L’Opérette en France PDF

L’opérette est l’Opérette en France PDF genre musical, mêlant comédie, chant et généralement danse. 1910 du genre classique par l’intégration de musiques  nouvelles  comme le jazz venues des États-Unis.


Après avoir décliné, depuis les années 1960, dans le vent de mépris qui s’attachait à la musique dite  » légère « , l’opérette connaît depuis quelque temps un regain de vigueur. Ce genre à l’influence universelle, né sur les bords de la Seine, a donné lieu à un répertoire immense. Son humour, sous lequel se déploient tous les sentiments humains, lui assure une séduction immédiate qui n’exclut pas un grand raffinement musical. De jeunes troupes et des productions séduisantes lui assurent aujourd’hui un public renouvelé. Cet ouvrage retrace le rôle éminent de l’opérette dans l’histoire artistique, depuis la naissance du genre, vers 1850. Il met en valeur tous ceux qui concourent à la réussite du spectacle : compositeurs, librettistes, chanteurs, décorateurs, directeurs de théâtre… en privilégiant ceux qui symbolisent à eux seuls l’originalité d’une tradition musicale : Hervé, Offenbach, Lecocq, Audran, Messager, Terrasse, Yvain, Hahn, Van Parys, Beydts, et tant d’autres maîtres moins connus. Leur imagination a façonné ce répertoire en lui prêtant un mélange unique de raffinement et de bouffonnerie, de séduction et d’érudition, d’anticonformisme et de science joyeuse.

Cette forme théâtrale et musicale existait bien avant que le terme soit créé. Tout comme l’opéra-comique, l’opérette est née en France : en 1842, Florimond Ronger, organiste de son état, fait représenter L’Ours et le Pacha, une  pochade  composée pour être interprété par les pensionnaires de l’asile d’aliénés de Bicêtre, après avoir remarqué que les plus dangereux d’entre eux se calmaient lorsqu’il jouait de la musique. Mais c’est surtout Jacques Offenbach qui fixera les canons du genre, régnant en maître sur les théâtres du  boulevard  durant tout le Second Empire. L’opérette est en effet multiple et ses qualificatifs sont tout aussi variés : on rencontrera, au cours de cette époque, des ouvrages qualifiés d’ opérettes-bouffes ,  opéras-bouffons ,  opérettes-féeries ,  opérettes-vaudevilles ,  folies ,  bouffonneries musicales  et autres  excentricités musicales , pouvant se décliner à l’infini. On le déclare même à l’époque  moribond , bien que des musiciens reconnus comme André Messager et un nouveau venu Claude Terrasse, le maintiennent à flot. Durant la Grande Guerre, on assiste seulement à quelques reprises et à de rares créations, la plupart à caractère  patriotique , comme La Cocarde de Mimi Pinson de Gustave Goublier. Mais avec l’Armistice, le genre renait de ses cendres.

C’est Henri Christiné qui ouvre le bal avec Phi-Phi, contant de façon très revisitée les aventures amoureuses du sculpteur Phidias. Albert Willemetz et Yves Mirande mais aussi Sacha Guitry. Ces opérettes modernes sont généralement interprétées tout au plus par une dizaine d’interprètes, accompagnés par une poignée de musiciens, voire un simple piano. Les petits théâtres ont ainsi la possibilité de s’ouvrir à ce genre qui bénéficie d’un regain de popularité. Un genre particulier, résurgence de l’ opérette-féerie , apparaît dans les années 1930 : l’ opérette à grand spectacle  dont le temple sera le théâtre du Châtelet. Les opérettes marseillaises sont très appréciés entre 1930 et 1945, à l’Alcazar de Marseille et de Paris, et au théâtre des Variétés entre autres.

Le théâtre Mogador s’engage également dans cette voie, avec des moyens techniques plus modestes. La plus  classique  Gaîté-Lyrique ne dédaigne pas non plus le genre entre deux ouvrages plus traditionnels, qui eux aussi bénéficient d’un regain de popularité. Le site est laissé à l’abandon. En 1984, le théâtre est classé à l’inventaire des monuments historiques. Les trois grands théâtres d’opérette de la capitale disparus, seuls quelques petits théâtres continueront pour quelque temps encore, de présenter des productions modestes, parfois contestables.

Fort de sa notoriété passée, Francis Lopez terminera sa carrière en réalisant, dans des salles de moins en moins prévues à cet usage, des ouvrages montés à l’économie et qui n’ont plus grand-chose à voir avec l’opérette, mais qui contribueront néanmoins à finir de discréditer le genre. Les années 1970 marquent un tournant. La comédie musicale rock qui a révolutionné Broadway à la fin des années 1960, atteint l’Europe. Le cas des pays anglo-saxons est particulier. L’opéra italien, dès sa naissance, y était prisé, mais le genre ne fit que peu d’émules parmi les compositeurs britanniques. Aux États-Unis, la situation est similaire mais son évolution est différente.