La vie n’est pas une marchandise : La Dérive des droits de propriété intellectuelle PDF

Ce mémoire la vie n’est pas une marchandise : La Dérive des droits de propriété intellectuelle PDF été refusé en Mai 2008. Un second mémoire a été présenté en Septembre 2008. Il a été soutenu et validé. Il s’agit de penser notre temps à l’aide de concepts et modèles plus appropriés à la situation.


Jusqu’aux années 1980, seuls les déposants et les examinateurs d’une demande de brevet, ainsi que leurs avocats, se préoccupaient de la propriété intellectuelle des inventions, alors essentiellement des machines et des produits chimiques. Deux événements ont transformé la question des brevets en un enjeu politique crucial. Le premier a été la décision de la Cour suprême des Etats-Unis de traiter la vie comme une invention et, par conséquent, de permettre à l’Office des brevets de ce pays d’accorder des brevets sur le vivant. Le second a été l’insertion par les Etats-Unis des droits de propriété intellectuelle (DPI) dans l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT). Les brevets sur les formes de vie découlant de la biotechnologie ont engendré des conflits d’ordre moral, écologique, économique et politique. Très souvent, ce sont le savoir indigène et les innovations traditionnelles qui font l’objet de ces brevets détenus par des multinationales. Ces brevets servent de mécanisme de contrôle aussi bien des matières premières que des marchés du tiers-monde.

En connaître les limites n’empêche pas de penser et de croiser les approches pour réfléchir à notre condition humaine à l’aube de ce nouveau millénaire. Il s’agit des changements dans l’histoire des sciences, de l’évolution des théories. Le paradigme est un modèle théorique de pensée, qui oriente la réflexion et la recherche scientifique. Pour cet auteur, l’histoire de la science est discontinue.

C’est une période qui vient après la modernité. Pourtant, il est difficile de dater le passage de la modernité à la postmodernité. Pour beaucoup de gens, la modernité continue encore à fonctionner. Pour ce qui nous concerne, la postmodernité c’est notre temps, elle vient en continuité et en rupture avec la modernité. La pensée de Marx est en continuité avec la pensée moderne, notamment sur le rôle du progrès et de la science, sur la visée d’émancipation, mais il introduit aussi une rupture.