Du bon usage des catastrophes PDF

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Comment vivre et penser dans nos sociétés du risque ? Comment conjurer le tragique de l’existence ? Comment, au milieu des décombres, surmonter tristesse, fatalisme et désespoir ? Questions immémoriales, plus que jamais d’actualité…

Somme : l’aquataxe Gemapi enterrée par les Gilets jaunes ! Illustration du grand clash en cours entre le soutien du pouvoir d’achat et la défense de l’environnement, la décision de la CCNS, présidée par un élu PCF, témoigne que la chasse à la taxe ne fait très probablement que commencer. Cette fois le Nouveau monde d’Emmanuel Macron n’y est pour rien, c’est sous François Hollande qu’avait vu le jour la GEMAPI et l’aquataxe, qu’Eaux glacées n’a cessé de dénoncer depuis l’origine. Présentée comme une conséquence des bouleversements climatiques et de la nécessité d’organiser une « gouvernance efficace » des services publics autour de « compétences institutionnelles clarifiées », dixit les débats de l’époque, la taxe Gemapi est en fait un tour de passe-passe fiscal.

Cette taxe devait être votée pour un montant de 185. Ce produit fiscal était fléché sur des travaux d’aménagement prévus à Havernas, Halloy-lès-Pernois, Hangest-sur-Somme et des études sur Flixecourt. Ces travaux et ces études se feront quand même mais ils seront financés sur le budget général. La taxe Gemapi passe à la trappe dans le Val de Nièvre, merci les gilets jaunes ! Le Courrier Picard, 4 décembre 2018. Comment limiter la désoxygénation des eaux marines et côtières provoquée par l’émission de gaz à effet de serre et les rejets d’éléments nutritifs dans les eaux côtières ? Jérôme Bignon attire l’attention de M.

Cette situation s’explique par le changement climatique en haute mer, et à la surcharge de nutriments liés aux activités humaines près des côtes. Pourtant les solutions pour limiter la désoxygénation sont bien connues et classiques, diminuer l’émission de gaz à effet de serre et réduire les rejets d’éléments nutritifs dans les eaux côtières. Malgré cela, est toujours observée une prolifération grandissante des algues vertes sur les côtes bretonnes, due à l’apport d’azotes liés aux rejets de lisier de porc. Avec leur décomposition, le niveau en oxygène chute jusqu’à des niveaux extrêmement inquiétants pour la biodiversité marine. Il faut noter qu’en France, il existe douze zones touchées par le manque d’oxygène dont la baie de Somme ou encore les estuaires de la Seine et de la Loire. En conséquence, il lui demande quelles mesures le Gouvernement compte mettre en œuvre pour limiter la désoxygénation des eaux marines et côtières et protéger les zones non touchées par ce phénomène.

La diminution de l’oxygène des eaux côtières, également connue sous le terme « désoxygénation », peut être provoquée par des phénomènes globaux tels que l’augmentation de la température ou par des phénomènes locaux comme les apports excessifs de nutriments liés aux activités humaines. La concentration d’oxygène dans les eaux côtières est suivie depuis de nombreuses années, en réponse notamment aux obligations européennes de la directive cadre sur l’eau et de la directive cadre stratégie pour le milieu marin, dans le but de s’assurer d’un niveau suffisant pour les espèces marines. Au niveau national, un socle réglementaire a été adopté dès les années 1990 en application de la directive nitrates pour encadrer les pratiques agricoles en vue de réduire la pollution des eaux et les phénomènes d’eutrophisation par les nitrates d’origine agricole. En complément de ces mesures réglementaires, des actions spécifiques sont également mises en place au niveau de certains territoires. On peut citer l’exemple du plan algues vertes en Bretagne initié dès 2010 et reconduit en 2017, qui a conduit à la rédaction de chartes au niveau des baies concernées afin d’engager des évolutions des pratiques agricoles sur ces territoires, en complément des actions réglementaires. L’ensemble de ces actions a permis des améliorations significatives de la qualité de l’eau sur les baies concernées. Le processus initié par Nicolas Hulot et Stéphane Travert le 9 août 2017 va connaître une nouvelle accélération, après l’intermède de la mission Bisch, et les tensions apparues lors de la publication du rapport éponyme.

Dans ce contexte l’issue de la concertation engagée autour du projet de construction de nouvelles bassines dans la Sèvre Niortaise a déjà valeur de test. Claude Bérit-Débat attire l’attention de M. Malgré une pluviométrie élevée lors du premier semestre 2018, les effets négatifs de la sécheresse de ces dernières semaines ont été particulièrement importants. Par ailleurs, ces phénomènes de sécheresse deviennent de plus en plus récurrents et sont les conséquences d’un dérèglement climatique que plus personne ne conteste aujourd’hui. Il y a un an jour pour jour, alors que la France traversait un épisode de sécheresse similaire, les ministres de l’écologie et de l’agriculture détaillaient plusieurs annonces prometteuses. Aujourd’hui, l’heure est de nouveau à un triste bilan alors que les agriculteurs affrontent les conséquences de ce nouvel épisode qui affecte toutes les productions. Les professionnels demandent depuis plusieurs années un soutien financier et un allègement des normes afin de faciliter la constitution de réserves d’eau via notamment les retenues collinaires.

Plus largement une politique ambitieuse est attendue par la profession en faveur du développement des procédés d’irrigation, notamment dans le cadre du second volet des assises de l’eau lancé par le Gouvernement cet automne 2018, d’autant plus que le ministre de l’agriculture a annoncé début août 2018 que le grand plan d’investissement français, prévoyant 5 milliards d’euros pour l’agriculture, servirait lui aussi à financer l’irrigation. Or, les agriculteurs et les irrigants restent à ce jour sans aucune visibilité tant sur les moyens financiers qui seront réellement affectés que sur les mesures qui seront mises en œuvre. L’agriculture a déjà adapté ses pratiques et itinéraires culturaux au changement climatique, mais l’accélération et l’amplitude de celui-ci rend urgente la nécessité de lui donner les moyens de s’adapter. Si l’innovation permettra elle aussi de continuer d’améliorer l’efficience de l’eau, son stockage est une des réponses de long terme indispensables. Aussi, il lui demande ce que compte proposer, de manière concrète, le Gouvernement en matière de stockage de l’eau à vocation agricole. L’enjeu concerne non seulement le monde agricole mais aussi l’ensemble de la société.

L’agriculture est l’un des secteurs particulièrement exposés aux modifications hydrologiques et il est important de réduire la vulnérabilité de l’agriculture à un risque accru de manque d’eau dans le contexte du changement climatique. Le Gouvernement a installé fin 2017 une cellule d’expertise sur l’eau regroupant un représentant de l’assemblée permanente des chambres d’agriculture, de France nature environnement et des experts des ministères de la transition écologique et solidaire et de l’agriculture et de l’alimentation. L’objectif de cette cellule était de passer en revue les projets de stockage d’eau et identifier les freins ou obstacles à leur réalisation. Le rapport de cette cellule, publié le 26 septembre 2018, souligne l’apport de la démarche « projet de territoire » comme outil de médiation sur les économies et la gestion partagée de l’eau et recommande de faire évoluer le cadre d’action actuel afin de le rendre plus efficace. Sur la base de ces recommandations, le Gouvernement a décidé d’encourager à partir du 1er janvier 2019 le recours à la démarche de projet de territoire pour la gestion de l’eau, qui privilégie une gestion concertée, partagée et équilibrée de la ressource en eau sur un territoire donné. Une instruction sera transmise aux préfets pour dynamiser les projets de territoires et remobiliser les acteurs. Un certain nombre d’actions concrètes, telles que l’élaboration de guide pratique ou la mise en place d’un centre de ressources, sont également initiées avec l’implication du comité national de l’eau, de l’agence française pour la biodiversité, de l’institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture, afin d’aider les acteurs, en particulier les porteurs de projet, en ce sens.

Par ailleurs, la seconde phase des assises de l’eau, lancée début novembre 2018, est l’occasion de conforter la démarche de concertation afin d’aider les territoires et les acteurs économiques tels que les agriculteurs à être plus résilients face aux conséquences du changement climatique et plus performants aux regards des enjeux de gestion qualitative et quantitative de l’eau. A la demande de nombreux lecteurs, nous vous précisons ci-après comment être informé de la publication de chaque nouveau billet de blog sur Eaux glacées. Nous avons choisi depuis l’origine de ne pas créer une newsletter spécifique, comme le font de nombreux sites ou blogs, dont la gestion, avec des demandes régulières d’abonnement ou de désabonnement est par trop fastidieuse. Par ailleurs une newsletter quotidienne, ou hebdomadaire, ne serait pas pertinente, à raison de notre rythme de parution irrégulier.