Journal de Medecine, de Chirurgie Et de Pharmacologie, Volume 43… PDF

Ces listes gagneraient à être introduites par une partie rédigée et sourcée, de façon à bien resituer les différents items. Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire. La reconnaissance de la toxicité du benfluorex a conduit à l’arrêt de sa commercialisation dans plusieurs pays, mais en France seulement en 2009, et grâce au combat mené par Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest, journal de Medecine, de Chirurgie Et de Pharmacologie, Volume 43… PDF a permis de révéler l’affaire du Mediator.


Avant le retrait, plus de 300 000 patients s’en voyaient prescrire chaque année. Depuis 1976, au moins cinq millions de personnes ont été traitées par cette molécule. Sept millions de conditionnements ont été vendus chaque année représentant un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros. Irène Frachon, le médicament a été retiré de la commercialisation en France à la fin de l’année 2009. Une étude publiée le 23 janvier 2014, fondée sur les demandes d’indemnisation et s’appuyant donc sur des cas réels et non des estimations statistiques, aboutit à des chiffres moins élevés. Sur un échantillon représentatif de 1 784 dossiers étudiés par le collège d’experts de l’ONIAM, 293 avis sont potentiellement imputables au Mediator.

Société américaine de pharmacologie et de thérapeutique un article sur la norfenfluramine. Sa pharmacologie se caractérise par un effet anorexigène sans stimulation notable du système nerveux central. 1973 : Servier demande à l’OMS que le benfluorex ne soit plus désigné comme un anorexigène, mais soit renommé  benzaflumine  ou  benflurate . 1976 : Un article de la revue Pratiques souligne que le Mediator est un dérivé de l’amphétamine et que cette caractéristique, peu mise en évidence par Servier, doit être connue des prescripteurs, afin de surveiller les réactions des malades.

1977 : Servier dépose une demande d’autorisation de mise sur le marché belge pour le benfluorex. Après évaluation du dossier, la Commission des médicaments belge émet un avis défavorable du fait de l’insuffisance de données relatives aux effets à long terme du médicament. 1977 : Henri Pradal, médecin et coauteur du Dictionnaire critique des médicaments, édition 1977-1978, souligne la proximité des formules du Mediator et du Pondéral, et son absence d’efficacité attendue. 1993 : Publication par François Brenot et al. Malgré cette étude, l’Isoméride est autorisé par la FDA aux États-Unis, en raison de l’importance du problème de l’obésité.

Lucien Abenhaïm dit ne pas avoir été au courant à l’époque de la proximité entre le Mediator et la fenfluramine. 1997 : Une enquête de pharmacovigilance sur le benfluorex est lancée en France. En effet, le médicament est détourné comme anorexigène, et son métabolisme donne le même composé toxique que l’Isoméride : la norfenfluramine. Elle souligne l’association du Mediator à des traitements à visée amaigrissante :  Au-delà des aspects de santé publique liés à des prescriptions inutiles, voire dangereuses pour la santé, le constat d’une utilisation en dehors du champ des indications reconnues et valides pose également une question d’ordre économique . Septembre 1998 : À la demande des autorités sanitaires italiennes, le Mediator fait l’objet d’une enquête au niveau européen, dont la France et l’Italie sont les rapporteurs. Juin 1999 : Une patiente de l’hôpital Saint-Joseph consulte à l’hôpital Antoine-Béclère pour son HTAP.

Le professeur Simonneau est alerté par la prise par la patiente de Mediator et découvre la similitude de la molécule avec l’Isoméride, qu’il a déjà contribué à faire interdire. 2002 : L’Afssaps interdit une publicité du laboratoire Servier. La molécule est retirée par le laboratoire à la suite des questions qui lui sont posées sur sa pharmacodynamie, et avant la date prévue de son renouvellement d’Autorisation de Mise sur le Marché. Octobre 2003 : La revue Prescrire appelle à rester vigilant vis-à-vis des dérivés amphétaminiques.

La Commission nationale de pharmacovigilance considère que les cas d’hypertension artérielle pulmonaire signalés sont peu nombreux et peuvent correspondre à l’incidence des hypertensions artérielles pulmonaires idiopathiques. Elle ne mentionne pas le problème des valvulopathies. Survenant après sept notifications spontanées, cette nouvelle déclaration ne conduit pas à l’interdiction. Le dictionnaire des médicaments Dorosz mentionne le risque de valvulopathie sous Mediator. Février 2009 : Onze cas de valvulopathies sous Mediator sont signalés à l’Afssaps par le CHU de Brest. 10 juin 2009 : Après la réunion du 3 juin 2009 à l’Afssaps, l’épidémiologiste Catherine Hill adresse un courriel à tous les experts de l’Afssaps. 7 juillet 2009 : Irène Frachon se rend à la Commission Nationale de Pharmacovigilance.