Gracchus Babeuf : l’égalité ou la mort PDF

Paris, BnF, département des estampes, 1794. Il forma la  Conjuration des Égaux  contre gracchus Babeuf : l’égalité ou la mort PDF Directoire et fut exécuté. François Noël Babeuf est le fils de Claude Babeuf, employé dans les fermes du Roi, et de Marie Catherine Ancherel. Dès l’âge de 12 ans, il travaille comme terrassier au canal de Picardie.


Gracchus Babeuf, né en 1760 à Saint-Quentin, fut le dernier
des grands hommes de la Révolution française avant
l’avènement de Bonaparte. Façonné par sa Picardie natale, il
était différent des autres révolutionnaires, les avocats, les
juristes, les bourgeois. Il était né dans la misère, elle le tint de
près, sa vie durant, comme une malédiction. Elle en fit un
défenseur acharné des pauvres, des sans-grades, des riens du
tout. Il se forgea un destin de toute pièce avec la candeur de
l’autodidacte persuadé de conquérir le monde par un journal et
quelques idées. Et de fait les idées de Babeuf, son obstination
à défendre le peuple, à lui rendre sa dignité, à refuser toute
forme d’inégalité entre homme et femme, entre riches et
pauvres, à demander sans relâche que les élites et les hommes
de pouvoir rendent compte de leurs actes, qu’ils soient au
service du miséreux et non l’inverse, ces idées généreuses
devaient le conduire en 1797 à l’échafaud, victime expiatoire
d’une conjuration de papier. Ce livre raconte au plus près la
vie de Gracchus Babeuf, c’est le roman vrai d’un homme qui
voit la société comme: la guerre des riches contre les pauvres
et considère de son devoir: la recherche du bonheur commun.

En 1781, âgé de 21 ans, il commence à exercer pour son propre compte à Roye comme géomètre et commissaire à terrier. Inspiré par la lecture de Rousseau, et constatant les conditions de vie très dures de l’immense majorité de la population, il développe des théories en faveur de l’égalité et de la collectivisation des terres. En 1788, il commence la rédaction du Cadastre perpétuel, qui est édité en 1789. En mars 1789, Babeuf participe à la rédaction du cahier de doléances des habitants de Roye. Cadastre perpétuel et surtout au début de la Révolution française, il devient journaliste, vivant entre Paris et Roye.

Premier numéro du Journal de la Confédération par Gracchus Babeuf, juillet 1790. Il se bat contre les impôts indirects, organise pétitions et réunions. Il est arrêté le 19 mai 1790 et emprisonné. Il est libéré en juillet, grâce à la pression du révolutionnaire Jean-Paul Marat.

En juillet 1790, Babeuf imprime un nouveau journal qui n’aura que trois numéros, Le Journal de la Confédération :  On assure que les ténébreux cachots, ces sépultures des vivants dont nous avons tiré nos frères d’armes par nos justes clameurs, se repeuplent journellement d’une foule considérable d’autres victimes toujours prévenues du fameux crime de lèse-nation. Il lance son propre journal en octobre 1790, Le Correspondant picard, journal révolutionnaire fort avancé dans lequel il s’insurge contre le suffrage censitaire mis en place pour les élections de 1791. La même année, il se prononce publiquement pour la mise en place de la République. Il est ensuite administrateur au district de Montdidier. Babeuf noue contact avec l’écrivain Sylvain Maréchal et prend parti pour les jacobins contre les girondins.