La sémiotique du récit PDF

L’un et l’autre ont pour objet l’étude des signes et des systèmes de signification. Sémiologie renvoie davantage à Saussure, à Barthes, à Metz et de façon plus générale à la tradition la sémiotique du récit PDF où les sciences dites humaines restent plus ou moins attachées aux mouvements littéraires, esthétiques et philosophiques. Sémiotique renvoie à Peirce, Morris et plus généralement à une tradition anglo-saxone marquée par la logique.


Roland Barthes, dans les années 60, inversera la proposition et fondera la sémiologie de l’image en empruntant à la linguistique ses concepts. C’était sans doute la condition historique pour que l’image, en tant qu’objet d’étude, puisse faire son entrée à l’université. Roland Barthes pour l’image fixe, puis Christian Metz pour le cinéma auront été les deux figures emblématiques de ce mouvement. La sémiologie du cinéma de son côté étudiera les films dans leur dimension langagière, en tant que système producteur de sens. La sémiologie « pure et dure » des années 60 a néanmoins dominé le champ universitaire durant quelques décennies. Un de ses principaux atout aura été, comme le dit si bien André Gardies, de permettre  » qu’un discours autre que celui du ressassement extatique, de l’impressionnisme intuitif, de l’herméneutique humaniste ou du jugement subjectif, puisse peu à peu s’élaborer pour qu’enfin le regard échappe à la sidération.

Depuis les années 80, la sémiologie « classique » est fortement dénoncée pour le caractère immanentiste de la signification qu’elle suppose et pour la non prise en compte du contexte et du spectateur dans la production de sens. Une deuxième distinction concerne le signe lui-même. Un signe est la réunion de quelque chose que je perçois et de l’image mentale associée à cette perception. Le signe est par essence double. On appelle signifiant, la face matérielle, physique, sensoriellement saisissable, et signifié la face immatérielle, conceptuelle, qu’on ne peut appréhender que intellectuellement.

Le signifiant et le signifié sont indissociables, ils sont comparables aux deux faces d’une même pièce qui serait le signe. On parle de monosémie lorsque à un signifiant correspond un seul signifié et de polysémie lorsqu’on peut associer plusieurs signifiés au même signifiant. La polysémie d’un système de signes est ce qui en fait sa richesse expressive et interprétative. La monosémie, au contraire, ce qui en fait sa logique, sa rationalité. On rencontrera plus fréquemment la polysémie dans les domaines artistiques, culturels,. La connotation est une construction d’ordre supérieur dans laquelle signifiant et signifié d’un premier signe deviennent un signifiant de second degré qui à son tour produira un signifié second, etc. Les signes indiciels : sont des traces sensibles d’un phénomène, une expression directe de la chose manifestée.

Les signes iconiques : sont des représentations analogiques détachées des objets ou phénomènes représentés. Les signes symboliques : rompent toute ressemblance et toute contiguïté avec la chose exprimée. La sémiotique de Peirce, qui date de la fin du XIXème siècle, a depuis quelques temps retrouvée une seconde jeunesse. Le plus souvent icône prend un accent circonflexe.

Mais sous cette forme il a une signification religieuse. D’après : GARDIES André, BESSALEL Jean, 200 mots-clés de la théorie du cinéma, Paris, Editions du Cerf, 1992. Pour Jean Mitry, dans un récit visuel, l’image est toujours l’image de quelque chose. Il ne peut donc y avoir dans une image filmée de signes visuels arbitraires au sens strict. Si le signe visuel présente un caractère symbolique il n’est pas, comme pour la langue, posé a priori, il l’est de « surcroît ». Les formes sont aussi des concepts. C’est la perception visuelle qui est sémiotisante.

Ainsi donc si l’image est constituée d’éléments qui sont à la base de la construction du sens, il n’y a pas de liens directs et figés entre chacun des éléments présents dans l’image et les interprétations qu’ils peuvent susciter. S’il y a des significations communes que nous partageons avec nos semblables devant telle ou telle image, cela n’est pas porté par l’image elle-même mais par seul fait que nous possédons une culture commune à un moment donné dans un contexte donné. Partant de cette évidence, il faut alors admettre que d’autres puisse avoir une interprétation, une sensibilité, une appropriation différentes des images. La qualité esthétique ou langagière ou sensible d’une image est une co-construction complexe qui se joue entre l’auteur, l’image et son spectateur. Mettre à jour les signes qui font sens dans une image ou dans une suite d’images est donc en soit une démarche d’analyse. Signo – Site Québécois consacré aux différentes théories sémiotiques – Animé par des universitaires canadiens et belges, on peut y trouver une synthèse des travaux de : Derrida, Eco, Fontanille, Genette, Greimas, Hjelmslev, Jakobson, Klinkenberg, Kristeva, Peirce, Rastier, Riffaterre, Todorov, Wittgenstein, Zilberberg. LEFEBVRE Martin, Présentation de Théorie de la communication versus structuralisme de C.