La Société des Observateurs de l’homme (1799-1804). : Des anthropologues au temps de Bonaparte PDF

Il s’est rendu célèbre par son travail sur le cas de l’enfant sauvage, Victor de l’Aveyron. Il fit ses études la Société des Observateurs de l’homme (1799-1804). : Des anthropologues au temps de Bonaparte PDF collège de Riez puis chez les Oratoriens à Marseille, jusqu’en 1789. Il devint en 1793, pendant le siège de Toulon, l’assistant de Vincent Arnoux, directeur de l’hôpital militaire et ami de la famille. Membre comme Sicard de la Société des observateurs de l’homme, il est passé à la postérité pour le grand public grâce à son Mémoire et à son Rapport sur l’éducation de l’Enfant sauvage.


La Société des Observateurs de l’homme (1799-1804), en dépit de son existence éphémère, constitue un témoignage essentiel sur la fameuse  » transition  » des savoirs entre les XVIIIe et XIXe siècles. Autour d’un projet scientifique particulièrement ambitieux, la construction d’une science générale de l’homme, les membres de cette société mettent progressivement en place les fondements théoriques et institutionnels d’un nouveau domaine de savoir qu’ils définissent sous le nom d’anthropologie. Bénéficiant de la reconnaissance des plus hautes personnalités politiques et scientifiques de l’époque, ces premiers anthropologues prennent une part très active dans les débats, souvent polémiques, qui touchent à la définition de la nature humaine, et participent aux plus grands chantiers scientifiques du Consulat : l’observation du jeune enfant sauvage de l’Aveyron ; la rédaction des instructions de voyage destinées aux membres de l’expédition maritime du capitaine Baudin. Accueillant des anatomistes, des hygiénistes, des antiquaires, des linguistes, des pédagogues…, la Société des Observateurs de l’homme s’impose comme un véritable laboratoire d’idées où viennent se cristalliser les interrogations anthropologiques les plus diverses touchant aussi bien au statut du  » sauvage  » qu’à celui de l’infirme, de l’étranger ou de l’enfant. Mêlant étroitement l’étude prosopographique et l’analyse des logiques qui guident la construction de son projet anthropologique, cette approche renouvelle en profondeur l’histoire de la Société des Observateurs de l’homme tout en faisant largement écho aux luttes Intellectuelles, mais aussi politiques et religieuses, qui traversent la période consulaire. Cette relecture ouvre de nouvelles perspectives à une plus large connaissance de la vie scientifique des années 1800. Il faudra désormais placer les Observateurs et leurs activités aux côtés de l’Institut national et des Idéologues, au risque d’ignorer une étape essentielle dans l’histoire des productions et des pratiques intellectuelles de la Révolution française.

Il s’intéressa particulièrement à la démutisation des sourds et à la rééducation du bégaiement. Ces travaux serviront de base à la définition de la maladie de Gilles de La Tourette par Georges Gilles de la Tourette, 60 ans plus tard. Jean Itard était membre de la Société de médecine de Paris. Traité des maladies de l’oreille et de l’audition, vol. Mémoire sur le bégaiement, Journal universel des sciences médicales, 1817, 7, 129-144. Une édition plus récente existe en langue anglaise avec des commentaires et une bibliographie : Clark, Michael J. Jean Itard: A Memoir on Stuttering.

Mémoire sur les moyens de rendre la parole aux sourds-muets, présenté à la Société de médecine de Paris, par M. Bulletin de la faculté de médecine de Paris, 1812, 1, 72-79, puis dans le Journal de Médecine, 1818,15. Institution des sourds-muets de Paris sur ceux d’entre les élèves qui, étant doués de quelque degré d’audition, seraient susceptibles d’apprendre à parler et à entendre, Journal universel des sciences médicales, 1821, 22, 5-17. Mémoire sur quelques fonctions involontaires des appareils de la locomotion, de la préhension et de la voix, Archives générales de médecins, 1825, 8, 385-407.

Sur le traitement des sourds-muets, Archives générales de médecine, 1827, 14, 598. Sur les sourds-muets, Archives générales de médecine, 1828, 17, 290. Sur les traitements de la muti-surdité congénitale, Journal général de médecine, 1828, 103, 391-398. Mémoire sur le mutisme produit par la lésion des fonctions intellectuelles, Mémoires de l’Académie royale de médecine, Paris, 1828, 1, 3-18. Du bégaiement et de tous les autres vices de la parole, rapport fait à l’Académie de médecine, par M.

Colombat de l’Isère, Paris, Mansut, 1831, préface d’Itard. Sur un mémoire intitulé :  Recherches sur la surdité, considérée particulièrement sous le rapport de ses causes et de son traitement  par Gairal, Mémoires de l’Académie royale de médecine, Paris, 1836, 5, 525-552. Hoffbauer, Johann-Christoph, Médecine légale relative aux aliénés et aux sourds-muets, ou Les lois appliquées aux désordres de l’intelligence avec des notes par MM. 1964, Les enfants sauvages, Paris, Union Générale d’Éditions. 1994, Victor de l’Aveyron, précédé de Le Docteur Itard entre l’énigme et l’échec par François Dagognet, Paris, Éditions Allia.

Bonaparte, Paris, Société des études robespierristes. 2003, Joseph, l’enfant sauvage de Lacaune : un cas princeps également à l’origine de l’orthophonie en France, J. 2005, Victor de l’Aveyron, dernier enfant sauvage, premier enfant fou, Paris, Hachette. 2005, « Le sauvage et le signe. Les enseignements de l’histoire de Victor de l’Aveyron », dans la revue NERVURE,Journal de psychiatrie, tome XVII no. Jacques Hochmann : Histoire de l’Autisme, Paris, Ed.

Jean Marc Gaspard Itard notice bio-bibliographique dans le site de la Biu Santé. Jean Itard dans la Banque d’images et de portraits de la Biu Santé. 1865, Le Sauvage de l’Aveyron, Journal de médecine mentale, 5, 197 – 211. Jean Itard, éducateur et médecin des Lumières. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 14 novembre 2018 à 08:51.

Il s’est rendu célèbre par son travail sur le cas de l’enfant sauvage, Victor de l’Aveyron. Il fit ses études au collège de Riez puis chez les Oratoriens à Marseille, jusqu’en 1789. Il devint en 1793, pendant le siège de Toulon, l’assistant de Vincent Arnoux, directeur de l’hôpital militaire et ami de la famille. Membre comme Sicard de la Société des observateurs de l’homme, il est passé à la postérité pour le grand public grâce à son Mémoire et à son Rapport sur l’éducation de l’Enfant sauvage. Il s’intéressa particulièrement à la démutisation des sourds et à la rééducation du bégaiement.

Ces travaux serviront de base à la définition de la maladie de Gilles de La Tourette par Georges Gilles de la Tourette, 60 ans plus tard. Jean Itard était membre de la Société de médecine de Paris. Traité des maladies de l’oreille et de l’audition, vol. Mémoire sur le bégaiement, Journal universel des sciences médicales, 1817, 7, 129-144. Une édition plus récente existe en langue anglaise avec des commentaires et une bibliographie : Clark, Michael J. Jean Itard: A Memoir on Stuttering.