L’ombre de l’eunuque PDF

Choisie adolescente par l’empereur Xianfeng pour devenir concubine impériale, elle donne naissance l’ombre de l’eunuque PDF un fils, qui deviendra l’empereur Tongzhi après la mort de Xianfeng. Cixi parvient à renverser le groupe de régents nommé par l’empereur défunt et assume elle-même la régence durant l’enfance de son fils aux côtés de l’impératrice douairière Ci’an.


L’Ombre de l’eunuque décrit l’histoire de la famille Gensana, installée depuis la fin du XVIIe siècle dans les environs de Barcelone. De leur montée en
importance, grâce au développement de l’industrie textile au début du XXe siècle à leur décadence au lendemain de la guerre civile, le lecteur suit cette famille à travers deux destins entrecroisés : ceux de Maurici Sicart et de Miquel Gensana. Le premier s’est institué mémorialiste de la famille, son
chroniqueur mais un chroniqueur pervers qui bouleverse l’arbre généalogique et déchaîne la catastrophe. Miquel, lui, se lance à corps perdu dans la lutte contre le franquisme puis réintègre difficilement la vie civile. Sa passion pour une violoniste virtuose lui donnera l’illusion de pouvoir s’en sortir. Miquel est le dernier représentant de la famille Gensana et c’est par lui que le lecteur découvre la saga de cette dynastie avec, en parallèle, une description de la Catalogne du XIXe siècle à nos jours. Jaume Cabré mêle les voix présentes et passées, enchevêtre les situations et son roman sert à merveille le  » dur désir de durer  » de ses personnages.

Portrait officiel de l’impératrice douairière Cixi. Cixi, née durant l’hiver 1835, voit son éducation prise en charge par son oncle à la mort de ses parents. Un jour, son eunuque personnel transgresse les règles de la Cité interdite et révèle à sa maîtresse qu’il peut l’aider pour que l’empereur veuille la choisir pour la nuit. Cixi se fâche mais accepte finalement de l’écouter.

Cixi use de ruse et de calculs pour entrer dans les bonnes grâces du grand eunuque de la cité impériale, lequel fit ensuite l’éloge de la beauté de Cixi à l’empereur. En 1852, l’empereur Xianfeng la prend pour concubine. Au terme de trois mois entiers passés auprès de lui, elle devient la favorite impériale en titre. Toutefois, son ascension a un prix : l’éducation du prince héritier est confiée à l’impératrice, sa rivale, et aux eunuques de la Cour.

Cependant Cixi, favorite de l’empereur, est sa conseillère dans les affaires de l’Empire, ce qui constitue à l’époque une attitude sacrilège en totale rupture de la répartition des rôles. Par ailleurs, contrairement à la plupart des autres concubines impériales, elle sait lire et écrire ce qui lui permet d’assister efficacement Xianfeng. Cixi dispose aussi de l’appui du Grand eunuque. Quant à Ci’an, la première épouse de l’Empereur et impératrice douairière, elle reste neutre.

Elle est dès lors convoitée par les deux factions car elle est supposée exercer la régence à la mort de l’empereur, excepté dans le cas de dispositions contraires de l’empereur. Le convoi doit être attaqué et le sceau récupéré sur le cadavre de Cixi. Cependant, le complot est éventé, faisant échouer la conspiration, lorsque Rong Lu s’élance à cheval et rattrape les assassins employés par le trio. Quelques jours plus tard, les instigateurs sont éliminés : Su Shun est décapité et les deux princes mandchous reçoivent l’autorisation de se pendre. Ainsi donc, à la mort de l’empereur en 1861, Cixi devient impératrice douairière, associée à Ci’an, alors impératrice.

1873, Tongzhi règne sur la Chine. Cependant Cixi n’a pas l’intention de le laisser changer l’ordre établi. Bien que son fils, le nouvel Empereur, règne au devant de la scène elle garde la mainmise sur lui et prend les véritables décisions. Cixi est de religion bouddhiste et aussi taoïste. Mais Cixi n’a pas le temps de sombrer dans le chagrin car l’épouse de Tongzhi est enceinte. Zaitian devient le nouvel empereur sous le nom de Guangxu, mais il est soumis au même sort que son prédécesseur.

Une nouvelle fois, les deux douairières sont chargées de la régence de l’enfant mineur. La mort de Ci’an en 1881 laisse Cixi seule régente. Cixi, vivant dans la Cité interdite avec ses eunuques, considère les Occidentaux comme des barbares et un danger pour la Chine. En grandissant Guangxu gagne enfin sa place en tant qu’Empereur de Chine. Comme son prédécesseur il reste fortement influencé par Cixi mais s’entoure peu à peu de réformateurs influencés par l’action de l’empereur japonais Meiji et d’idées occidentales. En 1898, alors que la Chine impériale s’affaiblit, Guangxu semble ne pas s’en tenir aux volontés de sa tante et lance la réforme des Cent Jours, un mouvement de réforme dans tous les domaines.