Clotilde : Epouse de Clovis PDF

Un article de Wikipédia, clotilde : Epouse de Clovis PDF’encyclopédie libre. Sainte Clotilde prie saint Martin, Grandes Chroniques de France de Charles V, f. Tours, est une princesse burgonde, devenue reine des Francs en épousant Clovis, qu’elle contribue à convertir au christianisme.


Quelle place, dans la Gaule du Ve siècle finissant, une princesse pouvait-elle tenir ? Aucune, en principe, dans un univers entièrement dominé par la violence et la sauvagerie des hommes… Lorsque, à vingt ans, Clotilde, princesse burgonde et catholique, épargnée dans son enfance lors de l’assassinat de ses parents, accepte d’épouser le jeune roi pan des Francs, Clovis, elle est destinée à devenir le pion docile d’une vaste stratégie diplomatique où des souverains barbares ambitionnent de se tailler des royaumes. Mais elle refuse de jouer ce rôle. Restée fidèle au catholicisme, elle devient l’alliée de l’Eglise et conduit, malgré les épreuves, son époux à la foi de Rome, décidant ainsi du destin de la France. Veuve à trente-cinq ans, elle est confrontée aux haines, rivalités et meurtres qui minent sa famille. Elle se retire dans un monastère de Tours où elle finit sa vie, en 545, dépouillée de toute vanité terrestre.

Les origines de Clotilde remontent fort loin. L’enfance et la jeunesse de Clotilde se déroulent à la cour burgonde sous les règnes de Gondioc, mort dans les années 470, puis de Chilpéric 1er, mort vers 480, puis sous le règne conjoint des quatre fils de Gondioc. Deux d’entre eux, Gondemar et Chilpéric II, père de Clotilde, disparaissent durant les années 480, laissant la place à Gondebaud et Godegisile, seuls rois des Burgondes dans les années 490. Cette disparition de deux des frères est l’objet d’un certain nombre d’interrogations. Gondioc avait été roi des Burgondes .

Il avait eu quatre fils : Gondebaud, Godégisèle, Chilpéric et Gondemar. Gondebaud égorgea Chilpéric son frère et noya la femme de celui-ci en lui attachant une pierre au cou. Or, comme Clovis envoie souvent des ambassades en Bourgogne, la jeune Clotilde est aperçue par ses ambassadeurs. Grégoire de Tours, Historia Francorum, livre II, paragraphe XXVIII, traduction Robert Latouche, Les Classiques de l’histoire de France au Moyen Âge, volume 27, p.