Communications, N° 90 : Les bruits de la ville PDF

Mortier Mo 81 LC du 2e REP en action. Si l’opération réussit à libérer des otages avec des pertes militaires légères, elle ne put empêcher le massacre de 700 Africains et de 170 Européens commencé avant le déclenchement de celle-ci. Le Shaba, alors appelé communications, N° 90 : Les bruits de la ville PDF Katanga, s’était déclaré indépendant peu après l’indépendance du Congo belge en 1960 sous le nom d’État du Katanga. La plupart sont installés en banlieue, dans la ville de Manika.


Le président Joseph-Désiré Mobutu appelle alors les États-Unis, la France et la Belgique à l’aide. Bruxelles, qui pense aux Belges qui sont majoritaires parmi les otages, s’apprête à envoyer des parachutistes dans une opération qui se veut, avant tout, humanitaire. Une réunion entre les autorités militaires belges et françaises a lieu en Allemagne afin de coordonner une opération commune. La réunion échoue, les ordres de Paris étant d’attaquer en force immédiatement malgré les mises en garde des autorités belges. Bruxelles cherche une solution moins directe en invoquant des renseignements faisant état des bruits qui courent dans certains milieux politiques du Zaïre d’après lesquels il y a lieu de craindre que, si l’opération n’est pas menée avec des moyens très étendus, un massacre planifié des Européens retenus par les rebelles soit déclenché immédiatement. Après une instruction rapide sur l’emploi du matériel américain dans la nuit du 18 au 19, le briefing a lieu, définissant les détails de l’opération dont les plans ont été conçus par le chef de la mission militaire française, le colonel Yves Gras et son état-major. Appuyé par l’ambassadeur, André Ross, il arrive à convaincre les autorités françaises de la possibilité d’une intervention militaire.

Le commandement de l’opération lui est confié. En plus, les C-130 belges affrontent des problèmes de ravitaillement en fioul dans les anciennes colonies françaises dont l’infrastructure militaire est tenue par des Français. Le 17 mai, le président de la République a téléphoné au général français Méry pour lui dire :  il faut absolument faire quelque chose avant les Belges . Le but serait de rechercher la chute de l’influence belge encore forte depuis la fin de la puissance coloniale, notamment dans le but de précipiter la faillite de la Gécamine, société sous contrôle d’intérêts belges. Deux soldats de la Légion étrangère armés de MAT 49 lors de la bataille de Kolwezi en 1978 devant un camion GMC. Le 14 mai, des fantassins zaïrois étaient arrivés aux abords de Kolwezi, suivant des parachutistes zaïrois inexpérimentés qui avaient été massacrés par les rebelles en arrivant au sol. Les fantassins zaïrois avaient regroupé des centaines d’otages et attendaient l’intervention étrangère.