La fin de l’hôpital public ? PDF

L’une des principales personnalités soutenues par le département d’État pour le Prix Nobel de la Paix est un maître d’art respiratoire chinois, Li Hongzhi, qui a coordonné les manifestations anti-communistes sur le passage de la flamme olympique. Peu connu du grand public, l’homme a fondé une puissante secte qui étend l’influence états-unienne sur la diaspora chinoise, le La fin de l’hôpital public ? PDF Gong. Selon ce document et l’abondante littérature publiée par les adeptes du Falun Gong, ce culte serait un « nouveau mouvement religieux » réalisant une synthèse entre bouddhisme et taoïsme. Alors que ses adeptes ne demanderaient qu’à pratiquer en paix, ils seraient victimes d’une féroce répression en Chine, État encore dirigé par un Parti communiste athée.


L’hôpital public est en péril parce que les réformes hospitalières dont il fait actuellement l’objet – sans précédent dans leur ampleur et dans la brièveté de leur application – sont adossées à un diagnostic erroné de sa situation. L’hôpital public français ne souffre pas d’un management médiocre ou d’un
manque d’établissements mais de l’utilisation défaillante des moyens pourtant considérables qui lui sont consacrés, d’une organisation institutionnelle fragmentée, et d’une lutte de pouvoir entre organisation soignante et organisation dirigeante. Ce n’est pas une gestion rigoureuse qui fera mourir l’hôpital public, c’est l’application de remèdes inappropriés. Si rien n’est fait, l’exigence de la plus haute qualité de soins cédera insidieusement la place à un arbitrage coût/avantage alors que l’hôpital prend en charge les accidents de santé parmi les plus graves, dont la technicité et le coût de la réponse thérapeutique dépassent la capacité d’assurance individuelle de l’immense majorité d’entre nous. L’hôpital public est l’un des joyaux de notre pays, l’un des piliers de notre organisation sociale, c’est à ce titre qu’il faut le préserver. À partir de ce constat cet ouvrage brosse un panorama exhaustif, clair et sans complaisance de la situation actuelle du service public hospitalier. Après une analyse critique des réformes hospitalières en cours d’application, il décrit les transformations qui seraient nécessaires pour sauver l’hôpital public français. Un essai décapant et salutaire qui intéressera soignants et non soignants à l’hôpital, et plus largement toute personne désireuse de comprendre la crise qui affecte ce grand service public.

Mais qu’est-ce que le Falun Gong ? Dans les années 90, le Parti communiste chinois a encouragé les initiatives civiles en autorisant la création d’associations culturelles et sportives dont il avait jusque-là le monopole. Parmi celles qui ont vu le jour, les associations d’art martiaux et de qigong ont connu un véritable engouement. Le qigong, technique ancestrale de respiration, permet de développer la concentration et l’équilibre interne. C’est dans ce contexte que Li Hongzhi, un fonctionnaire quadragénaire, créa son association de qigong, en 1992 : le Falun Gong.

Cependant, Maître Li ne se contenta pas d’enseigner des techniques respiratoires, il les associa à une doctrine ésotérique dont il révéla progressivement le contenu. En 1996, Li Hongzhi retira son association de la Fédération nationale de qigong et émigra aux États-Unis d’où il continua à la diriger. De même, les meetings du Falun Gong changèrent d’aspect pour prendre la forme américanisée de ceux du pasteur évangélique Billy Graham avec témoignages des adeptes guéris. Pour le gouvernement, le choc était rude. Dans un pays où toutes les manifestations sont soigneusement encadrées, il avait été possible d’en organiser secrètement une, qui plus est devant le siège du Parti.

Il s’avérait que le Falun Gong disposait de plusieurs dizaines de millions d’adeptes, dont un tiers étaient membres du Parti communiste. Dès lors le pouvoir n’avait que deux solutions : soit reconnaître Falun Gong comme une force à l’intérieur du Parti, soit l’écraser. Bien que choqué par la détermination irrationnelle des manifestants, le Premier ministre Zhu Rongji était favorable à la reconnaissance, mais le président Jiang Zemin, persuadé d’avoir à faire à une organisation manipulée en sous-main par la CIA, choisit la répression. Les autorités états-uniennes multiplièrent les protestations officielles devant ce qu’elles considèrent comme une atteinte à la liberté religieuse. Li Hongzhi et de la nature de son association. S’agit-il de la résurgence d’un ésotérisme ancien que le Parti communiste ne tolérerait pas —comme le prétend Washington—, ou le Falun Gong est-il une secte manipulant ses membres en vue de prendre le pouvoir —ainsi que l’affirme Pékin— ? Maître Li Hongzhi, fondateur du Falun Gong.