L’Empire de la peur PDF

Représentation graphique de l’évaporation de la grande armée. Pour la Grande Armée, Moscou l’Empire de la peur PDF synonyme de déconvenue.


 » « Modèle » d’une société démocratique, l’Amérique réagit souvent avec un mépris ploutocratique aux exigences d’égalité planétaire, dénonçant un « axe du mal » nébuleux sans tenir compte d’un axe de l’inégalité flagrant. […] Elle croit que, même si elle appuie la dictature dans des pays qu’elle tient pour amis, elle peut imposer la démocratie à la pointe du fusil à des ennemis à terre. Elle croit que des marchés privatisés et un consumérisme agressif, affranchis des contraintes démocratiques, sont les instruments qui forgeront la démocratie ; elle est convaincue que les autres nations peuvent instaurer la démocratie du jour au lendemain en important des institutions américaines qu’il a fallu des siècles pour former et développer aux Etats-Unis. La politique étrangère de guerre et de paix que mène aujourd’hui l’Amérique pour abattre la tyrannie et fonder la démocratie repose sur une compréhension défectueuse des conséquences de l’interdépendance et de la nature même de la démocratie. Et c’est ainsi que l’empire de la peur engendre l’emprise de la peur, hostile tant à la liberté qu’à la sécurité.  » Benjamin Barber

18 octobre 1812, l’armée est désordonnée après ce temps de relâche, ce qui entraîne en son sein une perte de discipline et de cohésion. Cette relâche de la Grande Armée associée au froid environnant provoque des désastres. En effet, le froid et tout ce qu’il entraîne constitue désormais l’ennemi majeur de l’armée de Napoléon dans son retour vers la France. Le simple verglas suffit à tuer les chevaux: une fois à terre, il ne leur est plus possible de se relever et de continuer. Tout au long de la Campagne de Russie, les Russes en reculant face à l’armée de Napoléon ont appliqué la politique de la terre brûlée, détruisant sur leur chemin vivres et récoltes avoisinantes.

Elle se trouve vite confrontée au manque de vivres. Certains stocks amassés par l’armée sont pris d’assaut par les hommes indisciplinés et affamés, entraînant un gaspillage des ressources alimentaires. Les chevaux servent aussi de nourriture aux hommes, des groupes d’hommes se forment autour des chevaux le long de la marche, ces chevaux portent les équipements et les provisions jusqu’à leur mort où ils sont dépecés et mangés sur-le-champ, certains hommes tuant même leurs montures dès l’instant où celles-ci commencent à chanceler. Poussés par le manque de nourriture et le grand froid, des soldats furent amenés à manger la chair d’autres soldats. Grande Armée égarés étant pris pour cibles et faits prisonniers par les Russes. Les Cosaques harcèlent l’armée de Napoléon, tentant de lui barrer le passage tout en se rassemblant pour le combat majeur que va connaître la retraite de Russie.

Article détaillé : Bataille de la Bérézina. L’empereur Napoléon Ier et sa Grande Armée anéantie par le froid, à la bataille de la Bérézina. Le 25 novembre, Napoléon à la tête de 50 000 hommes arrive face à la Bérézina. Napoléon commence à être encerclée par trois corps d’armée ennemis. Une des fosses communes, où leurs corps ont été sommairement ensevelis, a été mise au jour par l’équipe des archéologues et des scientifiques dirigée par le docteur Rimantas Jankauska, pathologiste à l’université de Vilnius. La bataille de la Bérézina et la retraite de Russie sont aussi évoquées dans La Peau de chagrin où le grenadier Gaudin de Witschnau a disparu .

Dans Le Médecin de campagne, le commandant Genestas en fait un récit apocalyptique et il décrit la débandade de l’armée :  C’était pendant la retraite de Moscou. On retrouve aussi cet affreux épisode guerrier dans le récit du général de Montriveau dans Autre étude de femme :  L’armée n’avait plus, comme vous le savez, de discipline et ne connaissait plus d’obéissance militaire. C’était un ramas d’hommes de toutes nations qui allaient instinctivement. La retraite de Russie est évoquée dans la première partie du poème L’Expiation de Victor Hugo, publié en 1853 dans le recueil Les Châtiments :  Il neigeait. On était vaincu par sa conquête. Pour la première fois l’aigle baissait la tête.