Féerie pour une autre fois, Tome 2 : Normance PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Si ce bandeau féerie pour une autre fois, Tome 2 : Normance PDF’est plus pertinent, retirez-le. En pratique : Quelles sources sont attendues ? Céline lors de l’attribution du prix Renaudot en 1932 pour Voyage au bout de la nuit.


Voyage au bout de la nuit est le premier roman de Céline, publié en 1932. Le roman est notamment célèbre pour son style, imité de la langue parlée et teinté d’argot, qui a largement influencé la littérature française contemporaine. Il expose ainsi ce qui est pour lui la seule façon raisonnable de résister à une telle folie : la lâcheté. Il est hostile à toute forme d’héroïsme, celui-là même qui va de pair avec la guerre. Pour lui, la guerre met en évidence la pourriture du monde, qui est un thème récurrent du roman. Néanmoins, Voyage au bout de la nuit constitue bien plus qu’une simple critique de la guerre. On pourrait aussi voir une réflexion nihiliste.

Rien ne semble avoir d’importance pour le personnage principal. Bardamu a vu la Grande Guerre et l’ineptie meurtrière de ses supérieurs dans les tranchées. C’est la fin de son innocence. C’est aussi le point de départ de sa descente sans retour. Ce long récit est une dénonciation des horreurs de la guerre, dont le pessimisme imprègne toute l’oeuvre.

Il part ensuite pour l’Afrique, où le colonialisme est le purgatoire des Européens sans destinée. Il apparait dans des moments décisifs. Dragons français escortant des prisonniers allemands en 1914. New York,  la ville debout , presque comme Bardamu la découvre à son arrivée vers 1930.

Céline, l’une des nombreuses fausses valeurs dans lesquelles l’homme s’égare. C’est le deuxième aspect idéologique de cette œuvre, et pas le moindre. Unis, lors du voyage à New York, puis à Détroit, principalement au siège des usines automobiles Ford. L’obéissance est décrite comme une forme de refus de vivre, d’assumer les risques de la vie. La question de Bardamu et, par là même, celle de Céline, est de découvrir ce qu’il appelle la vérité. C’est pourquoi l’œuvre peut apparaître comme totalement désespérée.