La Culture d’entreprise : Des cercles vicieux aux cercles vertueux PDF

RPS seront définis comme des risques la Culture d’entreprise : Des cercles vicieux aux cercles vertueux PDF la santé mentale, physique et sociale, engendrés par les conditions d’emploi et les facteurs organisationnels et relationnels susceptibles d’interagir avec le fonctionnement mental. Cette définition revêt aujourd’hui un caractère consensuel et fait autorité. Le risque est considéré au sens de probabilité qu’un trouble se manifeste.


Parmi les différents risques existants au travail, les risques psychosociaux ont la particularité de s’intéresser à deux éléments: l’impact psychologique sur le salarié et l’impact relationnel entre les salariés et le travail. Pour le ministère du travail  les risques psychosociaux recouvrent des risques professionnels d’origine et de nature variées, qui mettent en jeu l’intégrité physique et la santé mentale des salariés et ont, par conséquent, un impact sur le bon fonctionnement des organisations . De nombreux risques psychosociaux peuvent induire des troubles psychosociaux. Ils peuvent inclure stress, violences, mal-être ou harcèlements. Les facteurs de risques psychosociaux sont souvent pluriels, engendrant des cercles vicieux entre eux.

Nous parlons alors de  facteurs pathogènes  dans l’environnement et les conditions de travail, à savoir des facteurs qui créent des  maladies  dans l’entreprise. L’on parle régulièrement d’ exposition aux risques psychosociaux . Elle qualifie à la fois le degré, la durée et la densité des risques psychosociaux, ainsi que le cumul avec d’autres risques psychosociaux. Cette exposition est également plus ou moins atténuée en fonction des espaces de récupération existants, ainsi que des espaces dits de régulation. Il est question de  stress au travail  lorsqu’il existe un déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement professionnel et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face. Il en résulte des conséquences sur la santé des salariés et des dysfonctionnements dans l’organisation.

Il peut aussi être lié aux idéaux de métier et à leur relation avec la réalité concrète du métier. Les violences internes regroupent toutes les violences ayant lieu entre des individus appartenant à l’entreprise. Ces violences peuvent être exercées par une personne ou un groupe de personnes, détentrice ou non d’une autorité hiérarchique, à l’encontre d’un ou plusieurs autres salariés. On peut regrouper dans ces violences : propos désobligeants, insinuations, humiliations ou brimades, insultes, comportements à connotation sexuelle, actes violents, critiques injustifiées, harcèlements. L’accord cadre européen du 26 avril 2007 sur le harcèlement et la violence au travail définit les formes de violence au travail. Le harcèlement sexuel peut se caractériser soit par des propos ou comportements à connotation sexuelle répétés qui portent atteinte à la dignité en raison de leur caractère dégradant, humiliant, ou créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante, soit par des pressions graves, même non répétées, exercées dans le but réel ou apparent d’obtenir un acte de nature sexuelle, que celui-ci soit recherché au profit de l’auteur des faits ou au profit d’un tiers. Les violences externes regroupent toutes les violences ayant lieu entre un membre de l’entreprise et des individus extérieurs.

Les RPS peuvent déclencher tout un ensemble de pathologies comme les troubles musculo-squelettiques ou TMS ou la dépression. Certaines d’entre elles, proches de la dépression, sont typiques. Le syndrome d’épuisement professionnel, ou burn out, résulte de situation de stress au travail prolongé et se manifeste par un épuisement physique, mental, émotionnel, un désintérêt profond pour le contenu de son travail et la dépréciation de ses propres résultats. La démarche générale de prévention et traitement des risques psychosociaux consiste dans un premier temps à établir un diagnostic général et particulier des risques, puis à combattre les causes réelles ou potentielles identifiées, de préférence avant que les RPS se soient traduits en pathologies et en pertes d’efficacité, notamment dans les entreprises.

La première étape est de porter un diagnostic sur la nature et l’importance des risques. Les outils d’analyse ergonomique du travail doivent permettre de prendre en compte le travail réel et le travail perçu. Le travail réel est l’activité que développent véritablement les personnes en situation, au regard du travail qui leur est prescrit. Les caractéristiques des salariés : âge, genre, ancienneté, formation, compétences. La seconde étape est de proposer une mission d’intervention de façon à réguler, résorber et prévenir les risques.

Sur ce point, il convient de se référer aux pratiques et méthodes de l’accompagnement en entreprise et du conseil. Plusieurs types d’actions pluridisciplinaires peuvent permettre d’agir et de prévenir les risques psychosociaux, et notamment l’apparition d’un stress excessif. Les partenaires sociaux français ont conclu en juin 2008 un accord sur le stress au travail, puis un accord sur la prévention du harcèlement et de la violence au travail en juillet 2010. Vers l’amélioration de la qualité de vie au travail et de l’égalité professionnelle ». Pour un éclairage sur cet accord : « Un coup pour rien ou un tournant décisif ? L’amélioration de la qualité de vie au travail selon l’ANI du 19 juin 2013 : quels changements pour les entreprises ?