Grand jeu sino américain (Le) : Essai sur le devenir du monde PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? La colonisation est une expression utilisée dans différents contextes, mais toujours dans le sens du peuplement et de l’occupation d’un espace. Un autre sens est l’action de mise en grand jeu sino américain (Le) : Essai sur le devenir du monde PDF d’un territoire moins développé et peu peuplé par les ressortissants d’une métropole. Le but pouvant être de l’occuper et d’en exploiter les richesses.


Au 21ème siècle, seule la Chine pourrait dominer le monde, après les Etats-Unis, l’Europe étant d’ores et déjà marginalisée, faute d’unité. L’affirmation de la nouvelle puissance de la Chine se manifeste par une approche plus agressive dans les relations internationales. Cette montée en puissance va nourrir un nationalisme déstabilisateur pour une jeunesse en quête d’idéal, et pouvant se traduire par une volonté de confrontation avec les USA. Toutefois, et simultanément, le pays aspire à prendre ses responsabilités dans la mondialisation avec des implications fortes dans tous les domaines sensibles de la planète : environnement, non prolifération des armes nucléaires (Iran, Corée), médiation des conflits divers, etc. Pour conclure sur le grand jeu sino-américain, un article récent du « New York Times » disait : « Les ambitions actuelles de la Chine sont aussi fortes que celles des Etats-Unis il y a un siècle, mais pour des raisons totalement différentes. La Chine n’a pas une approche missionnaire, ne cherche pas à répandre une idéologie ou un système de gouvernement. Ses actions sont plutôt motivées par le besoin de se procurer des ressources énergétiques, des métaux, minerais, afin de continuer à améliorer le niveau de vie de son énorme population ».

Les arguments avancés par les colonisateurs pour motiver la colonisation sont souvent le  développement de la civilisation  ou la  mission civilisatrice . Ceci conduit à la création d’infrastructures, qui restent en place après la fin de la colonisation, l’exploitation d’un espace géographique, la mise sous tutelle et suivant le cas la domination économique, politique, culturelle, voire religieuse. L’époque romaine a conduit à l’établissement de colonies en Europe, dont certaines sont devenues de grandes villes comme Cologne ou Marseille. Par la suite de nombreux territoires ont été colonisés sur de nombreux continents jusqu’à ce que des processus d’indépendance, de décolonisation ou d’assimilation y mette fin. Sa vision aura pourtant gain de cause.

1914-18 dans une colonie africaine française. Est qualifiable d’impérialisme le fait qu’une volonté politique exerce ou projette d’exercer — au nom de ses intérêts propres — une domination politique sur un territoire étranger et d’en assujettir ses habitants . De plus, ces motifs peuvent se combiner. Les Phéniciens fondent Carthage et d’autres comptoirs sur les côtes méditerranéennes. Ces derniers conservaient toutefois leur statut de  Romains . L’Empire romain étendit progressivement la citoyenneté romaine à certaines de ses provinces, jusqu’à ce que l’édit de Caracalla ait attribué, en 212, cette citoyenneté à tous les hommes et femmes libres de l’Empire. Vers le Sud et l’Est, la colonisation des Vikings venus de Scandinavie se développe à des échelles et niveaux variables partout en Europe : en Angleterre, en Normandie, et jusqu’en Sicile, puis en Terre sainte, pendant les Croisade.

Article détaillé : Colonisation de la Normandie. Enfin l’un de leurs chefs, Rollon, obtient la cession en duché d’un territoire en bordure de la Manche incluant l’embouchure de la Seine, en s’engageant d’une part à reconnaître le roi de France pour suzerain, et d’autre part à bloquer, de là, d’éventuelles incursions d’autres Vikings vers le cœur de la Gaule. L’Islande est l’un des rares cas de colonisation qui, dans la période historique, s’est effectuée sur une terre sans peuplement initial, comme en témoignent les nombreuses sagas islandaises, véritable récit de la conquête et du partage de cette nouvelle terre islandaise. L’Islande, jadis couverte à son quart de forêts, mais déboisées presque entièrement pour des besoins divers est un exemple frappant de l’exploitation forestière des colons scandinaves. Elles peuvent aujourd’hui être réinterprétées en termes de colonisation.

Cependant, la Terre sainte des juifs et des Chrétiens avait d’abord été envahie par les musulmans. De plus, la croisade avait été prêchée en Occident à la suite de la prise de Nicée par les Turcs. En 1402, la colonisation des Canaries pour le compte des Castillans commence avec Jean de Béthencourt. Ensuite, les Castillans et les Portugais se disputent les Canaries qui seront finalement attribuées à l’Espagne en 1479. Le Drang nach Osten était un mouvement colonial germanique qui se traduit par un mouvement de colons allemands chrétiens vers des terres slaves et souvent païennes.

Après la conquête du royaume de Dian par les Mongols, les dynasties chinoises de culture Han se lancent à leur tour à la conquête de la région du Yunnan constituée essentiellement de populations Bai et Yi. Empereur Yongle, le troisième de la dynastie Ming désire étendre les limites de l’empire. 30 000 hommes vers les mers du sud, afin d’entreprendre de nouvelles relations commerciales avec des royaumes lointains. La puissance de la flotte avait sans aucun doute pour but d’impressionner ces lointains royaumes en vue d’un expansionnisme commercial. Mais le nouvel empereur Hongxi ne soutint pas ces expéditions et l’expérience tourna court. Depuis l’époque de Christophe Colomb, dans la bouche et l’esprit des colonisateurs européens, la colonisation s’est prévalue d’une volonté d’extension humaniste, d’abord du christianisme, puis d’une volonté civilisatrice. Des idéologies ou corpus de croyances divers ont participé à l’émergence du colonialisme ou ont été utilisés pour le justifier.

Les religions monothéistes : christianisme, islam, judaïsme, par leurs aspects prosélytes, ont voulu faire connaître le vrai Dieu à ceux qui ne pratiquaient pas le bon culte. L’humanisme a pu prétendre vouloir partager des avancées avec les pays colonisés, le racisme a été utilisé pour dans certain cas prétendre à la supériorité d’un groupe sur l’autre. L’étude visant à la déconstruction de l’orientalisme, effectuée dans le cadre des Études post-coloniales, notamment au travers de l’œuvre d’Edward W. Certains auteurs remarquent que ces idées humanistes ont été sélectivement appliquées. Un discours novateur de Georges Clemenceau, le 30 juillet 1885, résume et critique les aspects racistes et humanistes de la colonisation. Pour ma part, j’en rabats singulièrement depuis que j’ai vu des savants allemands démontrer scientifiquement que la France devait être vaincue dans la guerre franco-allemande, parce que le Français est d’une race inférieure à l’Allemand.

C’est le génie de la race française que d’avoir généralisé la théorie du droit et de la justice, d’avoir compris que le problème de la civilisation était d’éliminer la violence des rapports des hommes entre eux dans une même société et de tendre à éliminer la violence, pour un avenir que nous ne connaissons pas, des rapports des nations entre elles. Je ne comprends pas que nous n’ayons pas été unanimes ici à nous lever d’un seul bond pour protester violemment contre vos paroles. Non, il n’y a pas de droit des nations dites supérieures contre les nations inférieures. Il y a la lutte pour la vie qui est une nécessité fatale, qu’à mesure que nous nous élevons dans la civilisation nous devons contenir dans les limites de la justice et du droit. Mais n’essayons pas de revêtir la violence du nom hypocrite de civilisation. Le débat sur la supériorité de la civilisation des Lumières ou sur les droits de l’homme, n’auront lieu que plus tard, après la Grande Guerre principalement. Clemenceau, perspicace, comprend que ces théories servent de prétexte à justifier une politique propice au pillage qui va donc rapidement se montrer contraire aux Droits de l’Homme.

La Droite, illustrée par Thiers, réclame que l’on réserve l’argent épargné par les Français à des travaux de développement de la France. Les grands intellectuels de l’époque étaient favorables à la colonisation, qui permettait selon eux de faire avancer les peuples dits  en retard . Les lettres des colons de Cochinchine font par exemple régulièrement état d’une très grande brutalité des familles autochtones envers leurs domestiques mais il est difficile de savoir quelle était la part de vérité et la part d’idéalisation de l’intervention française dans ces récits. La première motivation a donc surtout été idéologique.