La Convention de New-York sur les Droits de l’Enfant – Vingt ans d’expériences théoriques et pratiques PDF

Please forward this error screen to cloud1. Des groupes de personnes et des individus isolés ont alors cherché à présenter la pédophilie comme une attirance sexuelle acceptable, ou à la Convention de New-York sur les Droits de l’Enfant – Vingt ans d’expériences théoriques et pratiques PDF les notions de majorité sexuelle ou d’abus sexuel sur mineur.


Depuis son adoption en octobre 1989 puis sa ratification par la France en janvier 1990, la Convention de New York sur les droits de l’enfant (CIDE) n’a cessé de susciter d’importants débats. Les plus ardents défenseurs du texte n’ont pas manqué de mettre en évidence l’utilité d’une telle déclaration des droits fondamentaux de l’enfant. En face, ce texte a suscité de nombreuses critiques. L’on a pu souligner ainsi le risque encouru par l’ordre juridique interne. Ce dernier serait menacé par l’essor de notions floues et, notamment, par le fameux «intérêt supérieur de l’enfant» qui doit être une préoccupation primordiale, selon le désormais célèbre article 3.1.
La préoccupation pour l’enfant a fait apparaître dans le domaine juridique des notions chères aux sciences sociales et à la psychologie. Souvent peu habitués à l’essor du «développement personnel» de l’enfant ou placés face à la délicate appréhension du seuil de maturité, les juristes recherchent des règles de droit précises et prévisibles. L’évaluation des normes contemporaines du droit de l’enfance, profondément marquées par la CIDE, s’impose donc comme une impérieuse nécessité.

La collection du laboratoire de droit privé et de sciences criminelles de l’université d’Aix-Marseille accueille, outre les travaux du laboratoire et de ses équipes (droit privé, pierre kayser et sciences criminelles, Fernand Boulan), les travaux de chercheurs français et étrangers intéressants l’ensemble du droit privé et des sciences criminelles.

Ouvrage publié avec le soutien de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur

Cette mouvance n’a jamais atteint de reconnaissance durable et notable malgré, dans les années 1970, quelques soutiens médiatiques et politiques de portée limitée. Les discours pro-pédophiles sont notamment apparus aux Pays-Bas, à travers l’activité de personnes comme Edward Brongersma, docteur en droit et sénateur, et Frits Bernard, psychologue. Ils ne parviennent cependant pas à obtenir du COC la création d’un groupe de travail interne sur le sujet. Ce groupe se définit comme un mouvement visant à  briser les préjugés sur les conséquences des contacts et relations sexuels entre mineurs et adultes, fournir des informations et conseils à ce sujet et mettre en place un programme d’assistance direct . Une maison d’édition du même nom est fondée en 1958, afin de propager les idées du groupe. 1969, en raison de l’évolution sociétale et de la radicalisation de certains discours politiques ou intellectuels, les positions de la NVSH changent.

Pays-Bas et de l’Allemagne de l’Ouest. Le contexte de la révolution sexuelle permet l’apparition d’un militantisme pédophile revendicatif, qui cherche à attirer l’attention des médias pour faire avancer sa cause. Regroupements, pétitions, publications de recherches sont les méthodes les plus utilisées. La pédophilie n’en demeure pas moins condamnée par l’ensemble de la société, comme par les avant-gardes féministes. Justice, il a interrogé et analysé  plus d’une centaine d’adultes pédophiles et environ trois cents enfants et adolescents ayant eu des contacts sexuels avec des adultes .

Parti socialiste pacifiste et par diverses personnalités. Edward Brongersma affirme en 1984 :  Aux Pays-Bas, la pédophilie est discutée objectivement pendant les cours d’instruction des académies de police. Là, tout comme dans les universités, on s’efforce d’en finir avec les préjugés. 1960, de tenir des discours présentant la pédophilie de manière positive.

Entretenant dans ses écrits une ambiguïté entre pédophilie et pédérastie, Matzneff n’est pourtant pas attaqué par les médias, et assure même des chroniques dans divers journaux, dont le quotidien Le Monde. Michel Foucault s’oppose, de manière générale, à définir la sexualité sous la forme « contractuelle » d’un rapport qui serait fondé sur le découpage légal entre « consentement » et « non-consentement ». Postuler, dans le cadre judiciaire, qu’un enfant serait par essence non consentant amène à ceci : « On les croit non susceptibles de sexualité et on ne les croit pas susceptibles d’en parler ». Le Monde et Libération, journaux orientés à gauche, contribuent à la diffusion de ces idées, en publiant des pétitions liées au sujet, des lettres, ou des entretiens avec des pédophiles rapportant leur expérience. Leurs trois ans de détention préventive suscitent une pétition de soutien, signée par diverses personnalités publiques : le texte affirme que les enfants n’ont subi  aucune violence , et qu’ils étaient  consentants , ajoutant :  Si une fille de 13 ans a droit à la pilule, c’est pour quoi faire ?

En avril 1979 les éditions Recherches publiaient fous d’enfance – qui a peur des pédophiles ? Le journal L’Express commente en 2001 :  la complaisance de l’époque pour les excès de langage — et parfois d’actes — des militants de la libération sexuelle s’accompagnait d’un véritable aveuglement : l’enfant, croyaient-ils, ne demandait qu’à exprimer sa sexualité, et c’était l’interdit qui constituait un abus sexuel. L’apologie de la pédophilie n’est cependant nullement limitée aux milieux de gauche ou d’extrême-gauche. Malgré l’activité de quelques personnalités et une tolérance pouvant exister dans des groupes politiques minoritaires, la pédophilie demeure globalement condamnée par la société à cette époque.

Les adultes ayant des contacts sexuels avec des enfants ou des pré-adolescents sont réprouvés et se retrouvent très souvent en prison, et, lorsque les groupes pédophiles se structurent et se font connaître des opinions publiques des années 1970-1980, les réactions demeurent en général très négatives. 1970 apparaissent des organisations spécifiquement pédophiles, au-delà des associations homosexuelles et de penseurs isolés. Cette radicalisation et la multiplication des groupes jusqu’au milieu des années 1980 permet aux pédophiles de se rencontrer et d’échanger des idées, même si les différents groupes ont été plus juxtaposés que coordonnés. Cette dernière association est le seul groupe de ce type à subsister en Europe. C’est en Flandre belge que se forme le premier groupe pédophile hors des Pays-Bas, après une conférence donnée à Anvers en avril 1973 par le groupe d’étude sur la pédophilie de la NVSH. 1981, ses deux cents membres, ne parvenant plus à s’entendre, provoquent la dissolution de fait du mouvement.

1979, devient alors le principal mouvement germanique, bien qu’il s’adresse presque uniquement aux pédérastes. Les pédophiles allemands parviennent surtout, dans les années 1980, à trouver des soutiens politiques auprès du Parti vert, en arguant que les contacts sexuels entre enfants et adultes, non seulement ne sont pas nocifs pour les enfants, mais sont également nécessaires à leur évolution psychosociale. En 1984, le PIE s’auto-dissout face à la réprobation publique. Les procès se multiplient à partir de 1981, alors que la NAMBLA existe toujours. Les réactions que suscitent le PIE et la NAMBLA à leurs naissances respectives montrent le rejet des sociétés anglophones envers de tels mouvements. La première organisation pédophile francophone naît dans le cadre de l’ affaire de Versailles .

De début 1982 à fin 1986, le CRIES publie vingt-huit numéros de L’Espoir. Cette revue est avant tout un organe militant qui, à travers récits, illustrations et articles sur les autres mouvements, fait l’éloge des amours pédérastiques. Ces revues et mouvements ont donc pu contribuer à la formation de réseaux  pédocriminels . Ces mouvements, s’ils se font des publicités réciproques dans leurs publications, sont cependant peu nombreux, peu influents et surtout peu coordonnés, bien que certaines tentatives de regroupement soient effectuées, souvent à l’échelle nationale. Les 5 et 6 juillet 1986, la NAMBLA, la SAP suisse, un groupe australien et des mouvements scandinaves se rencontrent à Copenhague.

Cette rencontre, qui survient alors que le mouvement s’essouffle, n’a pas d’effet concret. Dans le courant des années 1980, les groupes pédophiles militants connaissent un rapide déclin : leurs thèses finissent par être rejetées y compris par les franges les plus  progressistes  des opinions publiques. Plusieurs personnalités publiques, dont René Schérer ou Gabriel Matzneff, sont un temps accusées. Même les électeurs les plus  progressistes  n’acceptent plus l’idée de la défense des pédophiles. Cette action de la police néerlandaise montre un changement de mentalité dans ce pays où le militantisme pédophile avait rencontré le plus de succès.

1970 que le militantisme pédophile est de plus en plus décrié. Les acteurs de l’époque reviennent, ou sont parfois obligés de s’expliquer et de revenir, sur les propos qu’ils avaient tenu à l’époque. Pour lui,  Il s’agissait de transgresser des frontières et de briser les interdits. L’abus sexuel est quelque chose contre lequel il faut se battre. Il n’y a eu de ma part aucun acte de pédophilie. Gabriel Matzneff déclare en 2002 :  Lorsque les gens parlent de  pédophilie , ils mettent dans le même sac le salaud qui viole un enfant de huit ans et celui qui vit une belle histoire d’amour avec une adolescente ou un adolescent de quinze ans. Pour ma part, je méprise les salauds qui abusent des enfants et je suis partisan de la plus grande sévérité à leur égard.