Histoire des Cathares PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Le trésor des cathares ou de Montségur désigne les réserves monétaires de l’Église cathare assiégée qui auraient histoire des Cathares PDF mises en lieu sûr avant la reddition du castrum de Montségur puis convoyées vers les Églises sœurs d’Italie. Au sens médiéval du terme, un trésor n’est qu’une réserve monétaire, sans aucune connotation de mystère.


Une synthèse exhaustive de trois siècles dramatiques et flamboyants. La référence indispensable.

Michel Roquebert a reconstitué avec une minutie inégalée la société cathare, son histoire et celle de sa répression, en se fondant uniquement sur les sources du temps : traités et rituels cathares, chroniques, interrogatoires et sentences de l’Inquisition, correspondances des papes, des rois et des grands, canons conciliaires, actes publics et privés de tout ordre. Cette « Histoire des Cathares », couvrant plus de trois siècles, raconte l’hérésie, sa nature exacte, son essor dans l’Europe entière et les raisons de son développement particulier dans les Etats du comte de Toulouse et des vassaux, correspondant, en gros, aux régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon; la croisade, lancée en 1209 par le pape Innocent III, jusqu’à la chute de Montségur en 1244; l’Inquisition, fondée en 1233 à Toulouse, pour éradiquer le christianisme dissident dont elle ne vient à bout que dans le premier quart du XIVe siècle.

Michel Roquebert, Grand Prix d’Histoire de l’Académie française, lauréat de l’Académie des Jeux Floraux et de l’Académie du Languedoc, est très connu de tous ceux qu’intéresse l’histoire du catharisme. Les quatre premiers tomes de son Epopée cathare, ainsi que le cinquième – Les Cathares, de la chute de Montségur aux derniers bûchers –, paru chez Perrin, ont été des succès, tout comme son fameux album, Les Citadelles du vertige (1972) ou Montségur, les cendres de la liberté (1992), et La religion cathare (2001).

L’Église cathare, dont les communautés religieuses, individuellement pauvres, travaillaient, avait à gérer des fonds. Ces réserves lui permettraient d’assurer sa subsistance et ses bonnes œuvres, d’acheter les matières premières de l’artisanat communautaire, de faire copier des Bibles et, en période de persécution, de rétribuer des protecteurs et des passeurs. Le trésor des Cathares a toujours été une source d’inspiration pour les romanciers spécialisés dans les énigmes historiques, et a très largement contribué aux légendes diverses qui se sont créées au fil du temps. Au tout début de la Seconde Guerre mondiale, les Allemands s’étaient intéressés de très près à l’histoire des Cathares, à la suite de la parution de Croisade contre le Graal, roman de l’écrivain et historien Otto Rahn. Marie-Carmen Garcia et Williams Genieys, L’invention du Pays Cathare : essai sur la constitution d’un territoire imaginé, L’Harmattan, 2005, 140 p. Centre d’études cathares de Carcassonne, Cathares : au-delà des mystères, SPH, Nice, 2003, 234 p.

Michel Roquebert,  Le trésor de Montségur , dans Montségur, la mémoire et la rumeur. 1244-1994, Actes du colloque de Foix d’octobre 1994, Archives départementales de l’Ariège, Foix, 1994. Daniel Bareste, Le Trésor des cathares : roman, Éd. La Bruyère, Paris, 1988, 268 p. Louis-François Claro, Le trésor des cathares, L. Liliane et Fred Funcken, Didier Convard, Le Chevalier blanc : le trésor des cathares, Hélyode, Bruxelles, 1994, 47 p. Scott Free Productions, Labyrinthe, 2011, Adaptation du roman historique « Labyrinthe » écrit en 2005 par Kate Mosse.

Site présentant des bandes dessinées sur le catharisme et le trésor de Montségur. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 15 mars 2018 à 21:34. Cliquez pour suivre ou participer au débat. Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Considérez le contenu de cet article avec précaution. Enluminure représentant l’expulsion des habitants de Carcassonne en 1209.

Mal, siège des tentations et corruptible, tandis que le paradis procède du principe du Bien, seul Dieu réel, offrant rédemption et élévation spirituelle. Ensuite, en 1164, il compose son Liber contra hereses katarorum largement nourri de citations empruntées au De hæresibus d’Augustin. Eckbert attribue à ces nouveaux  cathares  des croyances manichéennes qui caractérisaient en fait d’autres sectes décrites par Augustin. Monéta de Crémone l’utilise dans Adversus catharos paru vers 1241 puis, quelques années plus tard, Rainier Sacconi compose le Summa de catharis.

De nombreuses autres étymologies ont été proposées, souvent fantaisistes. C’est apparemment Charles Schmidt qui relance l’expression en 1848 avec son Histoire ou doctrine de la secte des cathares ou albigeois. On a longtemps hésité sur les liens entre le catharisme et le bogomilisme. Ces deux doctrines furent considérées alors comme proches du manichéisme, car le clergé romain disposait d’ouvrages de réfutation, notamment ceux d’Augustin, ancien manichéen lui-même.

L’hypothèse d’une origine paulicienne se nourrit de l’étude des migrations pauliciennes à la suite de leur défaite à Téphriké et par les rapports entre Alexis Comnène, empereur romain d’Orient, et Raimond de Saint-Gilles, comte de Toulouse, dont les troupes furent renforcées d’éléments dont certains avaient intégré des combattants pauliciens. Les réactions des autorités civiles ou ecclésiastiques et des populations expliquent cette géographie du catharisme et sa persistance dans le Midi. Cependant des recherches récentes ont démontré que cette hérésie a été largement instrumentalisée notamment par Raymond V, comte de Toulouse. C’est ce que l’on peut voir dans sa lettre écrite en 1177 au chapitre général de Cîteaux. L’importance de l’hérésie cathare a souvent été exagérée par les premiers écrivains et historiens du catharisme, puis par les mouvements régionalistes les évoquant.