La pierre philosophale PDF

Si cet homme a le malheur de chercher la pierre philosophale, je ne suis pas surpris que de six mille livres de rente, il soit réduit à rien. Un philosophe qui a six mille livres de rente a la pierre philosophale. Voltaire à l’abbé Moussinot, 13 décembre 1737, Courtat, Les vraies lettres de Voltaire à l’abbé Moussinot, La pierre philosophale PDF, A. L’Alchimiste découvrant le phosphore de Joseph Wright, 1771.


Les Evangiles peuvent être compris et interprétés à la lumière de la science alchimique. En apparence, ils ne font que rapporter ce que fut la vie d’un homme, Jésus, né il y a deux mille ans en Palestine ; mais en réalité, à travers les différentes étapes de sa vie, depuis sa naissance jusqu’à sa mort et sa résurrection, ce sont aussi des processus alchimiques qu’ils décrivent. Malgré les condamnations dont elle a fait l’objet de la part du clergé, depuis le moyen âge l’alchimie a profondément imprégné la mystique et l’ésotérisme chrétiens. Et si on étudie certaines figures à l’extérieur et à l’intérieur de Notre-Dame de Paris ou de Notre-Dame de Chartres, on découvrira que les bâtisseurs des cathédrales possédaient des connaissances alchimiques dont l’architecture et la sculpture portent de nombreux témoignages. Table des matières I. Sur l’interprétation des Écritures: 1. La lettre tue et l’esprit vivifie 2. La parole de Dieu II. Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui peut souiller l’homme III. Vous êtes le sel de la terre : 1. Marquer la matière du sceau de l’esprit 2. La source des énergies IV. Et si le sel perd sa saveur… V. Goûter la saveur du sel : l’amour divin VI. Vous êtes la lumière du monde VII. Le sel des alchimistes VIII. Et comme toutes les choses sont et proviennent d’Un IX. Le travail alchimique : le 3 au-dessus du 4 X. La pierre philosophale, fruit d’une union mystique XI. La régénération de la matière : la croix et le creuset XII. La rosée de mai XIII. La croissance du germe divin XIV. L’or du savoir véritable : l’alchimiste et le chercheur d’or.

Les écrivains alchimistes lui attribuent une origine bien plus ancienne. Adam, qui aurait été informé par Dieu de l’existence de cette Pierre. Ce savoir se serait transmis à travers les patriarches de la Bible. Les racines théoriques décrivant la création de la pierre peuvent être attribuées à la philosophie grecque. Prima Materia est aussi le nom que les alchimistes attribuent à la matière de départ pour la création de la Pierre Philosophale. Le feu était à la fois chaud et sec, la terre froide et sèche, l’eau froide et humide, et l’air chaud et humide. Il a théorisé que chaque métal était une combinaison de ces quatre principes, deux d’entre eux intérieurs et deux extérieurs.

La théorie de Jabir a été basée sur le concept que les métaux comme l’or et l’argent pourraient être cachés dans les alliages et les minerais, d’où ils pourraient être récupérés par le traitement chimique approprié. Albert le Grand aurait découvert la pierre philosophale. Paracelse pensait que cet élément était, en fait, la pierre philosophale. Mutus Liber semble être un manuel d’instruction symbolique pour concocter une pierre philosophale.

Appelé le  livre sans paroles , il était une collection de 15 illustrations. La possibilité de transmuter de vils métaux en or se basait sur l’idée de la fécondité des mines. On doit pouvoir tirer de l’or, la semence de l’or, ou pouvoir accélérer le processus de formation et de croissance de l’or au sein de la terre. C’est l’ensemble de ces dernières opérations qui constituent le grand œuvre. Il s’agit, entre autres, d’obtenir la poudre de projection, la semence qui, projetée sur un minerai en fusion, va le féconder, le faire croître et le transformer en or. On cherche à agir sur les qualités substantielles de couleur et de poids pour s’approcher le plus possible du but désiré.

Un autre but est d’obtenir de l’or potable, à la recherche du remède universel et de l’éternelle jeunesse. En 1710, en Provence, le bruit courait qu’un alchimiste était parvenu à transmuter le plomb en or. Intrigué par la rumeur, le roi Louis XIV demanda de lui faire venir De Lisle pour qu’il présente son procédé. De Lisle trouvait mille prétextes pour ne pas y aller, mais finalement il est embastillé pour faux-monnayage.

De Lisle succombe étrangement le 30 janvier 1712. L’enquête révéla que le faiseur d’or n’était qu’un charlatan. Dans l’Encyclopédie de Diderot, on trouve le coup final porté à ceux qui prétendent avoir le secret de la pierre philosophale :  Ces gens se font toujours payer très cher, et payer d’avance, leur secret. Il est détenu par les bodhisattvas, Avalokiteshvara et Kshitigarbha. On le voit également porté sur le dos du cheval du vent qui est représenté sur les drapeaux de prière tibétains. Au verset 2709, il déclare que le nom de Dieu, Shiva ou le dieu Shambala, est un véhicule alchimique qui transforme le corps en or immortel.

Gaston Bachelard consacre plusieurs passages à la recherche alchimique, comme autant d’exemples d’obstacles épistémologiques à l’esprit scientifique. La pierre philosophale apparaît dans le roman Harry Potter à l’école des sorciers de J. Picsou espère la retrouver en compagnie de ses neveux, cherchant des traces de poussière d’or en chemin, et parcourant ainsi plusieurs pays d’Europe et du Moyen-Orient, tentant de devancer le comique Barbedrue. Elle peut servir notamment à obtenir la vie éternelle ou encore donner naissance à une armée d’immortels.

Dans cette oeuvre la pierre philosophale n’est pas nécessairement une matière solide, elle peut être liquide ou dans un corps humain. Dans la série Blake et Mortimer, figure un épisode intitulé Le testament de l’alchimiste où l’on peut suivre une aventure dont l’intrigue repose sur la recherche de la pierre philosophale. A History of Science in Society: from philosophy to utility. The Jewish Alchemists: A History and Source Book Princeton University Press, 1995. The alchemy reader: from Hermes Trismegistus to Isaac Newton Cambridge University Press. Dictionary of Alchemy: From Maria Prophetessa to Isaac Newton.

The Philosopher’s Stone: Alchemy and Chemistry, vol. Maslama al-Majriti and the Rutbatu’l-Hakim, vol. Bachelard, La formation de l’esprit scientifique, J. 60 par François Nicolas Napoléon Ravaisson-Mollien, Louis Jean Félix Ravaisson-Mollien A.