Laïcs dans l’Église – Regards de Pierre Damien, Anselme de Cantorbery, Yves de Chartres PDF

Saint Bernard avec laïcs dans l’Église – Regards de Pierre Damien, Anselme de Cantorbery, Yves de Chartres PDF crosse d’abbé, tenant la Règle bénédictine pour l’ordre cistercien qu’il a réformé, église Saint-Bernard de Fontaine-lès-Dijon. Christ, la mortification la plus dure.


Michel Grandjean n’hésite pas à poser une question fondamentale, trop souvent esquivée par les historiens : qu’est-ce qui a fait changer le christianisme autour des années 1100 ? ou, plus précisément, comment et sous quelles influences l’Occident est-il alors passé d’une religion dominée de façon écrasante par la figure du moine et par l’institution monastique à une autre qui, sans contester la primauté de la vocation contemplative, a su faire une place aux laïcs et reconnaître à leur état de vie une signification positive ?

L’interrogation vaut par sa pertinence ; le travail, lui, se recommande par sa méthode.

Michel Grandjean a eu en effet le souci d’aborder ces problèmes complexes dans la perspective d’une authentique théologie historique, qui cherche à prendre en compte, dans chaque cas, le contexte mental et spirituel qui, seul, permet de comprendre les prises de position de leurs auteurs… Il convient de saluer l’effort accompli pour dépasser une conception purement notionnelle de la théologie et pour rendre vivants ces débats théoriques en étudiant leur réfraction à travers quelques fortes personnalités de l’époque, dont on ne peut contester la représentativité. (extrait de la Préface).

Michel GRANDJEAN, né en 1957, est titulaire d’un Doctorat en théologie (Genève). Il mène des recherches sur la spiritualité et l’ecclésiologie du Moyen Âge central. Il collabore actuellement à l’enseignement de l’histoire du christianisme aux Facultés de théologie protestante des Universités de Genève et de Lausanne.

Mort en 1153, il est canonisé dès 1174 et devient ainsi saint Bernard de Clairvaux. Il est déclaré docteur de l’Église catholique en 1830 par le pape Pie VIII. Basilique et maison natale de Saint Bernard à Fontaine-lès-Dijon, face à l’église Saint-Bernard de Fontaine-lès-Dijon. Son père, Tescelin, est l’un des seigneurs de Châtillon-sur-Seine.

Modeste chevalier, il est au service du duc de Bourgogne et a cherché à faire un riche mariage. La famille de sa mère, Alèthe ou Aleth, est de plus haute lignée. Le grand-père de Bernard règne sur la seigneurie de Montbard : ses terres s’étendent sur les plateaux situés entre l’Armançon et la Seine. Vers 1100, Bernard de Clairvaux est envoyé à l’école de Saint-Vorles à Châtillon-sur-Seine.

Il mène ensuite l’existence mondaine des jeunes nobles de son âge mais semble très vite vouloir entrer dans les ordres. L’abbaye de Cîteaux a été fondée en 1098 par Robert de Molesme, et Étienne Harding en est l’abbé depuis janvier 1108. Portait de Bernard de Clairvaux dans une lettrine ornant un manuscrit de La Légende dorée, vers 1267-1276. Les gens affluent dans la nouvelle abbaye, et Bernard convertit même toute sa famille : son père, Tescelin, et ses cinq frères entrent à Clairvaux en tant que moines. Sa sœur, Ombeline, prend également l’habit au prieuré de Jully-les-Nonnains. Dès 1118, de nouvelles maisons doivent être fondées pour éviter l’engorgement de Clairvaux. Les trois premières fondations sont , Morimond.