Le Docteur G fait le point PDF

L’existence du point G ne fait pas le Docteur G fait le point PDF’objet d’un consensus dans la communauté scientifique. Comme il n’existe pas actuellement d’étude ayant comparé et évalué l’importance relative des différentes possibilités de l’érogénéité du vagin et du point G, il est difficile de conclure.


Il y a quelques années, le bon Docteur G nous dispensait ses conseils amicaux et généreux dans un premier ouvrage que le corps médical, du Docteur Jivago à Rika Zaraï, avait unanimement salué. Voici le deuxième volume de ce Guillaume Tell du thermomètre qui relègue définitivement Hippocrate, Vésale et Pasteur au rang de sympathiques amateurs. D’ailleurs n’est-ce pas le Docteur G qui a dit :  » La maladie peut nuire gravement à la santé  » ? Hein ? Alors ?

Le point G est réputé se situer de trois à sept centimètres à l’intérieur du vagin près de l’urètre et de la vessie. Les structures qui pourraient correspondre au point G ne sont pas connues avec précision. Soit d’une combinaison de ces possibilités. En 2012, le gynécologue américain Adam Ostrzenski prétend avoir trouvé la première preuve de l’existence de structures anatomiques du point G au cours de la dissection de la paroi intérieure du vagin d’un cadavre lors d’une autopsie.

Dans ce cas, l’érogénéité du point G ne proviendrait pas directement du vagin, mais de la stimulation indirecte du clitoris. Odile Buisson et Pierre Foldes réalisent en 2010 des échographies complètes et en 3D d’un coït, ce qui leur permet de repérer cette zone du corps du clitoris qui se moule sur la partie postérieure du vagin et du pénis lors de la pénétration. Certaines positions sexuelles permettent une stimulation directe de cette zone en particulier si l’homme est derrière la femme lors du coït ou si, dans la position du missionnaire, elle pose ses jambes sur ses épaules. L’ouvrage décrit une zone dans le vagin répondant à la stimulation directe pour provoquer un orgasme chez certaines femmes. Dans ses travaux de 1950, Gräfenberg ne mentionne pas l’existence d’une zone vaginale orgasmique précise. Sa publication note simplement le comportement sexuel de certaines patientes qui s’introduisent des aiguilles à chapeau dans l’urètre pour se procurer des orgasmes.

Il pense que l’urètre pourrait être une zone érogène occasionnelle mais ne pense pas à une zone orgasmique commune à toutes les femmes. Depuis le livre de 1982, la zone décrite est restée hypothétique pour le corps médical. Ce qui ne constitue donc pas un échantillon suffisant. De plus, l’étude n’est pas faite en double aveugle.