Destination goulag PDF

Ce mémoire a été refusé en Mai 2008. Un second mémoire a été présenté en Septembre 2008. Il a été soutenu et validé. Il s’agit de penser destination goulag PDF temps à l’aide de concepts et modèles plus appropriés à la situation.


 » C’est ainsi que depuis le 16 décembre 1939 (jour de mon arrestation) jusqu’à la fin avril 1946 (ma libération), je me suis répété tous les jours, inlassablement, comme on récite une prière, je me suis répété ces quelques mots :  » Sois fort, tiens le coup, tâche de durer, supporte tout, pour pouvoir survivre, pour pouvoir témoigner, dire, tout dire, raconter, transmettre. » J’ai donc pu survivre grâce à la volonté farouche qui m’animait afin de raconter l’histoire occulte de tous mes amis juifs polonais disparus dans l’archipel du goulag durant la Deuxième Guerre mondiale. Oui j’ai survécu. Ai-je pour autant rempli la mission dont je m’étais investi moi-même ? Hélas, trois fois hélas, je n’ai pas témoigné, je n’ai pas pu le faire. Durant plus d’un demi siècle je n’ai pas tenu mon serment. Il était, et il est toujours, politiquement incorrect, voire indécent, de vouloir dénoncer les crimes de Staline sous prétexte qu’agissant de la sorte, on banalise les monstruosités commises par Hitler. J’en arrive à cette atroce conclusion : j’ai survécu en vain puisque l’histoire du sort des juifs polonais disparus dans le goulag reste exclue de la mémoire collective.  » Jo Curfy

En connaître les limites n’empêche pas de penser et de croiser les approches pour réfléchir à notre condition humaine à l’aube de ce nouveau millénaire. Il s’agit des changements dans l’histoire des sciences, de l’évolution des théories. Le paradigme est un modèle théorique de pensée, qui oriente la réflexion et la recherche scientifique. Pour cet auteur, l’histoire de la science est discontinue. C’est une période qui vient après la modernité. Pourtant, il est difficile de dater le passage de la modernité à la postmodernité.

Pour beaucoup de gens, la modernité continue encore à fonctionner. Pour ce qui nous concerne, la postmodernité c’est notre temps, elle vient en continuité et en rupture avec la modernité. La pensée de Marx est en continuité avec la pensée moderne, notamment sur le rôle du progrès et de la science, sur la visée d’émancipation, mais il introduit aussi une rupture. Il commence par constater que l’histoire humaine est l’histoire de la lutte de classe. Pour lui, il n’y a pas de nature humaine, mais une ou plutôt des conditions humaines.

Un se divise en deux : la société est une unité qui contient au moins deux classes : la bourgeoisie et le prolétariat. La démocratie Le concept de démocratie était important pour la modernité. Dans le contexte postmoderne, la notion de démocratie ne fait pas débat. Elle est mise en œuvre et la philosophie n’aborde pas ce sujet en tant que tel. Personne ne semble vouloir revenir en arrière.

Ce qui peut faire débat, c’est le fait qu’elle est limitée. Par exemple, toutes les personnes qui vivent en France n’ont pas le droit de vote. La raison est partagée par tous les êtres humains. La raison peut s’élever au-dessus des situations particulières pour ne retenir que ce qui est fondé en raison. La raison pouvait servir de point d’appui au progrès et conduire au bonheur de l’humanité. L’universel et la raison pouvaient penser réaliser le vrai, le bien, le beau pour tous les humains. Ce sont la science et la technique, qui sont la base du progrès.