Creuse la Mort PDF

Please forward this error screen to 82. Ces motifs sont peut-être précisés sur la page de discussion. On trouve déjà creuse la Mort PDF de maçons de la Marche à la fin du Moyen Âge, par exemple à la basilique Saint-Denis. 35 000 hommes, ils travaillent notamment à la construction du Paris du préfet Rambuteau puis du baron Haussmann.


« Que feriez-vous si chaque nuit une fosse était creusée dans votre jardin ?

Vous la rebouchez ; une nouvelle vous y attend le lendemain. Vous interrogez les autorités ; nul ne vous répond.

C’est la situation à laquelle Frédéric, un banquier de province, est confronté lorsqu’il découvre un beau matin une mystérieuse fosse en plein milieu de sa pelouse. Décidé à en découvrir l’origine, il est loin de se douter de l’ampleur que les événements vont bientôt prendre. Et s’il creusait sa propre tombe ? Celles de sa famille et de ses proches ?

Enfoncez-vous dans l’horreur avec Creuse la Mort. »

Les maçons de la Creuse ont acquis sur les chantiers des idées socialistes et progressistes qu’ils ont massivement diffusées dans leur région d’origine, dès le milieu du 19e siècle. Ainsi la Creuse fut très tôt une terre de gauche largement déchristianisée et le terrain d’un communisme rural que les chercheurs étudient aujourd’hui. 19e siècle, l’histoire des maçons de la Creuse se lie à celle de la franc-maçonnerie, nombre d’élus et entrepreneurs locaux, anciens maçons de la Creuse, devenant francs-maçons. Le plus célèbre d’entre eux étant sans aucun doute Martin Nadaud.

La Creuse, terre vallonnée, accidentée, granitique, acide et peu fertile, manque de ressources naturelles et de terres riches pour l’agriculture. De nombreuses familles vivent sur des petites exploitations agricoles qui ne leur permettent pas de subsister. Si l’on ne peut dater le début de ce phénomène migratoire, nombre d’historiens le font remonter au Moyen-Âge. Alors que la Creuse, faute de matières premières et de capitaux, reste un département à vocation essentiellement paysanne, il se développe au sein des populations un esprit politique contestataire. En effet les conditions de travail sur les chantiers sont particulièrement difficiles, ce qui conduit, bien souvent, les maçons de la Creuse, à se syndiquer afin d’obtenir des conditions de travail acceptables. Martin Nadaud, le plus célèbre des maçons creusois, fut élu député.

Creuse qui perdit la moitié de sa population entre 1850 et 1950. Le maçon était tenu de faire viser sur son livret ouvrier son dernier congé par le maire ou son adjoint, et de faire indiquer le lieu où il se proposait de se rendre. Tout maçon qui voyageait sans être muni d’un livret ainsi visé était réputé vagabond, et pouvait être arrêté et puni comme tel. Ce livret devait être paraphé selon les villes par un commissaire de police ou par le maire ou l’un de ses adjoints. Le premier feuillet portait le sceau de la municipalité, et contenait le nom et le prénom du maçon, son âge, le lieu de sa naissance, son signalement, la désignation de sa profession et le nom du maître chez lequel il travaillait. Environ la moitié des maçons de la Creuse se dirigeaient vers la région parisienne et les départements périphériques comme la Marne et l’Aisne.

Paris à l’ouverture de salles d’entraînement à la boxe française que l’on nommait alors « salles de chausson ». Ces dons de boxeur aidèrent bien des maçons de la Creuse à se faire respecter lorsqu’ils cheminaient à travers la France, et en sauva beaucoup des voleurs de bourse. Le plus prestigieux des métiers est l’architecte, le responsable de la maîtrise d’œuvre des chantiers, c’est lui qui conçoit les bâtiments, établit les plans, les devis. Après l’architecte, le premier des ouvriers est le maître maçon. C’est lui qui organise le chantier en fonction des plans fournis par l’architecte.

Le souvenir des  maçons de Paris  est associé à la construction, en hiver, de loges de berger en pierre sèche, encore visibles sur les communes de Saint-Goussaud et d’Arrènes dans la Creuse. Dictionnaire des arts et métiers de Lucotte, architecte, la nomenclature des ouvriers en bâtiment, qui en 1783 était exactement la même qu’aujourd’hui. Le premier et le chef des ouvriers est l’architecte. Son emploi est de faire les plans et les élévations des bâtiments, d’en diriger tous les détails, de dresser les devis et marchés, et de régler les prix lorsque les ouvrages sont terminés. Dans les grands édifices, il est aidé ordinairement des contrôleurs, inspecteurs, sous-inspecteurs et autres architectes inférieurs. Après l’architecte, le premier ouvrier est le maître maçon.

Son emploi est de conduire la maçonnerie du bâtiment, suivant les plans et élévations qui lui sont donnés par l’architecte ou ses préposés, de fournir tous les matériaux, de les employer, d’en diriger l’économie, ce qu’on appelle entreprise. Le deuxième ouvrier est le maître compagnon, homme de confiance et instruit dans l’art, qui agit pour les intérêts du maître maçon et en son absence. Son emploi est de donner tous les soins à la main-d’œuvre, de faire l’appel des ouvriers le matin et le soir, et son rôle pendant la journée, de donner des récépissés des matériaux à mesure qu’ils arrivent, d’emmagasiner et prendre soin des équipages et ustensiles, en un mot, de veiller à l’économie générale du bâtiment. Le prix de sa journée est d’environ 3 livres à Paris.