La Seconde Révolution française, 1965-1984 PDF

La centrale hydroélectrique Manic-5, une voiture du la Seconde Révolution française, 1965-1984 PDF de Montréal et l’Exposition universelle de 1967. Dans l’historiographie québécoise contemporaine, la Révolution tranquille est une période caractérisée par de nombreux changements sociaux et une intervention importante de l’État dans diverses sphères de la société. Dans le contexte des changements sociaux du Québec, l’origine précise de l’expression  révolution tranquille  est incertaine mais elle est une traduction de l’anglais  quiet revolution .


Avec la collaboration de Laurence Duboys Fresney

Au Québec francophone, l’expression en anglais est par la suite reprise par divers auteurs, mais la première recension de la traduction  révolution tranquille  remonte à un texte d’André Langevin pour le magazine Maclean’s en février 1963. En 1964, des intellectuels tels que Pierre Maheu ou Dorval Brunelle critiquent l’expression  révolution tranquille , qui serait un contradiction étant donné ses termes opposés, c’est-à-dire un oxymore. Pour Brunelle,  On a l’impression ici d’être berné : comment une révolution peut-elle être tranquille ? La Révolution tranquille propose une recomposition de la modernité.

Elle s’articule autour de quatre grandes orientations qui marquent un changement de cap par rapport aux orientations traditionnelles qui ont guidé le Québec durant la période précédente appelée  Grande Noirceur . D’abord, elle met en place une réorganisation totale de l’appareil étatique québécois, dans tous les secteurs d’activité et dans toutes les régions. La conversion de l’État québécois aux principes de l’État-providence marque également la fin du cléricalisme dans le domaine social, qui est transformé par le remplacement du clergé de la direction des réseaux de l’éducation, de la santé et des services sociaux par une nouvelle technocratie laïque. Enfin, l’ensemble des réformes de cette période est marqué sous le sceau d’une certaine urgence. Les femmes défendent leurs intérêts et leurs idéaux et occupent une place grandissante au sein de la société.

Lucia Ferretti, de l’Université du Québec à Trois-Rivières, résume la Révolution tranquille  comme le bref moment pendant lequel, fort d’un large consensus social, l’État québécois, son personnage principal, a été à la fois intensément réformiste et intensément nationaliste. Le gouvernement d’Adélard Godbout comporte d’importants précédents progressistes, qui portent en germe la Révolution tranquille. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, les Canadiens français, bien qu’ils forment la majorité de la population du Québec, contrôlent assez peu leur économie. Canadien français occupe les postes subalternes. Dans son rapport, publié en 1969, la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme confirme l’absence presque complète des francophones dans la direction d’entreprise au Québec. Dans ce contexte, les compétences des Canadiens français sont méprisées sur le marché du travail.

Jacques Parizeau, dans un ouvrage consacré au 40e anniversaire de la Révolution tranquille. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. La Révolution tranquille est généralement considérée comme un vaste mouvement de libéralisation des mœurs, globalement comparable au phénomène de  contre-culture  aux États-Unis ou à mai 68 en France. Logotype du 50e anniversaire de la Révolution tranquille, créé par le gouvernement du Québec en 2010. La Révolution tranquille est une époque de modernisation de la structure de l’État québécois qui correspond aux transformations connues ailleurs sous le nom des  Trente Glorieuses . La Révolution tranquille, par la confiance nouvelle qu’elle donne aux francophones québécois, est caractérisée par une montée fulgurante du nationalisme québécois.