La Légende de la Toison d’Or PDF

Reconstitution sur ordinateur du diamant bleu de la Couronne. Le diamant bleu de la Couronne de La Légende de la Toison d’Or PDF, appelé aussi Bleu de France ou encore Bleu de Tavernier, est un grand diamant bleu acheté par Louis XIV à Jean-Baptiste Tavernier qui l’a rapporté d’Inde en 1668.


La Grèce, aux temps héroïques où les dieux vivaient encore parmi les mortels…
Depuis des temps immémoriaux, le bélier immortel, offert par Zeus aux habitants de Iolcos, est le symbole des rois de cette cité. Mais l’animal a été emporté dans la lointaine Colchide et sacrifié au dieu Arès. Nombre de valeureux guerriers ont tenté de reprendre sa Toison d’or. Tous ont échoué. Le jeune Jason, fils d’Æson, apprend de la bouche du centaure Chiron qu’il est l’héritier du trône d’Iolcos, occupé par l’usurpateur Pélias, son oncle. Celui-ci accepte de lui rendre son titre à condition qu’il aille reprendre la Toison d’or. Protégé par la déesse Héra, Jason ne sera pas seul dans son expédition. Les plus grands héros l’accompagneront : Orphée le joueur de lyre, les jumeaux Castor et Pollux, la belle Atalante au pied léger, le grand Héraclès lui-même et beaucoup d’autres. Il aura également le navire le plus rapide jamais construit : l’Argo, dont les plans ont été inspirés par Athéna. Pour triompher, Jason et les Argonautes devront affronter d’innombrables dangers, parmi lesquels les rochers mouvants des Symplégades, les Sirènes, les Gygénéis à six bras, fils de la Terre, la redoutable déesse Cybèle, le géant de métal Thalos, les juments anthropophages de Diomède le Thrace, et surtout, le Gardien de la Toison d’or, une créature infernale qu’aucun homme vivant n’a jamais vue. La Légende de la Toison d’or nous emmène au cœur de la Grèce préhellénique, un monde farouche et merveilleux, dans les traces de héros hors du commun dont les exploits sont à la base même de notre culture.

Volé en 1792, sa trace est perdue jusqu’à la découverte accidentelle en décembre 2007 par François Farges de son modèle en plomb qui, après des recherches historiques, démontre que ce diamant de la Couronne est à l’origine du diamant Hope apparu en Angleterre après le vol. Gravure des mémoires de Tavernier, montrant le grand diamant bleu ramené des Indes, dessiné sous trois angles. 16 carats de l’époque, soit 115,16 carats métriques modernes. Il s’agissait à l’époque du plus grand diamant bleu connu, également connu sous le nom de  diamant bleu de Tavernier .

Golconde, on n’en a aucune preuve. Le diamant avait été repoli suivant l’usage indien de l’époque, c’est-à-dire suivant les faces naturelles de cristallisation et de clivage du diamant. En décembre 1668, Tavernier revint en France avec plus de 1 000 diamants de toute taille, dont le grand diamant bleu foncé et deux autres d’un bleu plus clair. Le roi l’exposa d’abord dans son cabinet de curiosité du château de Saint-Germain-en-Laye, puis ordonna en 1671 que la gemme fût retaillée dans le goût occidental de l’époque, c’est-à-dire pour améliorer sa brillance. Jean Pittan a certainement proposé un dessin exceptionnel pour convaincre le roi et Colbert de financer la taille à un prix équivalent à un dixième environ du prix d’achat du diamant de Tavernier. Finalement, le diamant de Tavernier était retaillé sous une forme triangulaire selon une taille dite en  rose de Paris .

Couronne, seule source connue jusqu’en 2007 de ce diamant mythique. Pendant le règne de Louis XV, le diamant est délaissé jusqu’en 1749, le roi préférant sertir sa couronne de diamants incolores. Il revient en grâce lorsque le roi est fait chevalier de l’Ordre de la Toison d’or. Louis XV possédait un certain nombre d’insignes de la Toison d’Or, mais deux étaient particulièrement magnifiques. Malgré diverses recherches, cet objet majeur n’a pas encore été retrouvé.

4-5 carats et la bagatelle de 282 diamants décorent la queue et les ailes du dragon ainsi que les deux palmes qui entourent le dragon sans oublier les deux bélières de l’insigne. En 1783, le Bleu de France apparaît dans l’inventaire des bijoux de la Couronne remis à la garde du grand maître de la Garde-robe du roi: le duc de Liancourt. Lequel a été retaillé depuis et est estimé 1 000 000 de livres ». La Toison d’Or et son grand diamant bleu furent volés lors du sac dramatique de l’hôtel du Garde-Meuble entre les 11 et 16 septembre 1792 alors que des gardes nationaux font pourtant le guet. Certains des voleurs arrêtés sur dénonciation sont guillotinés sur le lieu même de leur forfait, place de la Révolution.

La parure est retrouvée auprès des voleurs en 1795 mais reperdue peu de temps après. Angleterre d’où la pierre serait soit restée cachée à Londres, soit partie pour Constantinople. Retaillé à la hâte, le diamant perdit pour toujours sa magnifique taille et sa masse et tout son art baroque. Vingt ans après, le 19 septembre 1812, un diamant bleu de 45,5 carats et de forme ovale apparaît outre-Manche. Cette  apparition  correspond exactement à vingt ans et deux jours après le sac du Garde-Meuble, c’est-à-dire deux jours après la prescription légale du vol de 20 ans. Le délai de prescription de recel étant plus long, l’hypothèse émise est qu’il a été retaillé pour faire disparaître la véritable identité de la pierre. Le diamant reste dans le giron des Hope jusqu’en 1901, date à laquelle il est revendu au joaillier Joseph Frankel, puis en 1908 à Selim Habib, marchand et collectionneur turc, en 1909 au joaillier français Rosenau, en 1910 à Cartier.

Smithsonian Institute de Washington en 1958. Cependant, le diamant Hope n’ entre  pas complètement dans le diamant bleu. Réplique en zircone bleue du diamant bleu de Tavernier, taillée aux États-Unis par Scott Sucher sur la base des gravures de Tavernier de 1676. Cette découverte a pu montrer que le diamant bleu était bien mieux taillé que ce que l’on pensait auparavant. Finalement, d’après les archives du Muséum, c’est Henry Philip Hope, après la mort de son frère Thomas, qui fut détenteur légal du diamant retaillé, jusqu’à sa mort en 1839. Les Hope sont-ils au centre de cette affaire de retaille du diamant bleu entre 1792 et 1812 ?

Présentation de la réplique de 2010 par H. Farges à l’hôtel de la Marine à Paris le 30 juin 2010. Les proportions de la taille de ce diamant en font un précurseur des diamants modernes taillés en brillant bien que cette taille reste typiquement baroque. La mythique toison de Louis XV a également été reconstituée en gouache. Chef d’œuvre composé de chefs-d’œuvre, elle comprend le mythique diamant bleu de Jean Pittan taillé en 1673 ainsi que le dragon dit  Côte de Bretagne  retaillé par Jacques Guay en 1750 pour cet insigne.

L’ensemble du bijou comporte un autre diamant bleu sommital, appelé  Bazu  et de couleur légèrement bleutée pesant 32 carats, qui fut aussi volé en 1792 et dont on ne sait pas ce qu’il est advenu. Au milieu des années 1980, le père de Herbert Horovitz, joaillier genevois, acquiert en vente publique une gouache originale représentant la grande Toison d’Or de Louis XV, témoignage de l’art français des périodes baroques et rocaille. Cette gouache a servi de base pour reconstituer le bijou qui a été présenté le 30 juin 2010 par Horovitz et François Farges, professeur au Muséum national d’histoire naturelle de Paris, après trois ans d’un complexe travail au sein des archives, sur ordinateur et dans divers ateliers en Suisse, France, Inde et aux États-Unis. Cette reconstitution se compose de zircone et pâte de verre avec, en son centre, la réplique en zircone du fameux Diamant Bleu. Elle fut conçue avec les meilleurs artisans lapidaires, sertisseurs, doreurs, gainiers.

Un écrin en maroquin cramoisi, aux armes de Louis XV de la maison Simiez fut également conçu pour présenter ce bijou. Elle se trouve aujourd’hui à Genève où elle a été fabriquée. Un documentaire de 90 minutes À la poursuite du diamant bleu, également réalisé en 2010, par Thierry Piantanida et Stéphane Bégoin a été diffusé le 30 avril 2011 sur Arte. Annie Pietri, « Le Grand Diamant Bleu », T. Haüy, Traité des caractères physiques des pierres précieuses, Courcier, 1817. Mawe, A treatise on diamonds and precious stones, Longman, 1823. Hertz, A Catalogue of the collection of pearls and precious stones formed by Henry Philip Hope Esq.

Jewelry and the precious stones, Penington, 1856. Babinet, Études et lectures sur les sciences d’observation et leurs applications pratiques, vol. Barbot, Traité complet des pierres précieuses, Morris, 1858. White, Lapidary Journal, nº 45, p.