L’Icône du Christ : Fondements théologiques PDF

Le 6 octobre 2016, le Saint-Père annonçait le thème de la XVème Assemblée Générale Ordinaire du Synode des Évêques : « Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel ». 13 janvier 2017 conjointement avec une « Lettre aux jeunes » du Saint-Père. Du 11 au 15 septembre 2017 s’est tenu, en présence de nombreux experts et d’un certain nombre de jeunes, un Séminaire international sur la situation des jeunes qui a aidé à l’Icône du Christ : Fondements théologiques PDF d’un point de vue scientifique la situation des jeunes dans le monde d’aujourd’hui.


Les études sur l’iconologie, l’histoire et le symbolisme des icônes abondent. Mais un domaine important restait peu étudié : l’univers spirituel et théologique dans lequel est né l’art de l’icône. Pour aider à comprendre le sens de ces  » mystérieuses planches « , Christoph Schönborn retrace le long chemin qu’a parcouru le thème de l’image du Christ du premier concile de Nicée (325) jusqu’à la querelle des images aux VIIe et VIIIe siècles. L’auteur introduit à la méditation des Pères de l’Église grecs (Athanase, Cyrille d’Alexandrie, Maxime le Confesseur) sur la Sainte Face du Christ, vrai Dieu, vrai homme. Puis il retrace l’histoire de la crise iconoclaste et sa solution dans l’œuvre de saint Maxime. Ce dernier voit dans le Christ l’icône de la charité de Dieu. Ouvrage fondamental, devenu un classique (quatre éditions françaises), L’Icône du Christ aborde radicalement les questions théologiques de l’image et de la ressemblance de Dieu, de la participation de Dieu à l’humanité, du dialogue avec Dieu dans la liturgie et la prière

En premier lieu, on a mis en place un Questionnaire en ligne en différentes langues et traduit par plusieurs Conférences Épiscopales, qui a collecté les réponses de plus de cent mille jeunes. Grâce à plusieurs experts, il a été amplement analysé, attentivement synthétisé et enfin recueilli dans le présent « Instrument de travail » qui a été approuvé par le XIVème Conseil Ordinaire de la Secrétairerie Générale du Synode des Évêques, en présence du Saint-Père. Prendre soin » des jeunes n’est pas une tâche facultative pour l’Église, c’est une part substantielle de sa vocation et de sa mission dans l’histoire. Les jeunes peuvent, par leur présence et leur parole, aider l’Église à rajeunir son visage. Saint-Père l’a explicité dans son introduction de la Réunion Pré-synodale : « Il me vient à l’esprit le splendide Message aux jeunes du Concile Vatican II. Nous reconnaissons dans le discernement une manière d’être au monde, un style de vie, une attitude fondamentale, et en même temps une méthode de travail, un parcours à accomplir ensemble, qui consiste à regarder les dynamiques sociales et culturelles dans lesquelles nous sommes plongés avec le regard du disciple.

Le discernement conduit à reconnaître l’action de l’Esprit et à se régler sur elle, dans une authentique obéissance spirituelle. L’Instrumentum laboris recueille et synthétise les contributions collectées lors du processus pré-synodal en un document structuré en trois parties, qui rappellent explicitement la démarche du processus de discernement indiquée en EG 51 : reconnaître, interpréter, choisir. La première étape est celle du regard et de l’écoute. Elle exige de prêter attention à la réalité des jeunes d’aujourd’hui, en prenant compte la diversité des situations et des contextes dans lesquels ils vivent. La deuxième étape est un retour sur ce qui a été reconnu en recourant à des critères d’interprétation et d’évaluation à partir d’un regard de foi. Les catégories de référence ne peuvent être que bibliques, anthropologiques et théologiques, exprimées par les mots-clés du Synode : jeunesse, vocation, discernement vocationnel et accompagnement spirituel.

Ce n’est qu’à la lumière de la vocation accueillie qu’il est possible de comprendre quels sont les pas concrets que l’Esprit nous appelle à poser et dans quelle direction nous devons aller pour répondre à son appel. Ière partie, nous sommes invités à écouter et regarder les jeunes dans les conditions réelles dans lesquelles ils se trouvent, et à considérer l’action de l’Église à leur égard. Nous nous plaçons d’emblée dans la dynamique lancée par le Pape François lors de sa première rencontre officielle avec les jeunes : « Ce premier voyage est justement pour rencontrer les jeunes, mais les rencontrer non pas isolés de leur vie, je voudrais les rencontrer dans leur tissu social, en société. Il y a dans le monde environ 1,8 milliards de personnes ayant entre 16 et 29 ans. Elles représentent un peu moins du quart de l’humanité, même si les projections indiquent une baisse progressive de la proportion de jeunes par rapport à l’ensemble de la population. Les situations concrètes dans lesquelles les jeunes se trouvent varient d’un pays à l’autre, comme le mettent en évidence les réponses des Conférences Épiscopales.

Le processus de consultation pré-synodale a mis en évidence le potentiel que les jeunes générations représentent, les espoirs et les désirs qui les habitent : les jeunes sont de grands chercheurs de sens et tout ce qui rejoint leur quête de sens pour donner de la valeur à leur vie suscite leur attention et motive leurs efforts. De nombreuses CE non occidentales se demandent comment accompagner les jeunes pour affronter ce changement culturel qui remet en question les cultures traditionnelles, riches au niveau des valeurs de la solidarité, des liens communautaires et de la spiritualité, et elles ont le sentiment de ne pas disposer des outils adaptés. De plus, l’accélération des processus sociaux et culturels augmente la distance entre les générations, même à l’intérieur de l’Église. Dans ce contexte de changement, la famille continue à représenter une référence privilégiée dans le processus de développement intégral de la personne : sur ce point toutes les voix qui se sont exprimées concordent. Il y a donc un lien profond, qui doit être souligné, entre ce Synode et ceux qui le précèdent immédiatement.