Le grand n’importe quoi (Biographies, Autobiographies) PDF

Lyon puis à Belley avant de revenir dans le Mâconnais où il mène une vie de jeune homme oisif et séducteur. Il voyage en Italie et occupe une éphémère fonction militaire auprès le grand n’importe quoi (Biographies, Autobiographies) PDF Louis XVIII. En 1830, il décide d’entrer en politique en se ralliant à la monarchie de Juillet mais échoue à la députation. Son dernier grand poème La Vigne et la Maison est écrit en 1857.


Décalé. Il paraît que je le suis. 
Il est certain que je ne suis calé en rien.

Après cinquante ans à promener sa haute silhouette devant les caméras ou sur les planches, Jean-Pierre Marielle se confie pour la première fois. Dans cette balade au cœur de son intimité, on croise les copains de toujours, Belmondo, Rochefort, Salavador et les autres, les auteurs vénérés, Ionesco, Camus, Echenoz, Calet, les jazzmen adorés.

S’il demeure pour beaucoup le personnage culte des Galettes de Pont-Aven, il est tout autant l’austère M. de Sainte-Colombe de Tous les matins du monde. Comédien d’exception. il préfère les paradoxes aux évidences. Aussi à l’aise dans la truculence, le burlesque, la fantaisie que dans la sobriété, la retenue et la profondeur. À l’image de l’homme Jean-Pierre Marielle, solaire, jouisseur, fort en gueule, mais également solitaire, discret et cultivé.

Dans un joyeux bazar haut en couleurs, bons mots loufoques, traits d’esprit et anecdotes savoureuses composent l’autoportrait sensible de l’un des Grands ducs du cinéma français.

Saint-Point qu’il a habité et transformé depuis 1820. Rimbaud écrit dans sa Lettre du voyant à Paul Demeny que  Lamartine est quelquefois voyant, mais étranglé par la forme vieille . De retour à Milly, il commence à écrire de la poésie sous l’inspiration des poèmes d’Ossian traduits en français par Pierre Baour-Lormian. Il revient ensuite à Milly, et mène une vie de gentleman campagnard. Seul garçon de sa famille, il doit recevoir en héritage les domaines de ses parents, mais, sans y être obligé, il s’engage à indemniser ses sœurs par des rentes. En 1816, victime de langueurs, il part à Aix-les-Bains en Savoie. Les deux jeunes gens entament une idylle qui durera jusqu’à la mort de Julie en décembre 1817, à l’âge de 33 ans.

En même temps, le poète publie les Nouvelles Méditations poétiques, La Mort de Socrate, Le Dernier Chant du pèlerinage d’Harold. En 1822, sa fille Julia naît. En 1825, il est nommé secrétaire d’ambassade à Florence, mais se voit refuser le poste de ministre de France : qu’importe, il demande un congé, revient en province, et publie Les Harmonies poétiques et religieuses. En 1833, il est élu député et ne cessera de l’être jusqu’en 1851.

En décembre 1834, il fait partie des fondateurs de la Société française pour l’abolition de l’esclavage. Lamartine, devant la tour des crânes, s’écria :  Qu’ils laissent subsister ce monument ! Lamartine envisage d’abandonner la politique et commence à rédiger l’Histoire des Girondins. Il remplit toutefois sa tâche de député consciencieusement et se déplace lentement vers la gauche au fil des années, allant jusqu’à devenir la tête de file des révolutionnaires de 1848. Depuis Milly, Lamartine enfant dévalait les pentes du Monsard pour rejoindre Bussières et les leçons de l’abbé Dumont. Maison où logea Lamartine lors de son séjour à Plovdiv, en Bulgarie sous domination ottomane. Félix Philippoteaux, Épisode de la Révolution de 1848 : Lamartine repoussant le drapeau rouge à l’Hôtel de Ville, le 25 février 1848, v.

Alphonse de Lamartine par Théodore Chassériau. En 1848, à l’occasion de la chute de Louis-Philippe et de la proclamation de la Seconde République, Lamartine fait partie de la Commission du gouvernement provisoire. De concert avec François Arago, il mène une politique modérée. C’est lui qui signe le décret d’abolition de l’esclavage du 27 avril 1848. Après la fermeture des ateliers nationaux, décidée par la Commission exécutive, et les Journées de Juin, réprimées dans le sang par le général Cavaignac, la Commission démissionne. Tombeau où il repose à Saint-Point.

La fin de la vie de Lamartine est marquée par des problèmes d’argent, dus à sa générosité et à son goût pour les vastes domaines. Il revient un temps aux souvenirs de jeunesse avec Graziella, Raphaël, mais doit très vite faire de l’alimentaire. Dès 1830, la pensée politique et sociale de Lamartine va devenir un aspect essentiel de son œuvre. Légitimiste en 1820, il évolue peu à peu vers la gauche, mais voit un danger dans la disparition de la propriété : cette position ambiguë, qui lui inspire la création d’un  Parti social  en 1834, est intenable. En 1831, il est attaqué dans la revue Némésis : on lui reproche d’avilir sa muse en la faisant la servante de ses idées politiques.

Lamartine croit au progrès : l’histoire est en marche et les révolutions sont un moyen divin pour atteindre un objectif. La démocratie est la traduction politique de l’idéal évangélique. Jocelyn, La Chute d’un ange, témoignent des préoccupations sociales de leur auteur, qui œuvre aussi pour la paix. Jocelyn, La Chute d’un ange, le Voyage en Orient révèlent la pensée religieuse de Lamartine. Son déisme est assez vague, mais le poète veut expurger la religion de la croyance aux miracles, de celle de l’enfer, etc.

Cependant, certaines de ses œuvres seront mises à l’index. Sa foi en la Providence est contingente des vicissitudes de sa vie, mais le désir de servir Dieu est à chaque fois plus fort. Non-violent, il prêche également pour le végétarisme. Maître du lyrisme romantique et chantre de l’amour, de la nature et de la mort, Alphonse de Lamartine marque une étape importante dans l’histoire de la poésie française avec sa musique propre. La poésie est chant de l’âme. Rimbaud que  Lamartine est quelquefois voyant, mais étranglé par la forme vieille.

Il restera comme le grand restaurateur de l’inspiration lyrique. La beauté de cette poésie suppose donc la profonde sympathie de son intime lecteur :  La phrase fait secrètement entendre ce qu’elle fait discrètement voir et ressentir. Quiconque la murmure se substitue à celui qui l’inventa et se met à confondre les automnes de son âme avec ceux de la nature car ils sont signes de la déploration qu’il y a en Dieu. Son Voyage en Orient est avec celui de Nerval, après l’Itinéraire de Paris à Jérusalem de Chateaubriand, l’un des chefs-d’œuvre du récit de voyage.