Himmler et l’empire SS PDF

Le journaliste, écrivain et cinéaste Marc Hillel l’a traduit en français par  Fontaines de vie . Le service du Lebensborn était placé sous l’égide du général SS Sollmann. Himmler et l’empire SS PDF  pureté de la race aryenne  répondait à plusieurs critères, qui déterminaient l’appartenance à une typologie aryenne qui comportait plusieurs niveaux de  pureté .


Ce livre est unique : il est non seulement la biographie d’un criminel, mais aussi le récit d’une descente aux enfers dans le camp de concentration de Sachsenhausen-Oranienburg où Edouard Calic, journaliste, a été déporté pendant trois ans. Il y décrit l’univers carcéral et les pratiques des tortionnaires nazis. C’est dans ce camp que Himmler installa son état-major, quartier général de tous les camps de concentration d’Allemagne et des pays occupés. C’est là que sous son contrôle, l’inspection centrale des SS mit au point les différentes méthodes d’utilisation des instruments de destruction massive (chambres à gaz et fours crématoires) avant de les mettre en application dans les autres camps. C’est là qu’on internait essentiellement des prisonniers dits politiques – dont Léon Blum -, souvent exécutés avec toute leur famille, et qu’un atelier de fausse monnaie fut installé, produisant environ quinze millions de livres sterling, qui devaient s’ajouter à l’argent soustrait aux prisonniers, pour soutenir l’effort de guerre allemand. Centre de formation des SS – où l’on enseignait l’espionnage, la subversion et l’assassinat – Sachsenhausen fut aussi le lieu d’expérimentation d’armes secrètes sur les prisonniers-cobayes. En décrivant le fonctionnement de ce camp et l’empire de Himmler, Calic y fait le portrait de ce l dirigeant nazi, maître de la SS et chef des polices allemandes, organisateur du combat contre « l’ennemi » et de « la solution finale du problème juif ». Edouard Calic ne manque pas d’y décrire avec précision les réseaux de résistance au sein du camp, les sabotages et les plans de rébellion, dans lesquels il joua un rôle clé.

Le niveau le plus élevé était celui des pays nordiques. Avant la Seconde Guerre mondiale, une dizaine d’établissements furent créés en Allemagne — 8 000 enfants y naquirent —, puis deux en Autriche. On estime à entre 9 000 et 12 000 le nombre d’enfants nés dans ces centres selon certaines sources. D’autres centres furent ouverts en Pologne, au Danemark, en Belgique, au Luxembourg, aux Pays-Bas et en France. L’objectif affiché du Lebensborn était de permettre à des femmes, mariées ou célibataires, de  race pure , de donner naissance à des enfants dont les pères appartenaient à l’élite raciale, notamment des membres de la SS. Beaucoup de ces Lebensborns étaient consacrés à l’éducation des enfants nés de l’union de soldats allemands et de femmes des pays occupés.

Le Lebensborn se chargeait de la germanisation d’orphelins issus de ces couples mixtes, mais aussi par la suite d’enfants arrachés à leurs parents en provenance de Norvège, de Pologne et de Tchécoslovaquie. De novembre 1942 à septembre 1944 fut ouverte l’institution du château de Wégimont, aujourd’hui domaine provincial de Wégimont dans la province de Liège, en Belgique. Celle-ci accueillit des femmes belges convaincues par les thèses nazies, mais aussi quelques Néerlandaises et Françaises du Nord. Il reste peu de documents sur cette affaire et la population locale évoque rarement ces faits. Bundesarchiv B 145 Bild-F051638-0061, Lebensbornheim, Säuglingszimmer. Bundesarchiv B 145 Bild-F051638-0063, Lebensbornheim, Entbindungszimmer.