Jules Supervielle aujourd’hui : Actes du colloque d’Oloron-Sainte-Marie, 1er et 2 février 2008 PDF

Né en Uruguay, il perd ses parents très tôt. Jules Supervielle vient d’une famille très unie : Bernard, son oncle, fonde en Uruguay une banque avec sa femme Marie-Anne de 1880 jules Supervielle aujourd’hui : Actes du colloque d’Oloron-Sainte-Marie, 1er et 2 février 2008 PDF 1883. Cette entreprise devient rapidement familiale : Bernard demande à son frère Jules, père du poète, de venir le rejoindre en Uruguay.


Jules fait du trio un parfait quatuor en épousant sa propre belle-sœur, Marie, sœur de Marie-Anne et future mère du poète. Jules apprend par hasard qu’il n’est que le fils adoptif de son oncle et sa tante. Il commence la rédaction d’un livre de fables sur un registre de la banque Supervielle. Son oncle et sa tante s’installent à Paris en 1894. Jules y fera toutes ses études secondaires.

De cette union naîtront six enfants, nés entre 1908 et 1929. En 1910, il dépose un sujet de thèse sur le sentiment de la nature dans la poésie hispano-américaine. Des extraits paraîtront dans le Bulletin de la bibliothèque américaine. Il publie Comme des voiliers, son second recueil de poèmes. Il publie son premier recueil important de poèmes Débarcadères en 1922. En 1923, c’est le début d’une longue amitié avec Henri Michaux, qui deviendra son ami intime.

C’est aussi cette année-là qu’il publie son premier roman : L’Homme de la pampa. Il devient l’ami intime de Jean Paulhan en 1927 et lui soumet désormais tous ses textes. Son premier recueil important de nouvelles fantastiques, L’Enfant de la haute mer, qui rassemble cinq textes publiés entre 1924 et 1930 et trois inédits, sort en 1931. Jules Supervielle à s’exiler pour sept ans en Uruguay. Il est nommé officier de la Légion d’honneur. En 1946, Supervielle rentre en France, ayant été nommé attaché culturel honoraire auprès de la légation d’Uruguay à Paris. Il publie ses premiers contes mythologiques sous le titre Orphée, édité en 1950 chez Gallimard sous le titre Premiers pas de l’univers.

Il vit entre 1953 et 1960 au 7 quai Louis-Blériot. Supervielle s’est tenu à l’écart des surréalistes. Attentif à l’univers qui l’entourait comme aux fantômes de son monde intérieur, il a été l’un des premiers à préconiser cette vigilance, ce contrôle que les générations suivantes, s’éloignant du mouvement surréaliste, ont mis à l’honneur. Claude Roy, Supervielle, Paris, Poésies P.

Sabine Dewulf, Jules Supervielle ou la connaissance poétique – Sous le soleil d’oubli, coll. Critiques littéraires, en deux tomes, Paris, éd. Sabine Dewulf, La Fable du Monde, Jules Supervielle, coll. Sabine Dewulf, Le Jeu des miroirs, Découvrez votre vrai visage avec Douglas Harding et Jules Supervielle, éd.

Jacques Le Gall, Les Pyrénées, postface, éd. Odile Felgine, L’Ecriture en exil, Dianoïa, PUF, 2014. Saint-Jean-Pied-de-Port et Oloron issus de Boire à la source, livre aujourd’hui quasiment introuvable. Ils évoquent le retour à la terre natale qui fut aussi celle où ses parents moururent tragiquement, alors qu’il n’était âgé que de quelques mois. C’est en 1926 que le poète effectue ce  pèlerinage  dans les rues, les maisons de sa petite enfance. Le Lycée français de Montévidéo a le nom de Jules Supervielle. L’œuvre La Belle au bois a été mise en scène par le Collectif Quatre Ailes, qui a choisi de saisir l’univers merveilleux de cette pièce dans un décor d’images et de tricot.