Défaillances organiques et processus dégénératifs – Volume 1: UE 2.7 PDF

L’état de choc se définit comme une insuffisance circulatoire aiguë altérant durablement l’oxygénation et le métabolisme cellulaire. Toute anomalie de l’un d’entre eux peut entraîner un état de choc ! D’autres substances vasoactives interviennent et aggravent la défaillance circulatoire initiale, conduisant à un cercle vicieux qui entretient le choc jusqu’à défaillances organiques et processus dégénératifs – Volume 1: UE 2.7 PDF mort.


L’objectif des Cahiers des Sciences Infirmières est d’offrir aux étudiants en IFSI des ouvrages complets et détaillés couvrant l’ensemble des savoirs définis dans les Unités d’Enseignement (UE) du nouveau référentiel.

Ce cahier, premier volume d’une série de deux consacrée à l’UE 2.7 Défaillances organiques et processus dégénératifs (S4), présente les mécanismes physiopathologiques de la dégénérescence d’un organe ou de la défaillance d’un appareil et décrit les signes, les risques, les complications et les thérapeutiques des pathologies étudiées. Structuré par spécialités médicales, rédigée chacune par des médecins et des infirmières spécialisés, ce volume 1 donne tout d’abord :

– une vision intégrée des soins particuliers à dispenser aux patients ;

– des rappels anatomiques et physiologiques en lien avec les défaillances organiques et dégénératives de chaque appareil ainsi que la présentation des principaux symptômes liés à ces pathologies et leurs explorations.

Puis, il aborde les pathologies suivantes :
– en endocrinologie : pathologie de la thyroïde, pathologie ovarienne endocrine, diabète, complications chroniques du diabète, complications métaboliques aiguës, hyperlipidémies ;
– en hépato-gastro-entérologie : défaillance/dégénérescence du tube digestif, défaillance/dégénérescence du foie, défaillance/dégénérescence du pancréas ;

– en ophtalmologie : cataractes de l’adulte, glaucomes, dégénérescence maculaire liée à l’âge ;

– en ORL : surdité, vertiges ;
– en neurologie : défaillances organiques et inflammatoires, pathologies dégénératives.
Toutes ces thématiques sont illustrées par de nombreux schémas et photographies en couleurs.
Chaque pathologie est éclairée par des encadrés « Points clés », qui mettent en avant les notions fondamentales liées à la pathologie traitée, des fiches « Acte et/ou surveillance infirmiersSituation intégrative » qui mettent en évidence la conduite à tenir de l’infirmière auprès du patient.

En fin d’ouvrage, un cahier d’entraînement permet à l’étudiant de tester ses connaissances et de s’entraîner à l’analyse des situations.

Cyanose, Polypnée, tachypnée ou bradypnée, sueurs. L’atteinte rénale est constante dans tous les états de choc. L’atteinte hépatique est souvent muette dans un premier temps. Les conséquences cliniques et biologiques apparaissent quelques jours après le choc. L’apparition d’une détresse respiratoire au décours d’un état de choc est relativement fréquente. On retrouve dans les cas les plus importants : un œdème interstitiel entraînant une hypoxie. La souffrance cérébrale sera liée au déficit en O2, aux acidoses respiratoires et métabolique.

Cliniquement on retrouvera un trouble de conscience. Compenser les pertes afin d’assurer une volémie correcte et une bonne oxygénation. Pose d’au moins 2 voies veineuses du meilleur calibre possible. Apport d’oxygène pour saturer au maximum les globules circulant restants quelque soit la valeur de la saturation. Attention à ne pas confondre l’état de choc avec le collapsus !

Le collapsus est un effondrement de la tension qui n’entraînera un état de choc que s’il n’est pas corrigé rapidement. Infarctus du myocarde, épanchement péricardique, troubles du rythme cardiaque, embolie pulmonaire. Il existe une gêne à la circulation veineuse de retour. Pression veineuse élevée, Galop à l’auscultation, gros cœur à la radio, hépatomégalie et turgescence des jugulaires, ECG pathologique.

Le plus souvent dû à un germe Gram Négatif. Frissons, myalgies, polypnée, troubles de la conscience. Pression artérielle normale ou augmentée, sueurs, rougeurs des téguments, polypnée. Les mécanismes du choc sont encore efficaces. Secondairement, évolution vers une diminution du débit cardiaque avec altération myocardique. Disposer de voie veineuse de bon calibre en attente d’une voie veineuse centrale. Syndrome systémique survenant après libération brutale de médiateurs comme l’histamine, contenus dans les mastocytes et basophiles.

Intubation oro-trachéale ou naso trachéale et ventilation mécanique si détresse respiratoire. 1 voie d’abord spécifique est nécessaire, on ne passe pas de catécholamines avec un autre traitement. Réaliser un ECG et mise en place d’un moniteur cardiaque avec scope et alarmes réglées. Mettre le chariot d’urgence à proximité. Installer le patient en position déclive, les jambes surélevées.

Pose de la pression veineuse centrale. Pose du monitorage avec analyse de l’onde de pouls et thermodilution afin de permettre une surveillance et une adaptation thérapeutique optimale lors d’une défaillance de la pompe cardiaque. S’assurer de la demande des différents examens complémentaires. TFE_ Fermez la porte s’il vous plaît !

C’est un acte qui peut être réalisé uniquement par un professionnel de santé habilité, c’est-à-dire un  médecin, un Infirmier Diplômé d’Etat ou une sage-femme à condition qu’un médecin soit disponible lors de l’acte en cas de problème éventuel. Chacun de ces produits nécessite des conditions particulières qui mènent à la décision de transfuser. Le plasma est aujourd’hui plus rarement utilisé, il est indiqué notamment dans les troubles graves de la coagulation. Il est nécessaire de constituer le dossier transfusionnel du patient avant de pouvoir commencer le soin en lui-même. Urgence vitale : les PSL seront disponibles dans un délai inférieur à 30 min. Urgence relative : le temps de disponibilité des PSL est le plus souvent de 2 à 3 heures.

Non urgent : les PSL seront disponibles dans les 5 à 6 heures. Si ceux c-i ne sont pas disponibles, l’IDE réalise alors les prélèvements sanguins nécessaires avec deux déterminations pour la carte de groupe sanguin ainsi qu’une RAI l’accompagnant. Cette carte permettra de déterminer le groupe sanguin de la personne via trois systèmes : le système ABO, le système rhésus et le système Kell. La présence ou l’absence d’antigènes sur la surface des globules rouges permet de déterminer le groupe sanguin ABO de la personne : les antigènes A pour le groupe A, les antigènes B pour le groupe B, la présence des antigènes A et B pour le groupe AB et l’absence d’antigène pour le groupe O. De la même façon que pour le système ABO, le système Rhésus est relié à l’absence ou à la présence d’antigènes D sur la surface des globules rouges, ce qui permettra de compléter le groupe sanguin de la personne avec un rhésus positif ou négatif. La détermination du groupe sanguin effectué par prélèvement doit se faire impérativement à partir de deux actes de prélèvements différents, si possible par deux préleveurs différents. Cette recherche consiste à détecter les anticorps dirigés contre les antigènes des hématies et ce, dans le but de prévenir d’un choc accident hémolytique transfusionnel.