Gares et tortillards de lorraine PDF

Eschbourg situé dans le département du Bas-Rhin, en région Grand Est. Cet écart fait partie de la région naturelle connue sous le nom d’Alsace Bossue, à la gares et tortillards de lorraine PDF Sud du Parc naturel régional des Vosges du Nord.


La première voie ferrée construite en Lorraine fut un modeste chemin de fer industriel reliant l usine de Wendel d Hayange à la Moselle. Les deux files de rails avaient un écartement inusité de 1,130 mètre sur un parcours de quelque sept kilomètres. L exploitation débuta à la fin de 1842 avec des wagonnets tractés par de robustes chevaux de trait. Le développement de l industrie lourde amena ensuite la réalisation d autres embranchements de ce type. Le « vrai chemin de fer » avec des rails à l écartement normal de 1,435 mètre débuta sa carrière dans la région le 10 juillet 1850 avec l inauguration des voies entre Nancy et Metz. Le trajet direct vers la capitale qui prenait encore une trentaine d heures par la plus rapide des diligences fut couvert, à partir de 1852, en moins de huit heures. En juin 2007, les voyages vers Paris ne prennent plus qu une heure et trente minutes, tant au départ de Metz que de Nancy : que de chemin parcouru depuis les temps héroïques des premiers trains à vapeur au XIXe siècle et celui des modernes TGV du XXIe siècle. S il y eut des grands trains pour relier les villes importantes, les campagnes ne furent pas négligées avec le développement de réseaux en voie métrique. Ces vénérables tacots et tortillards ne survécurent hélas guère aux crises de l entre-deux-guerres. Pour les principales agglomérations de la région Lorraine, des tramways urbains et même suburbains, le plus souvent à traction électrique, tissèrent leur toile à la fin du XIXe siècle, notamment à Nancy, Metz, Épinal et Thionville. Comme pour les secondaires, l arrivée des autobus et des autocars eurent raison de leurs rails antédiluviens gênant la circulation routière en plein essor, les derniers disparaissant du paysage dans les années 1960.

Zinsel du Sud, un affluent de la Zorn. La fondation de l’abbaye de Graufthal, enveloppée d’obscurité, est attribuée à saint Sigebaud, évêque de Metz. En 1405, les seigneurs Bernard et Jean de Lutzelbourg reçoivent les villages d’Eschbourg et de Graufthal en fief de l’évêché de Metz. La guerre des paysans vient porter un coup fatal à l’abbaye de Graufthal en 1525. Elle est alors délaissée par les bénédictins de Lixheim.

L’abbaye passe à une date indéterminée dans le domaine des comtes de la Petite-Pierre. Les deux abbayes de Graufthal et Lixheim étant sur le point d’être revendiquées par le pape, une transaction régulière les fait passer dans la Maison palatine. En 1789, Graufthal fait alors partie du comté de la Petite-Pierre et de sa prévôté de Behrlingen, mais tout y rappelle encore la Lorraine : les mœurs, les coutumes, l’idiome et l’habillement des habitants. Krauffthal devient ensuite une commune éphémère de France avant d’être rattachée avant 1794 à Eschbourg. 1883 principalement pour acheminer le grès en provenance des carrières de Vilsberg, et qui reliait Lutzelbourg à Drulingen via Phalsbourg.

Articles détaillés : Maison des Rochers de Graufthal et Catherine Ottermann. Habitées jusqu’en 1958, ces  Maisons des Rochers  peuvent aujourd’hui être visitées pendant la saison touristique. Il n’y avait pas d’orgue à l’époque, et le premier instrument de Graufthal a été construit dans la nouvelle église catholique. Ce positif de trois jeux a été posé ici en 1981 par Gaston Kern. Plan local d’urbanisme de Montbronn, p. Laurent Goergler, Il était une fois ‘L’Eselbahn’: chemin de fer à voie étroite de Lutzelbourg à Drulingen, 1883-1953, Scheuer, Drulingen, 1989, 100 p. Jean-Marc Dupuy, Gares et Tortillards d’Alsace, Éditions Cheminements, Turquant, 2009, p.

Robert Fischer, Die ehemalige Abtei Graufthal, R. Robert Forrer, Ueber Hœhlenwohnungen, Donneraexte, Erdwaelle u. Hexensitze im Graufthal, Strassburger Druckerei und Verlagsanstalt, Strasbourg, 1899, 9 p. Suss,  Der Weiler Graufthal im Elsass , in Aus allen Wettheilen, vol.