Histoire de l’École d’Alexandrie PDF

The School of Athens » by Raffaello Sanzio da Urbino. 1508 et 1512 pour les appartements de Jules II. Cette illustration de la Philosophie permet à Raphaël de rassembler les figures majeures de la pensée histoire de l’École d’Alexandrie PDF à l’intérieur d’un temple idéal, inspiré du projet de Bramante pour la réalisation de la basilique paléochrétienne de Saint-Pierre à Rome. Rome moderne l’équivalent de la Grèce antique.


Aucun genre de grandeur n’a manqué à l’école d’Alexandrie ; le génie, la puissance, la durée, ont consacré son souvenir. Ranimant, à une époque de décadence, la fécondité d’une civilisation vieillie, elle a suscité toute une famille de grands esprits, de nobles caractères ; Plotin, son vrai fondateur, a fait revivre Platon ; Proclus a donné à Athènes un autre Aristote. Déjà si grande dans l’ordre de la pensée, elle a eu la noble ambition de gouverner les affaires humaines ; avec Julien, elle a été la maîtresse du monde. Durant trois siècles, elle a ténu en échec la plus grande puissance qui jamais ait paru parmi les hommes, le christianisme, et si elle a succombé, c’est en entraînant dans sa chute la civilisation dont elle était le dernier rempart.

La peinture compte cinquante-huit personnages qui se regroupent aux premier et deuxième plans. On peut diviser cette fresque en cinq grandes parties : trois niveaux horizontaux et deux verticaux. Empire musulman par le biais de la langue arabe. Plus à gauche, Épicure, couronné de pampres, écrit sur un livre, et est appuyé sur un petit chapiteau. Selon certains, ce personnage serait Bacchus embrassé par Morphée, endormi derrière lui.

Tous ces personnages se trouvent à la diagonale de la déesse Minerve, la déesse de l’intelligence et du savoir. Au centre, légèrement à droite, le personnage allongé sur les marches est le philosophe cynique Diogène de Sinope. Il tient dans sa main gauche une feuille vierge et devant lui à sa droite, une écuelle, symbole que la faim intellectuelle est moins importante dans la vie que la faim physique. Bramante, se tient penché en train de montrer avec un compas son nouveau théorème, tandis que les quatre garçons qui l’entourent se montrent intéressés, voire impressionnés. Au deuxième plan, au centre et au point de fuite de la peinture, sont représentés les philosophes Platon et Aristote. Ceux-ci portent la toge romaine et ont une attitude majestueuse. Timée tandis qu’Aristote a son Éthique à la main.

Les gestes des deux philosophes – le premier tend sa main vers le ciel tandis que le second désigne la terre – offrent une représentation symbolique de leurs conceptions philosophiques. Dans l’attroupement à gauche de Platon, se trouve Socrate, le maître de Platon. Au dernier plan, on trouve la statue d’Apollon, le dieu des arts, du soleil et de l’harmonie, à gauche, tandis qu’Athéna se trouve à droite, tous deux protecteurs des arts et de la philosophie. Léonard de Vinci qui a servi de modèle à Platon, contrairement à la doxa.

Léonard de Vinci, mais c’est une erreur, car Raphaël ne l’avait pas vu depuis au moins une dizaine d’années lorsqu’il a peint cette fresque. Raphaël utilise un dessin qui était connu à l’époque, parce qu’il circulait en Italie, censé représenter le Philosophe i. Raphaël a donc l’intelligence de donner à Platon les traits du Philosophe, i. Les œuvres de Raphaël ont été reprises par des graveurs tels que Marcantonio Raimondi.

Cela a permis la diffusion de la Renaissance italienne entre autres en Espagne. Elles ne déferleront à Rome qu’avec l’arrivée progressive de réfugiés byzantins fuyant les armées turques en emportant leurs bibliothèques. Socrate et son disciple Platon avaient l’habitude d’enseigner leur philosophie en marchant dans un jardin en conversant avec leurs élèves. Hersey, High Renaissance Art in St. Peter’s and the Vatican- An Interpretive Guide, 1993, University of Chicago Press. The Cambridge Companion to Raphael, Cambridge University Press.