L’art d’amerique latine 1911 1968 (catalogue d’exposition) PDF

Logo de la Biennale de L’art d’amerique latine 1911 1968 (catalogue d’exposition) PDF. Elle est considérée comme une des plus prestigieuses manifestations artistiques en Europe, et dans le monde. C’est aussi une des plus anciennes puisqu’elle fut créée en 1893 et se tint pour la première fois en 1895 en tant que  Exposition Internationale d’Art de la Cité de Venise . Sa seconde édition, lui valant le nom de  Biennale  eut lieu deux ans plus tard.


Retour au village natal, Giovanni Segantini, Grand Prix 1895. Le 19 avril 1893, le conseil municipal de Venise décida, pour célébrer les vingt-cinq ans de mariage du roi Humbert Ier et de Marguerite de Savoie, d’organiser une exposition biennale d’art. Napoléon Bonaparte, à la pointe du sestiere de Castello. Il fut décidé d’inviter des artistes vénitiens, italiens et internationaux qui devaient exposer chacun au maximum deux œuvres inédites. Quatre prix principaux étaient prévus, allant de 10 000 à 5 000 lires-or. En 1897, une deuxième exposition se tint, à l’initiative du nouveau maire, Filippo Grimani. L’affiche fut dessinée par Augusto Sezanne, qui devient ensuite le graphiste récurrent de l’affiche de la manifestation.

Afin de ne pas interférer avec l’exposition universelle de Turin, la Biennale n’eut pas lieu en 1911 mais un an plus tôt, en 1910, puis en 1912. Tandis que se déroulait la XIe Biennale en 1914, la guerre éclata en Europe. La Biennale s’interrompit et ne devait reprendre qu’en 1920. En 1932, des membres de la Biennale, présidée par Giuseppe Volpi di Misurata, lancent la première Mostra de Venise, consacré au cinéma.

En 1938, elle s’appelle désormais la Biennale di Venezia, sans autre précision, et en 1940, elle se tient en dépit de la guerre. En 1942, elle honore pour sa XXIIIe ouverture les vingt ans du fascisme italien. La XXIVe Biennale n’est relancée qu’en 1948, s’étalant de mai à septembre. Pour l’Exposition Internationale d’Art de la Cité de Venise, le maire de Venise Riccardo Selvatico commanda à l’ingénieur municipal Enrico Trevisanato un bâtiment dans les Giardini de Castello. Celui-ci recruta les architectes Marius Pictor et Bartolomeo Bezzi ainsi que les sculpteurs Lorenzetti, Nono, Guisti et Benvenuti. Le pavillon central abrita toutes les biennales jusqu’en 1905.

Le pavillon belge fut le premier pavillon étranger construit dans les Giardini, à l’initiative du directeur général belge des beaux-arts Hippolyte Fierens-Gevaert. Le pavillon hongrois fut inauguré en 1909. Il est l’œuvre de Géza Rintel Maróti qui s’inspira de l’architecture et de l’art traditionnels religieux magyars comme en témoigne la riche décoration encore présente. Le pavillon allemand était à l’origine l’œuvre de Daniele Donghi. Néo-classique, il fut ouvert en 1909 pour accueillir la Bavière avec la Sécession munichoise.

Des fresques mythologiques furent ajoutées en 1912. Il fut totalement fermé pendant la première guerre mondiale avant d’être rendu à la république de Weimar en 1922. En 1887, un café-restaurant s’était installé dans les Giardini. Ce bâtiment fut repris pour en faire le pavillon britannique par l’architecte Edwin Alfred Rickards dans le style palladien.

En 1914, le pavillon dessiné par Ferdinand Boberg devait accueillir la Suède mais il fut finalement attribué aux Pays-Bas. Même s’il ouvrit dès 1922, le pavillon espagnol ne fut achevé qu’en 1924 lorsque le décorateur Javier De Luque acheva la décoration en style baroque castillan. Il est l’œuvre de l’architecte Otakar Novotný dans un style très dépouillé. Le pavillon danois, bâti sur des plans de Carl Brummer, fut inauguré en 1932. De style néoclassique, il dispose d’un péristyle destiné à accueillir des sculptures. Pour la Biennale de 1932, il fut décidé d’organiser une exposition des arts décoratifs vénitiens.