Le Paradoxe du poisson rouge: Une voie chinoise pour réussir (CLASSIQUES) PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Circé offrant la coupe à Ulysse de Le Paradoxe du poisson rouge: Une voie chinoise pour réussir (CLASSIQUES) PDF William Waterhouse. La magie est une pratique fondée sur la croyance en l’existence d’êtres ou de pouvoirs naturels et de lois naturelles occultes permettant d’agir sur le monde matériel par le biais de rituels spécifiques.


Réveillez le Chinois qui sommeille en vous.

Notre monde contemporain ressemble à une mer très agitée. Avec ses courants complexes, ses vents changeants, ses vagues porteuses ou cassantes. Tel un poisson dans l’eau, un pays semble pourtant s’y mouvoir avec agilité et succès : la Chine. Depuis la nuit des temps, le poisson rouge y est célébré. Pas celui de notre enfance qui tourne en rond dans son bocal mais la carpe koï, grande et majestueuse, reine des bassins et rivières des jardins publics. Sa ressemblance avec un petit dragon, figure mythique du pays, tout comme sa robe rouge, symbole de la joie de vivre et de la force créatrice, lui valent d’être sacrée. Un culte qui ne doit rien au hasard. La culture populaire prête à l’animal huit vertus, toutes inspirées de la sagesse chinoise : ne se fixer à aucun port, ne viser aucun but, vivre dans l’instant présent, ignorer la ligne droite, se mouvoir avec aisance dans l’incertitude, vivre en réseau, rester calme et serein, remonter à la source. Autant d’aptitudes qui offrent à la carpe une totale symbiose avec son environnement, toujours aux aguets pour saisir l’opportunité qui se présente.

Dans un monde désormais multipolaire et interdépendant, l’heure est venue d’échanger non seulement nos marchandises mais aussi nos sagesses.

Il y a chez les Chinois des idées et des façons de faire dont nous gagnerions à nous inspirer tant pour notre développement personnel que notre pratique en affaires.

EXTRAIT

La sagesse en Chine se transmet non pas des traités de philosophie ou de théologie mais à travers des anecdotes ou des maximes paradoxales qui interpellent le lecteur et brisent sa logique rationnelle. Elle consiste à éclairer, creuser toujours davantage l’évidence pour mieux savourer la vie. Elle relève de l’art de vivre et n’a donc plus rien à voir avec cette science abstraite qu’est devenue la philosophie occidentale. Pourtant selon son étymologie latine, la sagesse signifie « avoir du flair » (sagire) et « savourer » (sapere). Elle fait appel donc à l’intuition, non à la raison.

CE QU’EN PENSE LA CRITIQUE

– « Dense et très complet malgré sa petite taille, l’ouvrage est aussi un véritable dictionnaire de citations, généralement de sages chinois. On aime bien celle-ci de Confucius, très présent tout au long du livre : « L’intelligence fait vivre content, la bienfaisance fait vivre longtemps. » Ne pas rater, en mot de la fin, la liste des 40 différences entre la Chine et l’Occident. » (Henri Gibier, Les Echos)

– « Chefs d’Etats et d’entreprises veulent tout comprendre du Tao et du Yi King. Que dire de l’évasif ? de l’oblique ? Comment sortir d’un management trop directif et planificateur ? Le marché du développement personnel se saisit de ses concepts avec la publication d’un petit livre très alerte de Hesna Cailliau, intitulé Le Paradoxe du poisson rouge (Editions Saint-Simon). » (Charles Jaigu, Le Figaro)

– « S’il y a bien un animal qui ne me revient pas, limite me dégoûte, c’est le poisson qui envahit les restaurants chinois et les pièces d’eau des temps asiatiques : la carpe koï. Ça c’était avant que je lise un petit ouvrage d’Hesna Cailliau Le Paradoxe du poisson rouge. Elle y raconte avec une infinie clarté les vertus de ce poisson en comparant notre comportement occidental et celui des Chinois. Elle ouvre plus largement sur la symbiose indispensable des cultures et des religions différentes quelles que soient leurs imperfections. (…) Un essai salutaire. » (Constance Poniatowski, Version Femina)

Pour remonter plus haut, il faut aller jusqu’en Perse. Darius Ier, roi de Perse, qui a renversé en 522 av. Gaumâta, un mage mède qui s’est proclamé roi de l’empire perse. En perse, mag signifie  science, sagesse . Brahmanes sont la caste sacerdotale des Indiens. Ils ont diverses fonctions : interpréter les songes, pratiquer la divination, sacrifier au Soleil, à la Lune, à la Terre, au Feu, à l’Eau et aux Vents, chanter la théogonie, participer au pouvoir politique, faire des sacrifices royaux, procéder à des rites funéraires. Comme le montre une sculpture de Kizkapan, ils portent un bonnet qui couvre la bouche, ils officient sur un autel du feu.

Hystaspe, qui seraient venus en Occident dès 480 av. La sorcière de Augusto De Luca, 1980. Helena Blavatsky :  La magie, considérée comme science, est la connaissance des principes et de la voie par laquelle l’omniscience et l’omnipotence de l’Esprit et son contrôle sur les forces de la nature peuvent être acquis par l’individu tandis qu’il est encore dans le corps. Définition du dictionnaire Hachette :  Science occulte qui permet d’obtenir des effets merveilleux à l’aide de moyens surnaturels. L’idée de magie requiert d’admettre l’existence de forces surnaturelles et secrètes, contraindre les puissances du ciel ou de la nature, recourir à des moyens d’action qui ne sont ni religieux ni techniques mais occultes.

Mage, magicien, magiste y sont distingués. Helena Blavatsky et Papus comme des magistes. D’autres personnes font des  miracles , mais autrement. Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires. Mais comment cette concrétisation de la pensée serait-elle possible ? La connexion peut être facilitée par des accessoires, comme les encens ou des ingrédients. D’après certaines théories magiques, l’opérateur doit établir une connexion psychique avec la cible de son action.

Il doit ensuite imaginer cette cible dans la situation qu’il souhaite lui voir arriver. La couleur noire le nombre des bougies sont déterminés en fonction du but poursuivi, d’après des codes ésotériques de correspondances. Comme toute tradition humaine, la magie comporte des aspects théoriques. Il faut noter à cet égard que la séparation entre magie et science est récente, et que bien des savants de premier plan étaient aussi des  magiciens , qui ont appliqué leur esprit à la magie comme ils ont pu le faire dans des travaux maintenant reconnu comme scientifique. La magie orientale — mésopotamienne, égyptienne, iranienne — explique ses effets par l’archétype, le modèle divin ou cosmogonique. Les dieux sont des exemples, des créateurs, des tout-puissants, les origines sont des moments forts, ils concentrent des puissances idéales, des possibilités. C’est donc magique, par identification, analogie.

Je suis Isis ,  Je suis Osiris . Pic de la Mirandole, en néoplatonicien, explique la magie par l’amour. Les merveilles de l’art magique ne s’accomplissent que par l’union et l’actualisation des choses qui sont latentes ou séparées dans la nature. L’Esprit sidéral  est la lumière répandue dans notre esprit autant que la Raison universelle. Même les choses insensibles, les plantes, les graines, les fruits, les pierres, etc. Le mage sait capter et diriger  les forces célestes ,  les puissances astrales  dans les objets terrestres, mais aussi utiliser les images, les lettres, les chiffres, les mots, les sons.

La pensée de Paracelse reste toutefois difficile à appréhender. On a là une idée magique de tous temps et pour tous lieux. Exemple : il y a, selon le magicien, analogie, ressemblance, métaphore, apparentement entre l’amour et un lien, un nœud, un enchaînement, donc, pour créer un amour de façon magique, le magicien fera un nœud. Charme étonnant pour lier une femme aimée. Recette de 1997 :  Pour attirer l’amour. Dans un ruban rouge vous aurez écrit vos deux noms avec le sang de l’un des deux. L’action magique transfère à deux personnes le pouvoir qu’a le nœud sur deux cordes, celui d’unir, de rapprocher.