Guide restaurants avec terrasses et jardins, Paris- île de France, édition 2000-2001 PDF

Daube avignonnaise cuite et présentée dans son guide restaurants avec terrasses et jardins, Paris- île de France, édition 2000-2001 PDF. Au Cellier des Princes de Courthézon, châteauneuf-du-pape, côtes-du-rhône et vin de pays de la Principauté d’Orange. Elle n’en a pas moins évolué au cours des siècles suivants, tout comme la cuisine provençale en particulier, avec l’arrivée des produits comestibles du Nouveau Monde.


Comme à Paris, Lyon, Milan, Florence ou Bologne, le rôle gastronomique d’une ville dépend du pouvoir qui y règne. Lors du banquet qui suit son couronnement, ce pape est le seul à se servir d’une fourchette, ce qui étonne son entourage. Dès qu’il fit entreprendre la construction du palais neuf, Clément VI privilégia la présence du grand tinel, gigantesque salle de réception, et de la tour des cuisines. Le grand tinel se terminait par une immense cheminée, surmontée d’une hotte à huit pans, où pouvait se rôtir un bœuf entier à la broche. L’ordre des mets présentés au cours du repas obéissait à un principe diététique médiéval.

Hotte à huit pans de la tour des cuisines. Le Vivier, fresque de la chambre du Cerf. Les blés, vins, huiles et fruits provenaient de la vallée du Rhône et de la Saône. C’est en 1835 que fut imprimé le premier ouvrage consacré à la cuisine avignonnaise et, de manière plus générale, à la cuisine méridionale. Ce livre de Pierre Chaillot le Jeune était un recueil de plus de 800 recettes d’origines diverses, utilisées par les différentes couches de la société.

Une des caractéristiques de cette cuisine a été, pendant des siècles, l’utilisation quasi exclusive de la viande de mouton apprêtée à toutes les sauces. Parmi les variétés de cuisines provençales, la cuisine avignonnaise relève du domaine d’Arles et du Comtat. Le tian est à l’origine un mets typiquement comtadin. C’est un gratin à base de légumes et d’huile d’olive. Les écrivains anglo-saxons ont découvert récemment le paradoxe français, le plaisir de la table et la joie de vivre en Provence, qui sont devenus le thème d’un courant littéraire apparu aux États-Unis. Sa découverte de la vie provençale est complétée par celle des marchés provençaux dont l’aspect change à chaque saison. Il constate qu’ici chacun respecte un rituel ancestral : à midi pile, on arrête le travail pour un long déjeuner pantagruélique.

Peter Mayle relève l’importance des repas et surtout la dimension socio-culturelle de la gastronomie française. Les amateurs de truffes sont légion dans le Vaucluse. L’écrivain les rejoint dans leur passion. Même s’il s’étonne de l’accoutrement et des gestes d’un rabassier :  Debout, l’homme contemplait la mousse et les broussailles autour des racines d’un vieux chêne-liège. Il avait la jambe droite enfoncée dans une cuissarde de pêcheur en caoutchouc vert.