ateliers nationaux. Gravure de Bouton extraite de l’ouvrage Histoire de la Révolution de 1848, vers 1849. La crise économique et sociale, qui avait causé le fort mécontentement populaire ayant débouché sur la révolution de février 1848, persiste.


Si l’on sait que, de 1848 à 1851, la  » journée insurrectionnelle » est autant valorisée que stigmatisée, les participants aux barricades parisiennes sont encore mal connus. L’approche socio-biographique éclaire ce que participer veut dire et représente aux yeux des protagonistes des journées révolutionnaires. La révolution de 1848 est un moment d’entrée en politique de milieux sociaux relégués jusque-là à la marge de l’espace public. La répression des journées de juin définit le processus inverse de leur sortie de la participation citoyenne. Aussi, cette étude souligne ce que fut l’apprentissage de l’illégitimité de la culture des armes du  » citoyen-combattant « . Cette perte de légitimité, à l’origine de la condamnation de toute forme de lutte armée dans l’espace public républicain, s’inscrit dans un temps long du désarmement de la société civile en France. Elle en est une des étapes capitales. Ce livre apporte une nouvelle compréhension des  » milieux populaires » des années charnières du XIXe siècle, à partir d’un vaste corpus de requêtes envoyées par la suite aux autorités. Il suggère une nouvelle voie pour l’étude des milieux sociaux peu habitués à écrire sur eux-mêmes.

Certains fins esprits les surnomment : les  râteliers nationaux . Ils consistent en fait en des activités de terrassement. Parallèlement, le  parti bonapartiste  prend de l’ampleur. Adolphe Thiers, battu le 23 avril, est confortablement élu à Paris et dans trois départements. Mais le gouvernement — la Commission exécutive — composée de républicains modérés, répugne à mettre en cause un des acquis les plus sociaux de la nouvelle république. Le décret du 24 mai est suspendu. Pour gagner la sympathie populaire, la Commission exécutive projette la création d’un crédit foncier devant aider les paysans très touchés par la crise économique.

Afin de fournir du travail aux ouvriers des ateliers nationaux, la Commission projette de nationaliser les compagnies de chemin de fer dont les chantiers ferroviaires seraient tenus par les chômeurs. Devant cette mise en cause de la propriété privée, la majorité conservatrice de l’Assemblée décide d’intensifier son action. Les 14 et 15 juin, Falloux et Goudchaux sont élus respectivement rapporteur et président de la Commission spéciale sur les ateliers nationaux. Les 19 et 20 juin, l’Assemblée vote la dissolution des ateliers nationaux.

Le 22 juin l’agitation se propage. Friedrich Engels écrit :  La ville était divisée en deux camps. Le 23 sont dressées les premières barricades. Tableau de Meissonier : La Barricade, rue de la Mortellerie, juin 1848, dit aussi Souvenir de guerre civile. Barrière Poissonnière : Poursuite des insurgés, dans le clos Saint-Lazare le 23 juin 1848. 15 mars : tentative de l’extrême gauche, qui sent la conjoncture défavorable, de faire repousser les élections.