Gestes d’air et de pierre : Corps, parole, souffle, image PDF

Position codifiée et symbolique des mains du Bharata natyam. L’origine des mudrās est très ancienne et se rattache à la culture védique. Il existe un nombre important de mudrās, exécutées avec gestes d’air et de pierre : Corps, parole, souffle, image PDF seule main ou les deux, leur utilisation correspondant à l’expression d’un sentiment ou d’une situation déterminée.


Parcours à travers l’œuvre -psychanalytique, philosophique et, en un sens, poétique -de Pierre Fédida, ce livre interroge la façon dont une pensée de l’absence se devait de produire une théorie des rapports entre corps, parole, souffle et image : une théorie du  » souffle indistinct de l’image « . C’est une approche de paradoxes. C’est la surprise de découvrir les affinités de l’air et de la pierre, de la danse et de la sculpture, de l’art et de la généalogie. C’est une façon de s’interroger sur la respiration du temps dans l’image.

Une combinaison de différentes mudrās permettant une infinité d’expressions qui sont principalement utilisées pour la danse. Art : dans l’iconographie hindoue, les divinités et personnages présentent souvent des gestes de la main qui les caractérisent. La manière dont une main tient un attribut est aussi souvent une mudra, comme la kartari-mudrā ou kartari-hasta, où l’index et le majeur forment un V vers le haut pour tenir un attribut. Certaines mudra sont typiques de certaines représentations iconographiques. Ce geste de la main montre l’index pointé vers le haut de manière menaçante. Ce geste dénotant l’étonnement ou l’admiration est montré par la main levée, les doigts écartés, la paume vers l’intérieur. Ce geste est fréquent dans l’art Pallava.

La dhyana-mudra, décrite plus haut pour le bouddhisme est souvent nommée yoga-mudra dans les représentations hindouistes. Mais il n’y a pas de consensus. Devi faisant la kataka-mudra de la main droite et posant la gauche en dharālamba-hasta. Ce Vishnu fait le signe de varada-mudra de sa main inférieure droite, ses mains supérieures tiennent le disque et la conque en kartari-hasta et sa main gauche est en katyavalambita, « posée sur la hanche ». La main droite supérieure de ce nataraja tient un ḍamaru dans la pose kataka-hasta, sa main frontale droite est en abhaya-mudra, sa main gauche supérieure est en gaja-hasta et l’autre main gauche est en ardha-chandra, d’où des flammes s’échappent. Ce Shiva sortant du lingam pose sa main sur la hanche en katyavalambita-mudra. Ses mains supérieures tiennent la hache et l’antilope en kartari-hasta.

La main gauche supérieure de ce dvarapala est en vismaya-hasta et la droite en abhaya-mudra. Cette Parvati balance sa main gauche en lola-hasta et tient un lotus en kataka-mudra. Shiva enseignant lève sa main droite en vyakhyana-mudra. L’enseignement originel du Bouddha excluait formellement une idolâtrie qui serait advenue par la dévotion à des images le représentant. Assis dans la position du lotus, jambes repliées et croisées. Quelques plus rares statues en position assise à l’européenne, ou en demi-lotus existent. Couché sur le côté, une main sous la tête, position dans l’attente de l’accès au parinirvana.

La Dhyāni-Mudrā, ou mudrā de la méditation. En position assise, la main droite repose dans la main gauche posée dans le giron, paume en l’air et les deux pouces s’effleurant. C’est une des représentations les plus courantes. La Bhûmisparsha-Mudrā, ou mudrā de la prise de la terre à témoin. Même position que la Dhyâni-Mudrâ, mais la main droite est posée sur le genou, les doigts effleurant la terre.