L’avenir de notre industrie ! : Construire une mondialisation durable PDF

Comment planter une fôret l’avenir de notre industrie ! : Construire une mondialisation durable PDF robinier ? 2011- Le CRPF Rhône-Alpes vient d’éditer une nouvelle fiche consacrée au robinier.


Nous sommes en train de perdre la nouvelle révolution industrielle mondiale au profit de quelques pays émergeants dont la Chine. La crise économique annonce au quotidien des fermetures d’usine sur notre territoire… Nos déséquilibres économiques grandissants menacent notre style de vie. II est temps de réagir et d’agir pour une performance durable de l’industrie, voie dans laquelle cet ouvrage novateur propose de vous accompagner. Mais comment ? Une alternative s’offre à nous : réactiver les capacités industrielles qui ont été les nôtres par l’innovation, la technologie, la qualité, le travail et le sens de la responsabilité… ou nous battre coût contre coût avec les pays émergents et détricoter le système social construit au cours des dernières décennies. A chacun de choisir son futur. Ce livre est un véritable plaidoyer pour l’innovation et la valeur client, qui seules peuvent permettre de faire à nouveau la différence ! Fort des success stories qu’il a accompagnées, Jacques Leger, Manager virtuose de l’industrie, nous guide et nous apprend à réinventer notre offre à travers plusieurs cas : la Logan high tech pour les uns et low cost pour les autres, illustre l’approche des Lean products ; la Global integration propose d’offrir davantage de valeur client par une approche système ; le captage et le stockage du CO2 illustre le potentiel de création de valeur environnementale. Ces cas proposent des clés pour notre avenir. Les outils utilisés et appliqués pour nous, suggèrent plusieurs stratégies, chacun restant libre de suivre le chemin qui convient le mieux à son entreprise et/ou à son produit… Ce livre s’adresse à tous ceux qui ont à perdre avec le déclin de notre industrie. Alors c’est le moment où jamais ! Devenez le héros de votre entreprise en lui offrant un avenir durable !

Le chêne rouge et le pin laricio sont régulièrement utilisés en reboisement dans la région Rhone-Alpes souvent en enrichissement de chênaies médiocres pour le chêne rouge et en valorisation de coteaux et moyennes montagnes sèches pour le pin laricio. Ces fiches sont disponibles en téléchargement sur les pages du CRPF, en rubrique « fiches et guides techniques ». Le dossier fait le point sur le robinier aujourd’hui : biologie, sylviculture et marché, en régions et dans le monde. Le robinier est une essence qui ne manque ni d’atouts, ni d’avenir et qui pourrait se développer dans les prochaines années. C’est la seule espèce des forêts européennes à être admise en classe 4, comme le teck. Très plastique, le robinier est présent sur des sols et sous des climats variés. Il est nécessaire pour bien valoriser le robinier de connaître ses utilisations, ses qualités et son marché.

Le développement de cette essence devrait permettre une mise en valeur des peuplements de robinier français. Le robinier est une essence dont on parle de plus en plus pour ses nombreuses qualités. Il pousse en climat tempéré et donne un excellent bois d’œuvre très concurrentiel vis-à-vis de certains bois exotiques. Le produit est reconnu excellent, d’une qualité équivalente et surtout plus régulière que le teck. Rhône-Alpes, Bourgogne et Aquitaine tandis que quatre régions en sont quasiment dépourvues : Nord-Pas-de-Calais, Basse-Normandie, Bretagne et Provence-Côte d’Azur.

Le robinier se présente le plus souvent en boqueteaux mais rarement sous la forme de véritables massifs. Sa productivité et les produits qui en découlent varient énormément suivant les terrains qu’il occupe. 25 cm pour une utilisation exclusive en piquet et chauffage. 3 sur pied peut et doit alors atteindre 60 à 80 euros. Les piquets de vigne et de clôture constituent la grosse part du marché, ils permettent une rémunération souvent correcte des bois sur pied en fonction du transport jusqu’aux zones de transformation et d’utilisation.

Hongrie et de Roumanie ont récemment contribué à ralentir l’utilisation locale du robinier pour ce marché mais la demande est désormais bien relancée et les transformateurs commencent à faire défaut. Les utilisations en bois d’œuvre se développent et se diversifient depuis quelques années à l’instar de nos voisins italiens, hollandais et allemands. Le parquet en lames courtes pour l’intérieur est fabriqué classiquement par quelques entreprises , une version contrecollée est maintenant au point, le robinier y apporte ses qualités de résistance et d’esthétique. Le caillebotis est aujourd’hui très demandé, c’est encore le bois exotique qui domine ce marché mais on y voit désormais poindre le robinier.

Des produits divers sont mis en oeuvre tels que les pavés, les bardages, les chevilles, les barriques, les jets d’eau pour huisseries, le mobilier urbain, la signalétique, etc. Dans certains pays européens, on recense d’autres utilisations : escaliers, meubles de cuisine, parpaings, poutres en lamellé-collé, vis, pointes, objets décoratifs, etc. On utilise en sciage des billes de 2 à 2,5 m de longueur, bien purgées d’altérations et d’un diamètre supérieur à 22 cm sur écorce. Le tri sur coupe des billes de pied peut répondre à cette demande si les mobilisateurs veulent bien s’en donner la peine et réduire ainsi le gaspillage de bois d’œuvre. On essaie, si possible, de travailler le bois assez frais, c’est-à-dire dans les semaines qui suivent la coupe. On amorce le sciage sur quartier pour éviter que le bois ne se déforme. On emploie de préférence des scies à pas variable et des fraises à diamant pour une mise en œuvre plus facile.

Les récents articles et reportages relatifs à cette essence ont confirmé auprès des sylviculteurs et des utilisateurs tout l’intérêt apporté aujourd’hui au robinier. Hongrie et dans d’autres « pays de l’est », là ou l’offre de pré-débit reste abondante et à un prix rendu acceptable . Cette offre se fait progressivement plus rare et naturellement plus chère, c’est pourquoi il faut valoriser d’urgence notre potentiel robinier par quelques pratiques au niveau de la sylviculture et de la mise en marché. Au niveau de la mise en marché, il est intéressant de constater le rôle émergeant des mobilisateurs qui peuvent distribuer les billons vers les divers utilisateurs et ainsi mieux revaloriser le bois d’œuvre. 5 ans à partir de 10-12 m jusqu’à 25-30 ans. 1 an sur le sol avant d’être sciées. Il se teint et se vernit bien.

Comment contrer les difficultés que rencontre la filière bois ? La Société forestière du Médoc mise sur cette essence dont la presqu’île est un gros producteur. L’Aquitaine est le plus vaste massif forestier de France. Grâce à la forêt, la filière bois dont le chiffre d’affaires annuel est d’environ 2,6 milliards d’euros, génère entre 28 000 et 30 000 emplois salariés. Néanmoins, depuis la tempête de 1999, puis celle de 2009, sans compter les dégâts occasionnés par les différents parasites dont les scolytes, la sylviculture et l’industrie du bois subissent aujourd’hui une crise profonde. La mondialisation, les réglementations qu’imposent la politique de développement durable, la baisse des prix et les difficultés à écouler les stocks, sont pour les entreprises, autant d’obstacles à surmonter.

Devant ce dilemme, Philippe Delfour, gérant de la Société forestière du Médoc, située à Carcans, a pour sa part orienté sa politique commerciale vers le robinier, jusque-là réservé à la fabrication des piquets de vignes et de clôture. Cependant, précise Philippe Delfour : « Ce choix n’a pas été chose facile. Mais, pour ce chef d’entreprise artisanale : « Le robinier, grâce à son excellente qualité et à la durabilité du bois, peut être appelé dans un avenir plus ou moins proche, à remplacer des essences pénalisées par les nouvelles réglementations en matière de traitement chimique des bois utilisés en extérieur ». Le Groupement de productivité forestière du Médoc encourage le développement de l’exploitation du robinier.