L’histoire : Des avant-dernières choses PDF

L’histoire des sciences est l’étude de l’évolution de la connaissance l’histoire : Des avant-dernières choses PDF. La science, en tant que corpus de connaissances mais également comme manière d’aborder et de comprendre le monde, s’est constituée de façon progressive depuis quelques millénaires.


Ce dernier livre de Siegfried Kracauer, resté inachevé à sa mort en 1966 et publié à titre posthume, est une réflexion ambitieuse et audacieuse sur la réalité historique comme sur la théorie de l’histoire. Kracauer s’y confronte de façon aussi originale qu’incisive, aux traditions historiques allemande, française et anglo-saxonne. Pourfendant le mirage d’une histoire universelle comme les illusions des grandes chronologies linéaires, il défend la saisie d’un passé discontinu, fragmenté, entre restes et traces. En historien et en théoricien du cinéma, attentif aux questions de narration, il se penche également sur l’écriture de l’histoire, mise en parallèle avec le travail cinématographique. D’une étonnante actualité, cette analyse subtile, qui circule avec aisance d’Erasme à Proust ou de Marx à Burckhardt et Marc Bloch, anticipe les débats les plus récents sur les rapports entre histoire et mémoire. C’est aussi urne méditation très personnelle qui peut se lire comme une autobiographie cachée. Car pour Kracauer, l’historien comme l’étranger ou l’exilé doit accéder à un monde auquel il n’appartient pas. Partagé entre deux époques, celle dans laquelle il vit et celle qu’il étudie, il est condamné à errer entre les temps.

L’histoire des sciences n’est pas la chronique d’une série de découvertes scientifiques. C’est l’histoire de l’évolution d’une pensée, mais aussi d’institutions qui, dans leurs contextes historiques, offrent à cette pensée les moyens de se déployer, et de traditions qui viennent l’enrichir. L’histoire des sciences n’est pas l’histoire des techniques. Les unes et les autres sont bien sûr liées, mais ne peuvent être identifiées les unes avec les autres.

Lorsque l’Homme maîtrise le feu, taille des silex ou invente l’agriculture, il ne fait pas œuvre de science. Elle a un rôle épistémologique et philosophique. Certaines disciplines ont besoin d’histoire : les astronomes ont appris grâce aux observations datées des Chinois ou des Grecs de l’antiquité. Les géologues, les écologistes, les anthropologues, les épidémiologistes, etc. L’histoire des sciences permet de redonner un positionnement précis de l’influence de personnalités ayant agi sur le contexte de la découverte ou de l’avancée des idées. Par exemple, Michel Morange rappelle que l’influence d’Erwin Schrödinger avec son livre What is life ? A contrario, elle permet de mieux comprendre l’origine et le déroulement de recherches ayant révélé des erreurs manifestes, les pistes explorées infécondes, des pertes de contact direct avec le réel.

Elle permet de lever la confusion entre rationalité et scientificité. Les équipes de recherche scientifique regroupent maintenant autour des chercheurs inter disciplinaires, des historiens et des philosophes des sciences avec une vision globale, progressive, communautaire, constructiviste de la Science. Historiquement, la technique précède la science. Le développement de l’agriculture et de l’élevage ne sont pas non plus sans rapport avec l’émergence de certaines protosciences, le calcul et l’astronomie en particulier. L’homme pense à son environnement depuis la nuit des temps, comme en témoignent les fresques préhistoriques. Article détaillé : Sciences mésopotamienne et babylonienne. C’est le sumérien qui devient pour la première fois une langue écrite, vers 3300 avant notre ère.

Cette écriture fut utilisée au début pour le commerce. Des pictogrammes représentaient des objets et petit à petit, le besoin s’est fait sentir d’étendre le système. C’est sur des tablettes d’argile babyloniennes qu’on trouve la trace des premières mathématiques. Les quatre opérations de base se faisaient à l’aide de tables et la résolution de problèmes pratiques à l’aide de mots détaillant toutes les étapes.