L’Étude des hiéroglyphes PDF

Un article de Wikipédia, l’Étude des hiéroglyphes PDF’encyclopédie libre. Hiéroglyphes sur le temple de Kôm Ombo.


Extrait:

a découverte de la nature et du sens des hiéroglyphes est-elle réelle ou n’est-elle qu’une fiction effrontément prônée par un charlatanisme éhonté ? Telle est la question que je vais essayer de résoudre. Et d’abord, cette question vaut-elle la peine qu’on l’examine ? La réponse est facile. Pendant une longue suite de siècles, l’écriture mystérieuse et splendide qui couvrit en les ornant les monuments de l’antique Égypte n’a cessé de préoccuper les hommes les plus éminents de toutes les nations, et, parce que nous aurions l’incroyable chance d’être les contemporains d’une découverte qui nous révélerait les secrets de cette écriture, devrions-nous accueillir avec indifférence une pareille conquête, et renoncer à nous enquérir de la réalité de la découverte ?

L’écriture hiéroglyphique égyptienne est figurative : les caractères qui la composent représentent en effet des objets divers, — naturels ou produits par l’Homme —, tels que des plantes, des figures de dieux, d’humains et d’animaux, etc. Apparue à la fin du IVe millénaire av. Haute-Égypte, l’écriture hiéroglyphique est utilisée jusqu’à l’époque romaine, soit pendant plus de trois mille ans. Le hiéroglyphe est primitivement le graveur des signes. Par extension, on qualifie souvent de hiéroglyphique une écriture utilisant le même principe logographique que l’égyptien. Ainsi, on parle du hittite ou du maya hiéroglyphiques. Dernière inscription hiéroglyphique connue, porte d’Hadrien à Philæ.

Quelle que soit leur fonction, les signes sont figuratifs : ils représentent quelque chose de tangible, souvent facilement reconnaissable, même pour quelqu’un qui ignore le sens du signe. En effet, pour le dessin des hiéroglyphes, les Égyptiens s’inspirèrent de leur environnement : objets de la vie quotidienne, animaux, plantes, parties du corps. Les hiéroglyphes furent gravés sur pierre ou bien, dans le cas de l’écriture hiératique, tracés au calame et à l’encre sur un support moins durable. Apparue avant la civilisation pharaonique, l’utilisation des hiéroglyphes gravés n’est donc pas liée aux nécessités administratives d’un État en formation. Antiquité égyptienne du musée du Louvre. Une première simplification du système d’écriture égyptien est qualifiée par les égyptologues de hiéroglyphes linéaires. L’écriture hiératique, troisième stade de l’évolution du système d’écriture égyptien, en constitue la forme cursive.

Le copte, enfin, est le dernier stade de la langue et de l’écriture égyptiennes. Il est encore utilisé de nos jours, mais uniquement comme langue liturgique. Il s’écrit au moyen de l’alphabet grec auquel on a ajouté sept caractères démotiques pour transcrire les sons étrangers au grec. L’écriture égyptienne n’est plus utilisée actuellement pour écrire quelque langue moderne que ce soit. Reproduction de la pierre de Rosette. Les hiéroglyphes gravés égyptiens sont tous, ou peu s’en faut, figuratifs : ils représentent des éléments réels ou imaginaires, parfois stylisés et simplifiés, mais parfaitement reconnaissables dans la plupart des cas. Dans les parties qui suivent, les hiéroglyphes seront translittérés, c’est-à-dire retranscrits à l’aide de symboles d’un autre système d’écriture.