L’enseignement social de l’Eglise et l’économie de marché PDF

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Dans une lecture économique de la Doctrine sociale de l’Eglise, Bernard Laurent avance l’idée que, depuis Léon XIII, l’Eglise perpétue son opposition à un libéralisme économique sans limites, au pouvoir démesuré du  » tout marché « . L’Eglise ne se contente pas de livrer un enseignement moral – actualisé en fonction des problèmes rencontrés – qui vise à éclairer les chrétiens pour favoriser leur discernement face aux questions rencontrées dans le monde économique et social. Elle défend une conception de l’homme qui la conduit à critiquer la société moderne dominée par la sphère marchande. Cette réserve s’inscrit dans la perpétuation de la tradition intransigeante, celle d’un catholicisme en délicatesse avec le système de valeurs issu des Lumières, tradition à laquelle Jean-Paul II a donné un nouveau souffle. Le renouveau des thèses libérales, tout autant que la situation économique de crise, rend davantage recevable une parole anti-moderne, anti-libérale, soucieuse avant tout de l’homme.

La vision et les normes sont celles posées par la comptabilité nationale. Elle correspond au niveau national à la quantité des biens et services utilisés qui concourent à la satisfaction directe des besoins individuels et collectifs. Remarque 1 : La satisfaction de ces besoins individuels peut s’effectuer via une organisation collective. Ainsi la Défense nationale, la Justice sont des services collectifs. Par ex : Enseignement public ou privé, Hôpitaux publics ou cliniques privées.

La consommation finale des ISBLSM : Elle correspond aux transferts sociaux non marchands destinés aux ménages. Exemple : l’amortissement du four du boulanger signifie qu’à chaque utilisation du four, une partie de la valeur de cet équipement est transférée dans les pains qui y sont cuits. Remarque : En comptabilité nationale, seuls les biens et services produits peuvent être consommés. Elle est fortement dépendante de données socio-culturelles et psychologiques : D’un pays à l’autre, les différences de structure des dépenses de consommation le démontrent.

Pour consommer, les agents économiques, notamment les ménages, doivent disposer d’un revenu. L’addition des Revenus primaires et des Revenus de transfert donne le Revenu disponible : c’est l’ensemble des ressources à disposition des ménages afin de consommer ou épargner. Yd représente le revenu disponible, c’est-à-dire le revenu net d’impôts. Keynes note que, lorsque le revenu augmente, les possibilités d’épargne s’accroissent. Pourtant, il fait valoir qu’à court terme, propension à consommer et propension à épargner dépendent de paramètres plus sociologiques qu’économiques. Ce qui permet de conclure qu’elles restent relativement stables.

Cette approche est remise en cause par les travaux de Milton Friedman publiés en 1957 dans Théorie de la fonction de consommation. Alors que le keynésianisme dominait, Friedman en souligne les imperfections et formule pour la remplacer l’hypothèse de revenu permanent. Celle-ci postule que les choix de consommation sont guidés non par les revenus actuels mais par les anticipations que les consommateurs ont de leurs revenus. La sociologie considère la consommation comme un acte essentiel de la vie en société, particulièrement dans le contexte de la Société de consommation.

La philosophie pose notamment la question de la consommation d’un point de vue moral. Les religions portent généralement un regard relativement distancié, voire critique, vis-à-vis de la consommation qui représente l’attachement aux biens matériels du monde et risque donc, à leurs yeux, de détourner l’Homme d’autres valeurs. Cette forme de matérialisme est apparentée à une interprétation de l’enseignement de Spinoza. Dans le bouddhisme, le but de l’Homme est d’atteindre le Nirvāna, qui se caractérise par la libération de tout désir matériel, source de souffrance, la fusion par la méditation dans un Tout spirituel qui fait disparaître la personne et la fin du cycle des réincarnations.