La règle des francs-maçons de la pierre franche PDF

Jeanne entend les voix de saint Michel et sainte Catherine, par Hermann Anton Stilke. La règle des francs-maçons de la pierre franche PDF d’Arc a été reprise par de nombreux auteurs pour illustrer ou cristalliser des messages religieux, philosophiques ou politiques. Jeanne d’Arc est-elle une figure nationaliste ? Jeanne d’Arc, dessin de Clément de Fauquembergue, Archives nationales, Registre du Parlement de Paris, 1429.


Une Loge initiatique peut-elle exister sans référence à une règle de bâtisseurs ? De l’Egypte ancienne à la Franc-Maçonnerie moderne, cet outil est toujours apparu essentiel, et c’est bien lui qui était la source et le fondement des  » Trois Grandes Lumières  » avec le Compas et l’Equerre. Les forces créatrices à l’œuvre dans l’univers ne se conforment-elles pas à une règle d’harmonie ? Cet ouvrage tente de nous faire percevoir la nature et la place de la Règle dans une Loge initiatique, à la fois comme chemin de connaissance et outil de construction du Temple.

Dès son vivant, de par les sources contradictoires sur sa vie, elle est un phénomène politico-religieux. Ligue catholique qui s’approprie son mythe. Fénelon fait l’impasse sur elle dans ses œuvres. En 1762, Voltaire publie un livre, qui se veut un pastiche du style de l’épopée héroïque, La Pucelle d’Orléans. Reims, huile sur toile de Dominique Ingres, Paris, musée du Louvre, 1854.

C’est cependant à la plume de l’historien Jules Michelet que l’on doit la transformation la plus radicale du personnage en 1841. Sa vision de Jeanne fait un parallèle, troublant pour cet historien athée, avec le Christ. Jeanne se plie à sa mission dont elle sait qu’elle lui coûtera la vie. Souvenons-nous toujours, Français, que la patrie chez nous est née du cœur d’une femme, de sa tendresse et des larmes, du sang qu’elle a donné pour nous.

Jeanne Darc eut-elle réellement des visions ? Son mobile le plus certain ne prit-il pas sa source dans les mouvements d’un patriotisme exalté ? Quels furent les vrais sentiments du roi à son égard ? Ces propos sont écrits un an à peine après le panégyrique de Mgr Dupanloup à Orléans évoquant la sainteté de Jeanne d’Arc.

Les socialistes revendiquent eux aussi cette approche de Jeanne d’Arc. Péguy dans son livre, qui ne connaît guère de succès, choisit cependant, loin des critères de l’histoire positiviste, de privilégier la forme dramatique et de centrer son écriture sur la vie personnelle et la vie intérieure de Jeanne. Ainsi la vocation de Jeanne d’Arc ne doit rien aux  voix  mais plutôt à sa hantise du mal et de la révolte qu’il suscite en elle. En effet en 1908 paraît Jeanne d’arc d’Anatole France. Jeanne, mais critique le manque de fiabilité des sources disponibles à l’époque et relativise la part d’évènements extraordinaires dans l’épopée. Il explique ainsi la délivrance d’Orléans par la faiblesse des effectifs anglais.

Cependant en imposant l’image d’une  sainte laïque  Michelet crée un mythe perçu comme une véritable machine de guerre contre l’Église. Le 8 mai 1869, l’évêque d’Orléans prononce au nom de l’Église un véritable panégyrique de Jeanne où pour la première fois il évoque la sainteté de la Pucelle conduite au bûcher non par l’Église mais par un prêtre déloyal et des universitaires vendus aux Anglais. C’est la voie formelle, la plus lourde, qui est mise en œuvre. Le dossier de canonisation rassemble 1741 pages au total, soit largement plus en volume que les sources sur lesquelles il s’appuie. Jeanne aussi est des nôtres On ne laïcise pas les saints. Le 1er mars 1897 s’ouvre enfin le véritable procès dont la décision finale revient à Rome mais dont le cours est délégué aux successeurs de Mgr Dupanloup, décédé en 1878.

Jules Quicherat, ancien élève de Michelet et libre-penseur, devenu entre-temps directeur de l’École des chartes. Cependant des dérapages interprétatifs sont commis. Ainsi, contrairement aux déclarations explicites de Jeanne d’Arc, à la question  Confia-t-elle sa mission à son curé sous le sceau de la confession ? De même, l’épisode du  saut de Beaurevoir  est réinterprété : Jeanne, retenue prisonnière dans une tour entre juillet et novembre 1430 aurait tenté de se suicider, ce qui est contraire aux préceptes catholiques. On écarte alors le témoignage de Jeanne, déclarant à ses futurs bourreaux qu’à ce moment  elle aimait mieux mourir que vivre , pour des récits de seconde main. Michelet quelques années avant le procès en canonisation.

Glissement sémantique qui est loin d’être neutre. Si l’on excepte le repentir de 1855 de Mgr Dupanloup, pas une seule fois l’Église ne reconnaît qu’elle a une part de responsabilité dans la mort de Jeanne d’Arc. Qui est donc responsable de la mort de Jeanne ? Certes en 1897, l’anglophobie demeure forte, mais Jeanne doit être une sainte catholique c’est-à-dire universelle, il est donc inutile de réveiller de vieilles querelles. Quel illogisme, ou plutôt quelle tartuferie dans toutes ces colères juives ou enjuivées contre le triste évêque de Beauvais ! Pierre Cauchon, ce honni de l’Église, mais c’est un homme à eux. Jamais l’Église n’entre dans cet antisémitisme dans le cadre du procès, mais ce sentiment est semble-t-il partagé dans une frange difficilement quantifiable de ses fidèles, ce dérapage n’étant pas isolé.

Autre coupable désigné, l’esprit de la Révolution française. Le livre de Voltaire est brocardé, chose d’autant plus facile qu’il s’agit d’une œuvre mineure et de qualité médiocre. Toutes ces querelles apparaissent vite assez vaines. 1905 de séparation de l’Église et de l’État. Enluminure du manuscrit d’Antoine Dufour, Les vies des femmes célèbres, Nantes, musée Dobrée, 1504. Pucelle d’Orléans , conflit dont la droite nationaliste de l’époque sort victorieuse.