Espace public et représentations PDF

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L’espace est, géographiquement parlant, une dimension sociétale qui correspond aux relations établies par la distance entre différentes réalités sociétales. La réflexion épistémologique sur le concept d’espace en sciences sociales commence dans les années 1960 et 70, et ne parviendra pas, à l’époque, à maturité. De la psychologie à l’anthropologie en passant par la géographie et l’urbanisme, la notion d’espace émerge de plus en plus au sein des sciences humaines et sociales. Nous pouvons d’abord parler d’espaces dans les sciences politiques de la ville et dans tout ce qui rejoint l’urbanisme contemporain. C’est sur ce point que les penseurs de l’espace, des anthropologues ou psychosociologues, mobilisent des idées sur les rapports entre l’espace en tant que support matériel, comme cadre, et en tant que volume d’activité humaines.

Les concepts d’espace, de lieux et de proxémie nous viennent d’une tendance à s’intéresser aux sciences humaines et sociales à partir de l’individu et des interactions qu’il a avec les autres individus. Georg Simmel en fut l’un des principaux instigateurs. Pour lui l’espace est vu comme une médiation avec un caractère exclusif. C’est le lieu des actions réciproques des individus régis par des règles et des normes. Cette troisième voix, Erving Goffman y amène sa pierre à l’édifice.

En effet, proche des théories Simmeliennes, Goffman montre en quoi il est important en sciences sociales de s’intéresser aux interactions individuelles. Il montre que les actions individuelles dans un espace donné ne sont qu’une métaphore théâtrale. Quand on se retrouve seul dans un lieu privé, on ne joue plus de rôle pour rentrer dans les coulisses où l’on se détend. Selon Goffman, on peut jouer plusieurs rôles différents en fonction des personnes et des espaces fréquentés.

Il n’y aurait donc pas un  moi  mais plusieurs  moi  pour chaque individu. L’espace serait donc non seulement un cadre matériel mais également porteur de significations pour les individus qui y sont en interaction. Isaac Joseph, essaye de comprendre la ville par rapport aux interactions des individus et par le processus d’appropriation de l’espace public. Pour lui l’espace public est accessible quand plusieurs mondes le partagent. On y agit seul ou ensemble par le biais de rencontres individuelles, de l’expérience de chacun et de la relation entre eux. Pour Kevin Lynch qui s’intéresse à l’urbanisme par l’espace et l’identité, la difficulté d’une définition positive de l’identité urbaine provient principalement du fait que le concept d’identité est issu du champ de la psychologie et s’est appliqué en premier lieu à l’individu.